COM
* COMPAGNON, s. m. se dit de celuien accompagne un autre, íoit en voya-
8 e > íoit dans un travail, soit dans quelqu'au-lre action ou circonstance. On dit compagnon
fortune ; mais il déíìgne particulièrementdans les arts , ceux qui, au sortir de leur ap-prentissage travaillent chez les maîtres, soita la journée , soit à leurs pièces. Il y a en-core les compagnons de marine, & compa-E’wns de riviere: les premiers font matelots de1 équipage ; les seconds font ceux qui tra-vaillent fur les ports à charger ìk déchargerles marchandises.
* COMPAGNONAGE, s. m. ( Artsméch. ) ctest le temps qu'il faut travaillerchez les maîtres avant que dafpirer à laMaîtrise. Ce temps varie selon les differensc Ç>rp 3 de métiers ; il y en a même où Ion
exige pont de compagnoncge : alors on peutíe présenter au chef-d'œuvre immédiate-^ent après Papprentistage.
. COMPAIR , adj ( Mufiq .) corrélatif de
Wr-même. Les tons campai r s dans le plein-chat it, font Pauthente & le plagal qui luiC ° rr efpond. Ainsi le premier ton est compaira vec l e fe CO nd, le troisième avec le qua-*jj e ®e, & ainsi de fuite : chaque ton pairE compair avec Pimpair qui le precéde.Tons de i/Église ,{Mufiqé){i>).
ÇOMPAN, fi m. ( Cunm.) petite mon-^red'argent fabriquée, qui a cours à Patane
. dans quelques autres endroits des Indeso rie nta!es.. Elle vaut argent de France neuf,°us cinq deniers ; & quelquefois elle bailleMqu 3 à q ua t re deniers.. Voye £ les diSionn.
^ Corn. & de Trêv.
Comparaison , s. f. {mus. io g . )
pP e ration de Peíprit dans laquelle nous con -dùerons diverses idées pour en connoître? s relations par rapport à Pétendue, aux
. 8 r és,au temps, auîieu, ou à quelquCutreClr 5onstance.
N 0us comparons en portant alternative-tr ^ nt notre attention d'une idée à Pau-sur J l° U m ^ me en k 6xant en même tempsnns' uíleu rs. Quand des notions peu com-pou Ces font une impreflîon assez sensibleHo tr r attlrer notre attention sans effort decil e . e f arc ' la comparaison ssest pas diffi-Cnltés ' IS ° n y trouve de plus grandes dim-davà a ^ofure quilles se composenta SÇj. Lc qu" 1 elles font une impreílionj
COM 7 1 *
plus légere. Elles font, par exemple , com-munément plus aisées en géométrie qffenmétaphysique.
Avec le secours de cette opération de1 esprit, nous rapprochons les idées les moinsfamilières de celles qui le font davantage >& les rapports que nous y trouvons éta-blissent entr elles des. liaisons très-propresà augmenter & à fortifier la mémoire, ima-gination , & par contre-coup la réflexion.
Quelquefois, après avoir distingué p l Uwsieurs idées, nous les considérons comme nefaisant qisiune même notion : d’autres f 0 j snous retranchons d'une notion quelques-’unes- des idées qui la composent ; c’est cequ J on nomme composer & décomposer sésidées . Par le moyen de ces opérations nouspouvons les comparer fous toutes fortes derapports, & en faire tous les jours de nou-velles combinaisons.
Il n est pas aisé de déterminer jusqu à quelpoint cette faculté de comparer se trouvedans les bêtes ; mais il est certain quelles nela possèdent pas dans un fort grand de-gré , & qu elles ne comparent leurs idées quepar rapport à quelques circonstances sensi-bles attachées aux objets mêmes. Pour cequi est de la puiflànce de comparer qu'onobserve dans les hommes, qui roule fur lesidées générales ; & ne sert que pour les rai-fonnemens abstraits , nous pouvons assurerprobablement qu'elle ne íe rencontre pasdans les animaux.
Il n y a rien que Pesprit humain faste sisouvent, que des comparaisons : il compareles substances avec les modes ; il compareles substances entselles, & les modes en-tr’eux ; il supplique à démêler ce qu'ils ontde commun d'avec ce qu ils ont de diffé-rent , ce qffils ont de liaison d’avec ce qu’ils.ont de contrariété ; & par tous ces exa-mens il tâche de découvrir les relations que.les objets ont entr’eux.
Toute comparaism roule pour le moinsfur deux objets ; & il faut i . que ces ob-jets que Ion compare existent, ou puissentexister : car ^impossible ne íè conçoit pas ,& si on le concevoit, il ne seroit pas impos-sible : i°. il faut avoir Pidée de Pun & de1 autre, sans quoi l'esprit ne sauroit ce qu’ilfait quand il les compare : 3 °. appercevoìs-