8o8 CON
non» de ne statuer fur rien dans l'église fansque l’évêque de Rome en ait connoiílànce.Sozomene, Uv. III. chap. x. rapporte qu’a-près la condamnation d’Athanaíe , le papeJules écrivit aux évêques qui avoient tenule concile d’Antioche, & íe plaignit amère-ment de ce que , contre les loix ecclésiasti-ques , on ne l’avoir point appelé au concile.On doit pareillement inviter les évêques de•l’univers entier ; car si l’on ne convoqueque ceux d’une certaine nation , ou d unecertaine province, alors le concile n’est pointœcuménique , mais simplement national ouprovincial : ainsi, pour qu’il íoit réputé uni-versel , il est nécestàire d’ob server les deuxréglés que Eellarmin propose, l/b. I. de conc.cap. xvij. La premiere dc ces réglés est queda convocation soit notifiée à toutes les gran-des provinces de la chrétienté. Cette no-tification se fait par les métropolitains, quiautrefois, après avoir reçu les ordres des em-pereurs , .les communiquoient aux évêquesde leurs provinces ,& les amenoient avec euxau concile. Depuis que da coutume a déféréau pape le droit de convoquer les conciles ,il adrefle aux princes Sc aux métropolitainsune bulle solennelle .d’indiction , qui mar-que le temps & le lieu du concile. Par cettebulle il exhorte les princes d’y assister , oudu moins d’envoyer leurs ambassadeurs con-jointement avec les évêques de leurs royau-mes , Sc enjoint à ces mêmes évêques des’y trouver. Ensuite, lorsque des métropoli-tains ont obtenu la permission du souve-rain , ils avertilìènt leurs suffragans par deslettres circulaires daller au concile. La se-conde réglé de Eellarmin est qu’on ne don-:ne l’exclulion à aucun évêque , de quel-qu’endroit qu’il vienne, pourvu qu’il soit-constant qu’il est évêque, & qu’il n’est pasexcommunié. Au reste , quoique tous lesévêques doivent être appelés au concile , il-n’est cependant pas nécessaire que tous s’yMeuvent, autrement il n’y auroit pas encorecu dans l’église déco cìle général. -- N’est-cepas astez , dit M. Lossiiet, qu’il en viennetant & de tant d’endroits, & que les autresconsentent si évidemment à leur astem-bléc , qu’il sera clair qu’on y aura porté lesentiment.de toute la terre “ ? -H///. des va-riations , hv. XV. n 0 , zoo. Nous ne nous■(étendrons pas davantage fur la .maniéré de
CON
convoquer les conciles , & nous verrons aussien peu de mots quelles font les matièresqu’on y traite.
Nous avons déj a indiqué au commence-ment de cet arti.le , en donnant la défini-tion du concile , que les décisions eccl. siasti-ques ont deux objets principaux, la foi & 1*discipline ; ce qui est conforme à la lettre d eSperes du concile de Nicée aux Egyptiens»où ils se servent de ces deux mots grecs >KxnviÇïtv, xxi hyuxTiÇtv , ccíí-í-diie.drej/er d sSarticles de foi & faire des canons ; ainsi C^deux goints font la matière des conciles gé-néraux. La foi est contenue dans les dogffl^qui la proposent, dans les symboles ou for-mules qui distinguent les fideles des payens >des juifs & des hérétiques, &: qui fosscomme la marque à laquelle on reconno' 1les troupes de J. C. Elle est aussi renfermédans les lettres synodales dans lesquelles I e *évêques assemblés au concile exposent l £úIcroyance ; & enfin dans les décréts & ana-thèmes prononcés contre les hérétiques. 0^ne peut rien statuer de nouveau par rappf^à la foi, parce qu’elle est un don deauquel les hommes ne peuvent rien aj ofter , comme ils n’en peuvent rien oter.gliíè déclare seulement ce qui est de fos°.non ; mais elle fuit des loix par rapport adiscipline. Or ce qui appartient à la difoip* 1 ’ 1a coutume d’être expliqué dans les canofo’ainsi appelés du mot grec xxvuv , qui fis» 111réglé. Isidore , lib~, VI. etymologiarum » c Lxvj. nous apprend la raison pour laquess’est servi de ce mot : Régula dicla ejleo quod relié ducit , nec aliquando aliorf 1111 ^hit : alii di.xerunt regulam diclam , vel <] u ° ve lgat velquod normam relié Vivendi P rí£ ^ e f/ , v jquod difortum pravumque ccrrigat. |une autre différence très-remarquabptre les dogmes & les canons. La foi cn ^Sc immuable ; régula fidei una eft » 0 ,
fila , immohilis & irreformabilis. ^ ^ att
I. de velandis virginibus. La difoiP J*contraire peut être différente , í lU ^ 0 ndifférence des nations Sc des 1 eux : ^ ^j s gdoit regarder comme indifférent, AjP ^ jiiaucune peine d’obssrver ce qui ne ' -Jìla foi ni les bonnes mœurs, asin q ue K y 0 íion conserve l’union avec ceux avec ss ^vit. La diversité de ces réglés n’emP eC ^fo-les églises d’entretenir la concorde