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k-ts accessoires. On ne peut trop recomman-der la sobriété & la convenance dans les or-nenrens: il est en peinture ainsi qu'en poésieUn e fécondité malheureuse ; vous avez unecrèche à peindre, à quoi bon lappuyer con-tre les ruines de quelque grand édifice, &fhélever des colonnes dans un endroit ouje n’en peux supposer que par des con-jectures forcées ? Combien le précepted embellir la nature a gâté de tableaux !tre cherchez donc pas à embellir la na-ture. Choisissez avec jugement celle quiVous convient, & rendez-la avec scrupule.Conformez-vous dans les habits à lliistoireancienne & moderne , & n allez pas dansune passion mettre aux Juifs des chapeauxchargés de plumets.
Chassez de votre composition toute figureosseuse, qui ne déchaussant pas, la refroidi-roit ; que celles que vous employerez nejoient point éparses Sc isolées ; raflemblez-es par groupes ; que vos groupes soient liéser ‘tr eux ; que les figures y soient bien con-trastées , non de ce contraste de positionsAcadémiques, où l’on volt l’écolier toujoursattentif au modelé Sc jamais à la nature ;st 11 elles soient projetées les unes fur les au-tr , es , de maniéré que les parties cachées*! empêchent point que l’ceil de l’imagina-t'oii ne les voye tout entieres ; que les lu-cres y soient bien entendues ; point dePcsites lumières éparses qui ne formeroient.Point de masses, ou qui n’ossriroient quee . s fermes ovales , rondes., quarrées , pa-alelles ; ces formes seroient aussi insuppor-tes à l’œil, dans limitation des objetsst u on ne veut point symmétriser, qu’il entr °it flaté dans un arrangement lymmétri-|l Ue . Observez rigoureusement les loix de? Perspective ; sachez profiter du jet des?. ra peries : si vous les disposez convena-,/enient, elles contribueront beaucoup àEet ; mais craignez que l’art ne s’ap-Ç r Çoive & dans cette restource , Sc dansr s ail tres que Inexpérience vous suggé
rale ^ i sont à-peu-près les réglés géné-Vari ki e 1 com pofiiion ; elles font presqu’in-ture j ' celles de la pratique de la pein-ss a l V e doivent y apporter que peu ou point^observerai seulement que, dee stuc Thomme de lettres raconte un
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frit en historien ou en poète , un peintre enfait le sujet d'un tableau historique ou poé-tique. Dans le premier cas, il semble quetous les êtres imaginaires, toutes les qualitésmétaphysiques personifiées, en doiventetre bannis ; 1 histoire veut plus de vérité ;il n y a pas un de ces écarts dans les batail-les d’Alexandre ; & il semble dans le second,cas , qu il ne soit guere permis de personi-fier que celles qui l’ont toujours été, àmoins qu on ne veuille répandre une obscu-rité profonde dans un sujet fort clair. Aussije n’admire pas autant l’allégorie de Rubensdansl’accouchement de 1a reine, que l’apo-théose de Henri : il m’a toujours paru que lepremier de ces objets demandoit toute la vé-rité de Thistoire, & le second tout le mer-veilleux de la poésie.
' On appelle compositions extravagantes ,celles où les figures ont des formes Sc desmouvemens hors de la nature ; compositionsforcées , celles où les mouvemens Sc les pas-sions pechent par excès ; compositions con-fafis , celles où la multitude des objets 8 Cdes incidens éclipsent le sujet principal ; com-positions froides , celles où les figures man-quent de passions & de mouvemens ; com-■ positions maigres , Celles où le peintre n’a passu tirer parti de son sujet, ou dont le sujetest ingrat ; compositions chargées , celles oùle peintre a montré trop d’objets , &c.r Une composition peut aisément être riche? en figures Sc pauvre d’idées ; une autre com-position excitera beaucoup ssidées , ou eninculquera fortement une feule, Sc n’auraqu’une figure. Combien la représentationd’un anachorète ou d’un philosophe absorbé' dans une méditation profonde , n'âjoutera-t-elle pas à la peinture d’une solitude î ilsemble qu’une solitude ne demande person-ne ; cependant elle sera bien plus lòlitudesi vous y mettez un être pensant. Si vousfaites tomber un torrent des montagnes, Scque vous vouliez que j en fois effrayé , imi-tez Homère , placez a lecart un bergerdans la montagne , qui en écoute le bruitavec effroi.
Nous ne pouvons trop inviter les pein-tres à la lecture des grands poètes, Sc réci -proquement les poètes ne peuvent u op voirles ouvrages des grands peintres ; les pre-miers y gagneront du goût, des idées, deDdddd z •