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Tome huitième.
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personne n'ose résister aux conciles asïêm- 1blés par kur autorité.

Ce sentiment à la vérité est entierementopposé à celui qu'embrasse Gratien dans làdistinction dix-feptieme de son decret, oùil suppose comme un principe incontestable,que le droit de convoquer les conciles géné-raux nappartient qu'au saint siégé. De-làmême les interprètes ont conçu ainsi la ru-brique de cette distinction : papas est genera-lia concilia congregare. Gratien y a rassemblétous les canons qu il a cru favorables à cetteprétention des souverains pontifes. Mais uncourt examen de ces canons appuyé fur lafaine critique , en détruira bientôt Tau-,thenticité. !

Dans le premier canon, il est dit que l’em-pereur ne peut régulièrement célébrer un jconcile fans f autorité du pape, ni condam- jner un évêque sitôt qu il a une fois appelé ;au saint siégé : mais ce canon .est tiré de la ;fausie décrétale du pape Marcel au tyran de jMaxence. Nous disons qu'elle est fausse, jnon-seulement parce que ce vice est com- |mun à toutes les décrétales attribuées, aux ]souverains pontifes, qui ont précédé le papeSirice, mais encore parce que le contexte ientier de la lettre, qui est remplie.de barba- .rismes, & qui contient divers passages, dél’EcritureJtirés de la version appelée vulgate ,très-postérieure au pape Marcel, nous.four-nit des preuves de fausseté qui font parti-culières à cette décrétale. D'ailleurs , est-ilvraisemblable que le tyran 'de Maxence ,prince idolâtre , ait jamais pensé à assemblerun concile (févêques, & conséquemmentque le pape Marcel ait eu lieu de lui tenirun pareil langage, savoir qu'il ne peut cé-lébrer un concile fous lautorité du saintsiégé r Enfin , quand même Maxence batt-rait point,été livré à la superstition du paga-nisme , le pape aurok-il pû lui dire quiln'aplus le droit de condamner un évêque, sitôtque celui-ci a appelé au saint siégé, commen , du moins avant cet appel, la condam-nation d'un évêque étoit du ressort de lajurisdictiond’un prince séculier? Le secondcanon renferme la même maxime, que 1 au-torité du pape est nécessaire pour la célé-bration des conciles généraux ; aussi n'a-t-ilpas une source plus pure. Il est tiré d'unelettre faussement attribuée, au pape Jules I,

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quî contient un rescrit contre les Orientauxen faveur d'Athanase. M. Bignon dans seSnotes, avoue que cette décrétale est altérée ,pleine de fautes , 8c composée de différensffagmens. Le pere Labbe va plus loin , §5nhésiste point à dire qu’elle est entierementfausse, & forgée à plaisir, tome III , àiïconc. pag. 483 & 404. Elle paraît écrite enhaine du concile a Antioche, tenu Lan 341 î& c’est ce qui en fait voir la fausseté ; ci relle est adressée aux consuls Félicien & Tritien , qui, suivant les fastes, consulaires,étoient consuls en Lan 337, par conséquentquatre ans avant la tenue du concile qu’elLblâme. Les canons iij & jv fur lesquel 5 -Gratien croix pouvoir fonder son opinion,& qu'il cite dans cette vue , ne prouve» 5nullement que lé concile œcuménique doiveêtre convoqué par lautorité du pape. D»» 5le canon iij, on y statue en général, q ue;personne n ait la témérité de s'arroger cequi nappartient qu'au souverain pontife ,fous peine d'être privé de tous les honneur 5ecclésiastiques. Cette décision ainsi conÇ» 2d'une façon générale, ne regarde en auc»» smaniéré les conciles ., si ce n'est en ce qu e» eest tirée.dé la lettre qui passe pour être s 3quatrième de celles qui font attribuées 3lipape Damase, & adressées.à Etienne arcs 2 'vêque d J Afrique, & aux conciles de la més»^province. Or , la fausseté de cette lettre p 3 'roît, tant par les réserves fréquentes st 1 * 0y fait au saint siégé des causes maje ur .

( quoiqu’elles fussent. alors inconnuesnom & d'effet ), que par la date du c0 .sulat qui rapporte la lettre à Fan ^.co, c l a °,que lé pape Damase fût mort dès384J Dans le canon jv , il est questio»quelques évêques qui, lorsqu'il s’élevoUdoutes fur ce qui avoir été statué P ar j eSconciles généraux , s'aflembloient dans .conciles particuliers , & là jugeoient ' e , c ^Le.général ; ce que le pape Pélage I cond 3 ^.Il désapprouve donc qu'un concile p 3 ^lier ose juger un concile universel, uoj ^décision est celle de toute l’Eglise ; 8c * 0 ptdonne que dans le cas où les évêques 3quelques doutes fur les statuts desgénéraux , ils en écrivent au phE (sièges apostoliques, c est-à-dire son Q{1les apôtres, dans les archives deíqu egardoit les vrais actes des concile ,