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Tome huitième.
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chacune leurs noms distincts & particuliers.P doit savoir bien que le ligne 9 représentela collection que nous appelons neuf ; queles deux chiffres 19 représentent cette col-lection que nous appelons dix-neuf , tandisque les deux chiffres 91 représentent la col-lection que nous appelons quatre-vingt-onty ,ct ainsi de fuite pour l’aísemblage de tou-*es les collections.

•, Nous ne discernons différentes collec-tons , que parce que nous avons des chif-fe 5 qui font eux-mêmes fort distincts.Otons ces chiffres, ôtons tous les lignes enà§e, & nous appercevrons qu'st nouse st impossible d en conserver les idées. LeP ro grès de n os connoissances dans lesnom-I res ’ v ^ cnt uniquement de 1 exactitude aveclaquelle nous avons ajouté 1 unité à elle-mê-me > en donnant à chaque progression unnom & un ligne qui la fait distinguer de^ le qui la précede & de celle qui la luit.Je lai que cent (100) est supérieur chineps'fé à quatre-vingt-dix-neuf ( 99 ), &c in-e neur d’une unité à cent un ( 101 ) ; parceu e je me souviens que 99 , 100, 101 ,°nt les trois lignes choisis pour désignerCCs trois nombres qui se suivent.

. H ne faut pas íè faire illusion, en s'ima-S'nant q ue les idées des nombres séparées^ leurs signes soient quelque chose de clair^ de déterminé : il est même hors de doutequand un homme ne vcrudroit compterpour lui, il seroit autant obligé d’in-?nter des lignes , que s'il vouloir commu-ât fc comptes.

Voilà comme s’exécute l’opération que

Us nommons compter. Cette opération est■ rstesure de tout ce qui existe ; la méta-le y.% ue , h morale , la physique, toutesj? sciences y font soumises. Concluons avectd' de Condillac, quepour avoir desn ees fur lesquelles nous puissions réfléchir,Ji e Us avons besoin des signes qui servent dej>!ç ÌS . ailx différentes collections d’idées fìm-tl0) S ; ct, pour le dire en un mot, nos no-a Vn ls font exactes qu autant que nousWm mventé avec ordre les signes qui doi-chiffr ies j Xer - Des gestes , des sons , desîtl en s eS m IetCres > c est avec des instrules mett 1 1 à-'-ngers à nos idées , que nou

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co^our 113 cn . oeuvre pour nous élever auxances les plus sublimes. Les maté-

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T r faux font les mêmes chez tous les hommes;

mais f adresse às’en servir les distingue. Voy.

; Arithmétique , Binaire , Calcul.,

> Caractère , Chifre , & Nombre. Artì-1 cle de M. le chevalier de JAUCOURT.j Compter , ( Comm. ) on compte aux jetonsS ou a la plume ; c est dans 1 un & 1 autre casj executer les différentes opérations d'arith-| métique. Il se dit 1 °. des payemens qui íèî font en especes ou monnoies courantes ; H' m’a compté 40 livres : 1°. relativement auxarrêtés de payement ou de compte que foutentr'eux les marchands ou négoeians. Lesmarchands doivent compter tous les six mois,tous les ans au moins avec les personnes aux-quelles ils font crédit, pour éviter les sin sde non-recevoir.

Compter par bref état ; c’est comptersommairement fur de simples mémoires oubordereaux décompté. foye^BoRDEREAU.

Compter en forme ; c est lorsque lecompte qu’on présente est en bonne forme-,ou bien libellé. On le dit encore lorsqu’onexamine un compte avec le légitime con-tradicteur.

Compter de Clerc a Maître ; c’estloríqu un comptable ne compte que de cequ il a reçu , fans qu on le rende respon-sable d’autre chose que de la recette desdeniers.

Compter une chose a quelqu’un. , c’estquelquefois lui en tenir compte, & quel-quefois la mettre fur son compte.

Compter par pieces , c’est compter endétail ; ce qui est opposé à compter en gros.Vyye{ les diclionn. de Comm, Trév, Disk.Clmmb.

COMPTEUR, COMPTABLE ou RE-CEVEUR , s. m. ( Hijl. mod. ) est un offi-cier de l’échiquier , dont la fonction est derecevoir tous les deniers qui font dûs à lacouronne d’Angleterre : à mesure qu’il re-çoit , il fait passer un billet par une pipe dansla cour des tailles, où ce billet est ramassépar les clercs del'auditeur, qui se tiennent-là pour écrire les mots portés par ledit bil-let fur une taille , &c pour remettre ensuitele même billet aux clercs des peaux ou à sessubstituts. Fbye^EciiiQuiER, Taille &c.

Cela fait, les deux ehamberlans députésfendent la taille : ils ont chacun leur sceau;& pendant que le plus ancien député faitFffffz