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Tome huitième.
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CON

quils trouvent là sûrement ce qriiís cher- 'chent. On ajoute dans ce canon , que íì cesévêques font tellement opiniâtres qriils re-fusent d’être. instruits , alors il est nécelïàirequ’ils soientattirés au salut de quelque façonque ce soit par les sieges apostoliques, ouqriils soient réprimés suivant les canons parks puistànces séculières. Cette addition noussemble suspecte, en ce que nous ne voyonsPas comment les sieges apostoliques peuventac tirer au salut ceux qui refusent opiniâtre-rriei -t d etre instruits : ainsi nous présumonsst tle la fin du canon r/est point de Pélage I,Peut-être mêmela lettreentiere,d' , où le canonî . dré, est-elle fruste. Ce qu il y a de cer-ai n , <y e st quelle ne se trouve pas parmi les, cttr es de Pélage , & qu elle ria paru que-fpuis environ uniìecle, temps auquel Lucsiolstein nous l’a restituée d'après plusieursra gmens. Le canon v , est tiré de la lettreporte le nom de Pélage II avec. cette^ucription : Dikclíssimis fratribus univerjìse Pifcopis qui illicitâ vocatiom Joannis Cons-tant inopolitani episcopi adsynodum Conjlanti-sjpolirn convenerunt , Pelagius. On recon-oit la supposition de cette lettre à tant dear ques, que le pereLabbe, tome V, desc vnci[ es png. , allure avec confiance dansnote marginale, que ce seroit être, dea uvaiíe foi que de ne pas la mettre au* n 8 des fimstès décrétâtes , dont Isidorea u . s f infectés ; qu’à la vérité Pélage Ií^ oit écrit à ce sujet, mais qu’on a perdu laPotable lettre, &qrion y a substitué celle-éctui a été fabriquée à ce desièin, comme le.-montrent I e style, qui- n’est pas celui duj Ila P s 3 ct plusieurs autres choses renfermées-, aris le contexte de la lettre. .Dé-là on peutîa ger de quel poids est ce canon, lorsqu ilPrononce qu on ne doit pas célébrer de con-J e «ns lavis du souverain pontife ; qu au-coi” 1 ? L ce "'est point un concise, mais unse p isbule. Le mot latin sententia , dontd an ^ ici simposteur , signifie la convention"O'US le < " Vm q u 'iî lui donne , au lieu quen ìai , 1:iQUs contentons de dire qriil faut de-u le consentement du saint íìege. Arir épA d' a canon jv , on ne peut lui impu-qi-ic q tre ; mais c est mal-à-propos

nie ; jj at í en ic cite pour appuyer son systè-fivo ra ki n ej ?PfH c «en conclure qui lui soite * V o iC i tn peu de mors l'histoirc

CON 8oy

ct l’expofition de ce canon. Les patriciensFaustinus Sc Probinus intentèrent diverschefs driccusation contre le pape Simma-que , par devant Théodoric roi d’Italie, quirenvoya la connoistànce de cette affaire auconcile àe Rome. Simmaque ayant été dé-charge de ces accusations dans le quatrièmeconcile de Rome , ses ennemis écrivi-rent contre le concile , Sc donnerent cetitre à leur ouvrage.. Adversussynodum abso - •luùonis incongrues. Ennodius - évêque de, .Pavie entreprit 1 apologie du concile , & cetteapologie fut approuvée dans le cinquième[•concile. Dans cette apologie Ennodius fait1 tous ses efforts pour relever lautorité dur saint siégé & du pape ; il lui arrive mêmetrès-souvent de paflèr les bornes légitimes ;par exemple -, il prétend que le successeurde S. Pierre ne peche jamais ; il fonde ceprivilège de ne point pécher, tant fur les •, mérites du chef des apôtres , que fur laprééminence de la dignité en laquelle le pape -luia succédé. Cest de cette apologie rap-portée tom. IVdes conc. pag. l'qqo , jusqu’àla page 135 $, qriest tiré le canon dont nousparlons ici. Les adversaires d’Ennodius ob-jectoient ce qui rie lit au commencement ducanon : Numquid ob id quad preesentiampapeenon habuerint y inflituta ex-regulis eccldsiaJU-cis per fingulos annos in quibusque provinciìsconcilia , eâ raîione invalida Jìnt ? ce quiseroit absurde ; de Taveu même des correc-teurs romains. Ennodius répond : Legîjlis ,infanijsmii , ctc. & il se laisse tellement em-porter à son zelc , qriil soutient qrion netrouve rien d'établi dans les conciles pro-vinciaux contre la décision du saint íìege ,& même q-ue les "causes majeures doivent yêtre renvoyées ; ce qriil faut entendre desprovinces voisines de Rome, Sc non desautres, où certainement on célébrois alorsdes conciles provinciaux fins que le pape s enmêlât, Sc qriil y eût la moindre part. Il estdonc évident, qu'iî ne s agit point dans cecanon des conciles œcuméniques ; & bail-leurs l’on voit par les faits qui ont donnélieu à Fapologie d Ennodius, combien dans-ces temps-là le pape étoic peu respecté en,Italie.

Nous avons démontré le peu de soliditédes autorités compilées par. Gratien, pourétablir que le pape a le droit de. convoquer