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Tome huitième.
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CON

qu’Osius a été un des préíïdens du concile.bans les deux conciles généraux qui suivi- ;r ent, & qui se tinrent avant celui de Chai- :c édoine, les légats du pape ne parodient pasV avoir présidé. Nous avons vu plus hautqu’au premier concile de Constantinople, il11 e se trouva aucun évêque de l'église d'occi-dent, & que les Grecs même s'en plaigni-rent : mais ce concile fut ensuite reçu par lePape Damase & les autres évêques de f église«tine ; Ce st pourquoi on la toujours re-^jrnu pour œcuménique. Les légats dupapeV'-'leítin I. Arcadius & Projectus évêques,^ Philippe prêtre , assistèrent au concileá Ephese ; mais ils ìffy présidèrent point :

hit Cyrille ^Alexandrie qui présida ; cear °í c lui appartenoit au défaut de NestoriusPatriarche de Constantinople, qui étoit ab-; e ss & accusé , car dès ce temps-là le pa-tr «rche de Constantinople avoit le secondíail g- Il est bien vrai que dans ce concile leP a P e Célestin commit Cyrille fa place ;? ais comme il avoir d ailleurs , à rail on de°n siégé 3 l e droit de présider, on ne peut^terer d un pareil exemple que les légats duPape présidassent alors au concile jure suo.tnhn l e concile de Chalcédoine qui con-i a ®na & déposa Dioscore , fut présidé parlégats du pape S. Léon , savoir Paschalìny. Lucentius évêques , & Bonisoce prêtre.!S°r , lib. de ccnciliis , cap. vij. prétend que« íe passa ainsi, parce que tous les patriar-es > à lexception de celui de Constanti-°PJe , étoient au nombre des accusés, vû"s s'étoient joints à Dioscore pour con-sumer Flaviendans le faux concile dssìpheíè,^ Par conséquent ne pouvoient présider à -jj 11 c «ncile où ils dévoient être juges. Maisj Paroît par les souscriptions rapportéeso/^e jy-' j es conciles, pag. 448. & sitiv.

p ^’aatole patriarche de Constantinople,cr;vit après les légats, & après luiMa-^nae d’Antioche : ce qui réfuté 1 opinion der eur°A H Est très-vraisemblable que 1 ernpe-d c ip ; ^breien, prince religieux , seconda lale f stntt qu J on eut en cette occasion pourp r è s amt slege - Qtioiquhl tn toit, c est d'a-íìdcA T exem ple que les légats du pape onttous les conciles.

tt es é v e /Ç lrd dejWre suivant lequel les au-

taiion j lu r s usiistent au concile , le dernierdistinction dix-íept du Tlecret

le , le dernier:

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de Gratien , établit pour régie que les évê-ques doivent íe conformer à la date de leurordination , tant pour le rang qu’ils occu-pent dans la séance, que pour celui des sous-criptions. On décida la même choie dans lepremier concile de Prague, canon vj & cettediíctphne fut pareillement observée dansl'église ss Afrique, où Ion ordonna que pourterminer les contestations qui s'ésevoient ausujet de la préséance , chaque évêque seroittenu de rapporter des lettres de celui dontil auroit reçu la consécration , & qui encontinssent la date. Canons viij & jx du codedes canons de l’église d’Afrique. On s’est néan-moins quelquefois écarté de cette réglé ensaveur de plusieurs sièges privilégiés.

Outre Tordre de la séance , la forme duconcile consiste encore dans la division desassemblées, 8c la liberté des suffrages. Com-me tout ce dont on doit traiter dans unconcile , ne peut se finir en un jour, on acoutume de partager les affaires en différenstemps, & de distinguer les diverses aiìëm-blées en actions ou sessions, ainsi qu'on lesappelle aujourd'hui : dans ces actions ou ses-sions , on propose les questions & on pro-nonce les décrets ; ce qui ne se fait cepen-dant qu'après avoir tenu des congrégations,c'est-à-dire des assemblées privées devê-ques. Les peres du concile délibèrent en tr'euxd'abord dans une congrégation particulière,fur ce qui soit la matière de la question.Ensuite on sait le rapport de ce qui y a étéagité dans une congrégation plus générale ,où ion convoque ceux même des évêquesqui n'ont point assisté à la premiere. Decette façon aucun deux n ignore ce dont ils agit. Ò11 discute de nouveau la question,8c on la décidé avant que de la porter dansla session publique. Cela a été introduit a finqu'il ne restât plus aucun sujet d'altercationentre les évêques, & que les fessons publi-ques se passassent avec plus de décence : cetteprécaution néanmoins ne s'est prise que dansles derniers conciles. On ne trouve rien desemblable dans les anciens, & chaque affai-re se díícutoit dans les actions publiques;Il étoit pareillement d'usage autrefois déprendre les voix de chaque membre de Tas-semblée ; ce qui a été observé jusqu'au con-cile de Constance , où il parut nécessaire de1 recueillir les suffrages par nation , c'est-à-