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Tome huitième.
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Dnìr , comme étant partie intéressée , & 'stue ce soin regarde les cardinaux & lesev êques , conjointement avec les princestemporels. Dans le siécle suivant, lorsquele s fameuses divisions de Jules II. & deLouis XII. éclatèrent , cinq cardinaux,Bernardin de Carjaval, François de Bor-Sia , René de Prié, Frédéric de S. Severm,êe Guillaume Briçonnet , ne pouvant plussupporter Fambition de ce pontise , & mé-c ontens de ce qAil ne tenoit pas de concileSenéral, comme il avoit promis avec ser-gent de le faire deux ans après son, exalta-t|°n , 1 abandonnèrent dans son voyage deLomé à Bologne , se rendirent à Milan &•jk-là à Pise, où ils assemblèrent un concilej. ai1 i ji i , fous le bon plaisir de Maximi-Ltn empereur & de Louis XII. Dans ce^fiips-là on agita de nouveau la question," le pouvoir d assembler 1 église apparte-n °b aux cardinaux , ou même à la plusssdte partie d'entr eux. Philippe Décius demilan , docteur ès droits , assez, connu parjf s écrits , se signala dans cette occasion ,** devint par-là si agréable au roi Louis XII.< l u si en obtint une place de conseiller auIsolement de Grenoble. On a sa consulta-qui parut la même année 1511 , &? so'cours qAil publia ensuite pour la jus-5 ucat on du concile de Pise. Dans ces deuxtarages , Décius après avoir accumulé lespso ssr les autres & textes & gloílateurs ,Ul Vant la méthode de raisonner de son- conclud qu’il y a des cas où lessosonaux , même en plus petit nombre,f ,lr en droit de convoquer un concile ; pare mple si le pape & les cardinaux de sonts'u ^négligent ou refusent de le faire, quoi-ç V e ES besoins de Féglise le demandent. IlseiVu) 1S Une v °l e pl US sirn?le P our rendressle cette vérité , shl se fût restreint àcomme quelques-uns Posent avancer,%-uis long-temps les cardinaux conssl e q C so L collège de Féglise romaine, & queété a° lt: âe convoquer le concile n’a pas tantíî é , e CCOr ^ à la personne du pape, quauIlQ Us H ocupe ; qn ainsi dans les cas dontpréi7 c i Pa rlons , Féglise romaine à laquelleré S S le s cardinaux qui lui sont demen-autr es , e ment attachés , peut inviter les

soso eve ques à ^assembler avec elle pour4 cencUe,,

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Mais si ce droit appartient quelquefois auxseuls cardinaux , à plus.forte raison un con-cile général peut-ií en indiquer un autre ,du contentement des princes , puiiqu'il re-présente "église universelle , qui certaine-ment a le pouvoir de 1 assembler elle-même.Nous en avons un exemple illustre dans lerespectable concile de Bâle, que la Francea reçu solennellement, & dont Charles VII.a fait insérer les décréts dans lapragmatique-sanction. Ce concile fut indiqué par ceux deConstance & de Sienne , c'est-à-dire quedans la seílion 14 du concile de Constance,du 19 avril 1418 , on indiqua le concile kPavie , tom. XII. des conc. pag. 2.57. Il ycommença Fan 1423 ; mais à cause de lapeste qui ravageoit Pavie , il fut bien - tôttransféré à Sienne, où Fon convint le 19février 142.4 , que le prochain concileqifca devoit assembler sept ans après enexécution du decret du concile de Cons-tance , se tiendroit dans la ville de Bâle.

tome XII. des conc. p-sg. 46^. oùl'on rapporte le decret du concile de Sienne,qui fut lu 'dans la premiere session de celuide Baie.

Le droit de ceux auxqueís il appartientde convoquer les conciles , selon les diversescirçonstançes , étant solidement établi, ilfaut expliquer la maniéré dont se fait cetteconvocation. Les exemples dont nous noussommes servis pour faire voir que les prin-ces ont été en possession cFindiquer les con-ciles , prouvent en même temps qu ils ren-doient à ce sujet des édits par lesquels ilsmandoient au concile les prélats, shr-toutleveque de Rome & ceux des principauxsièges, tels que Constantinople , Alexan-drie^, Antioche , Jérusalem. A l'égard del'évêque de Rome, comme il est de droitdivin le chef de Féglise, il est de régléqu on 11e peut tenir de concile général, àmoins qu"on nc demande en sonne ion con-sentement, & q Aon ne Finvite d y assister:aussi cet usage a-t-il etc constamment pra-tiqué dans 1 église dès les premiers temps ,si nous en croyons tous les historiens ec-clésiastiques. Socrate , liv. //. c hap. viij. re-proche entr autres choses au concile dson-tioche , que Jules évêque de Rome Ay aiepoint assisté, ni envoyé personne à ía place,quoiqu'il soir, dit-iì ordonné par les ca-