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Tome huitième.
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à matériaux bruts , Sc les autres a un édi-àe ; celles-ci demandent du goût ; les au-ír « ne supposent que du temps , des recher-G hes, & la patience infatigable de copier®ot à mot. Voye7 Abrégé. ( G )

. * COMPI i ALES, f. f. ( Mythol.) fêteswlìituées en fhonneur des dieux lares oupénates. On les célébrait dans les carre-fours , per compita. Les affranchis & les es-claves en croient les ministres 8c les prê-tres ; c'étoit un temps de liberté pour cesderniers. Sous les rois on y sacrisioit desen fans ; mais Brutus, après f expulsion desTarquins, substitua aux têtes humaines queles oracles avoient démandées, Sc qui dé-voient tomber dans les compi taies , des têtesd ail Sc de pavot. Il y avoit dans les carre-fours des poteaux élevés : on plaçoit íurces poteaux des images Sc des figures d’hom-& de femmes, Les figures représen-^Pfcnt les dieux lares, & il y avoit autantcjunages que de personnes libres dans lagraille. Les compitales n'étoient que pours . e folaves. Elles furent instituées par Tar-le premier ou par Servius Tullius : Ondans Cicéron que ces fêtes furent cèle-ra de son temps au mois de décembre■sis elles se célébraient ordinairement au' °is de mai, comme le prouve le calendrier;c est st>us le mois de mai qirOvide en faitCn tio n dans ses fastes; le préteur en indi-le jour. On y sacrisioit une truye. Les-ciaves offroient une balle de laine. |

t foOMPLAIGNANT, adj. prisdu subst.\ Ur 'fprud. ) signifie la même chose que. a ‘S n ant ou accusateur en matière crirni- ;

e ‘* e ; q ne faut pas confondre le complai-sant avec le demandeur en complainte , soitjpstane ou bénéficiale ; celui-ci sembleraitj, ev oir être appelé complaignant plutôt que.c ^ Utr e , à cause qusil intente la complainte ;„ ^rne est même usité en ce sens dansniui es Provinces, mais dans fustige com-plail? 011 rfentend par le terme de com-ten^'^C que 1 accusateur ; celui qui in-Som , Cortl plainte est qualifié demandeur enliante, ( A )

*ne?^ PL ' AlNT E, f. f.(Jurisprud.) estqui P n tl0n Possessoire , par laquelle celuitas e troublé en la possession d'un héri-bfluinr f i oir réel, ou d un bénéfice , stfo justice de ce trouble , & de-

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mandé contre celui qui en est fauteur, cfêtremaintenu dans fa possession , Sc que dé-fenses soient faites de fy troubler.

Le propriétaire, f usufruitier, f usager 8cfemphytéote peuvent intenter complainte ;mais il faut qu’ils ayent pollcdé, non vi ,non clam , non precario , c'est-à-dire publi-quement Sqfans violence, & à autre titreque de poisefièur précaire ; c'est pourquoiun simple fermier ou locataire ne peut pasuser de complainte.

Aucun sujet ne peut fintenter contre leroi , parce qu on ne présume jamais quele roi ait cause de trouble ; f apanager jouitaussi a cet égard du même privilège quele roi.

Les vassaux Sc censitaires ne peuvent pa-reillement intenter complainte contre leurseigneur , pour raison des héritages quisont mouvans de lui.

Pour intenter complainte , il faut avoirpossédé an Sc jour , former ía demande en -complainte dans fan & jour du trouble, &que cette demande soit formée & jugéeavant d’en venir au pétitoire.

Elle ne peut. être intentée que pour héri-tagesou droit réels, tels que des servitudes,dixmes. inféodées , droits de patronage,droits seigneuriaux & honorifiques, rentesfoncières, &c. Les rentes constituées n é-tant point, réelles, même dans les lieux oùelles sont réputées immeubles, ne peuventfaire la matière dsirne complainte.

Elle a lieu pour des bénéfices 8c droitsqui y sont attachés-, tels que. des dixmesecclésiastiques.

On ne peut intenter comp’ainte pour cho-ses mobihaires , à moins qu il ne st agi fied'une universalité de meubles.

On peut être troublé de fait, ou par pa-roles , ou par quelque acte qui tend à formerun trouble, Sedans tous ces cas la complaintea lieu.

Chaque jugeconrroît descomplaintes dans.son territoire , Sc les iuges royaux n'ont à-cet égard aucune préférence ni prévention,fur les juges du seigneur.

Le juge d''église rie peut connoître d au-cune complainte soit profane , soit bénéfi-ciais, il faut se pourvoir devant le juge laïc,-

La complainte stintente par exploit, Scquelquefois par opposition. Celui qui efè