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dompte des Comptables de la Cham- s même en voîture. On Rappelle aussi CMo-
® R E des Comptes , voye-q au Tome VII.
^article Chambre des Comptes.
Compte de Communauté , ci-
devant Communauté de biens.
Compte par échelette , est celui dansJcquel ^imputation de la dépense se fiut surla recette année par année ; à la différencedu compte par colonnes , ou la depense & lar ecette sont bien liquidées à la fin de chaqueann ee , mais la compensation Sc imputationfie ssen fait qu'à la derniere année seulement.
^ oye^ci-devant Compte PAR colonnes.
Compte par livres , sous & deniers :luiage en f ut introduit dès fan 7ÍÍ- 11ordonné de le pratiquer par Philippe VI, leAoût 1 34 , & encore le 2Ó Octobre
solvant, & en 1,47 & 1348- Le roi Jean cause cependant pas d en
ordonna la même chose em;fi. M 53 & I ’.î C hL e , ^ I
1 3 5 4 - ^oye^ le recueil des ordonnances de lau oifieme race, ,
Cette maniéré de compter fut abrogéeP ar edit de fan 1577, qui ordonna de comp-îer par écu.
Mais le compte par livres , fous & deniers ,
^rétabli par Henri IV, en 1602. Essai polit.
A°" Com.pag. 2.47. _
Anciennement on avoir la liberte de fti-f. Er & cle compter par livres, fous & de-ler s parisis, ou en même valeur tournois ;e qui venoir de la différence de monnoiesj^soìs & tournois qui avoient cours en mê-e temps, ou qui f avoient eu précédem-ent - Mais f ordonnance de 1 6 67, tit . xxvìj ,k!'} 8 , ordonne de compter par livres, fousdeniers tournois, & non par parisis ; ceç s entend pour les conventions nouvelles :
^ Pour les anciennes redevances qui sontJí es en livres, sous & deniers parisis,-ilj. ì toujours permis de les compter suivantfì'foen usage , conformément au titre, saufDévaluer Sc réduire en sommes tournois.
]j Ces Hollandois comptent par florins oulì n res de gros ; les Anglois, par livres ster-§7 Es Vénitiens par ducats, Ibid. p. 380.dun° MPTE numéraire , signifie le compteA- f °u plusieurs sommes, pur livres, sousdeniers.
ompte de SocietÉ, voye£ Societe.
CrîiunU^ Tutelle , vovez Tutelle.û Qrçf PTEPAS, f. m. instrument qui sert
se er le chemin qu on a fait à pié, ouTome VIII
métré. V. Odometre. ( O )
COMPTER , ( Art de ) Métaph. Zogiq.faculté de Vame , attent. mém, opération de1 esprit, qui joint par des noms & des signesdxsterens , plusieurs choses dune même ef-pece , comme sont les unités, & par cemoyen forme f idée distincte cf une dixained’une vingtaine, dsime centaine ; dix , io|vingt, 20 ; cent, 100.
La plupart des hommes savent compter ,sans entendre le moins du monde cette mé-chanique, fans* se -rappeler la peine & sessoins qssiils ont eu pour f apprendre , com-ment ils y sont parvenus, pourquoi ils neconfondent pas ses noms & les signes, pour-quoi cette variété de noms Sc de lignes necause cependant pas d’erreur , quelle en estla raison, &c. Le lecteur pourra trouver cesexplications dans f ouvrage de Locke furf entendement humain , & dans celui deM. de Condillac fur f origine des connoif-fances humaines. Nous nous bornerons à lasimple exposition qu'ils donnent de f opéra-tion que f esprit doit faire pour comp.er.
Compter , est joindre à fidée que nousavons de f unité qui est la plus simple, uneunité de plus dont nous frisons une idée col-lective que nous nommons deux ; ensuiteavancer en ajoutant toujours une unité deplus à la derniere idée collective ; enfin don-ner au nombre total, regardé comme com-pris dans une feule idée, un nom & un si-gne nouveau & distinct, par lesquels onpuisse discerner ce nombre de ceux qui sontdevant & après, Sc le distinguer de chaquemultitude cf unités, qui est plus petite ouplus grande.
Celui donc qui fait ajouter un à un, 1 à 1,■ce qui forme fidée complexe de deux, 2 ,& avancer de cette maniéré dans Ion calcul,marquant toujours en lui-même ses nomsdistincts qui appartiennent à chaque pro-gression , & qui d autre parc ôtant une unitéde chaque collection, pour les diminuer au-tant qusil veut ; celui-là est capable cf acqué-rir toutes les idées des nombres dont lesnoms & les signes sont en usage dans fa lan-gue : car comme les différais modes desnombres ne sont dans notre esprit que toutautant de combinaisons d’unités qui ne chan-gent point, Sc ne font capables cf aucune
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