CON
^exemple non interrompu de séglise : car |les saints peres en différens temps ( c’est leconcile qui parle ), le sont aílemblés dansles conciles pour décider en commun lesquestions qui s’étoient élevées, & pour con-damner les hérésies , parce qu’ils étoientfermement persuadés que les examens quife font en commun, Sc où son pese lessaisons alléguées de part & d autre , sai-jpient briller k lumière de la vérité, Sc dis-upoient les ténèbres du mensonge ; tom. V.d e s conciles , pag. 461. Ù suivantes. Non-feulement les peres de Chalcédoine &: ceuxde Constantinople relèvent sautoricé desCo ncíi ss œcuméniques au-dessus de toute au-tr ?> mais nous voyons encore que les fouve-pontifes ont tenu le même langage. Cé-^ el un premier nous en donne une haute idéeQans une lettre au concile d’Ephesc , où il ditss? e les apôtres ont été instruits par Jelus-hrist, queles évêques ont succédé auxapô-re s, qu'ils ont reçu leur puilîànce du mêmeest C - Orrist; que par conséquent le concile- ‘ulnt , Sc mérite la plus profonde vénéra-j tom. III. des conciles , pag. 614. Gre-j>qire l e grand est encore plus énergiquer f e sujet, dans une lettre adressée auxjp * riarc hes Jean de Constantinople, Elogius^■^le^andrie, Jean de Jérusalem, Anastase. Antioche, pour leur faire part de son élec-r . n & leur envoyer sa profession de foì,jç Van t fustige de ce temps-là, observé parS papes Sc autres évêques des grands íié-’ nouvellement élus. Voici comme cej pontife s’exprime vers la fin de cetten re - ficut sancli evangelii quatuor libros ,
„ quatuor concilia fuscipere ac venerari meten° r ' ‘ ‘ & l l U! f‘l UÍS ecrum joli ditatem nonK j e í 3 étiamjì lapis ejse cernitur , tamen extrat. ‘Jtcium j ace t . . . . cunclasy.ero , quasprce-
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ta concilia veneranda personas respûunt í ref-
puO . „ 1 1 Jr ’ .
Usl - ' quas venerantur , amplector ; quia dumtllad ^ 1 ' s llnt con fi n fi J con ftttma , /é, & nonl, Ba ,f^n , quisquis presumit autsolvere quosep,/} 11 * aut Ugare quosjblvunt. Lib. I. regcsi ,V,". ?T?yLe commencement du canon 3. des 7/ ° sl 1 5- renferme à-peu-près lesà GéJs entim ens. Gratien attribue ce canonce pan e 5 mais il est incertain qu’il soit de^se íl’ ,st ue k Ues -uns le donnent à Da-au fcrits , tres > fur la foi de plufieurs ma-J prétendent qu il est du pape Hor-
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miídas. M. Baluze dans fa note fur. ce ca-non , conjecture que le decret qu il con-tient, a d abord été fait par le pape Damase,Sc ensuite renouvelé par Gelase Sc Hor-misdas. Quoi qu il en soit, sauteur de cecanon déclare que la sainte église romaineaprès les livres de sancien & du nouveauTestament, ne reçoit rien avec plus de res-pect que les quatre premiers conciles. Enesset la vénération pour ces conciles a étépoussée si loin, que Grégoire le grand,comme nous venons de le voir, les com-pare aux quatre évangiles ; Sc Isidore deSéville dans le canon premier, paragraphepremier de la même difìinclion , assure qu’ilsrenferment toute la foi, étant comme qua-tre évangiles, Sc autant de fleuves du pa-radis. Les papes ont reçu avec le même res-pect les quatre conciles qui ont suivi ces pre-miers ; c’est ce que prouve la profession defoi qu’ils faisoient d’une maniéré solennelle,& sous la religion du serment, si-tôt qu’ilsétoient élevés au pontificat, avant mêmeque d’être consacrés. Cette profession defoi étoit ensuite rédigée par écrit par lesnotaires de Péglise romaine , Sc déposéesur sautel & le corps de saint Pierre. Onen trouve la formule dans le diurnal ro-main Sc dans les notes de M. Bignon furle huitième concile général, tom. VIII desconciles, pag. qgí. Suivant cette formule,le nouveau pape promenoir d’observer entout & avec le dernier scrupule les huit con-ciles généraux , d’avoir pour eux la vénéra-tion convenable , d’eníeigner ce qu’ils en~seignoient, Sc de condamner de cœur Sc debouche ce qu’ils condamnoient.i Ces témoignages non suspects en faveurdes conciles , font voir combien il est dérai-sonnable de penser què les conciles œcumé-niques soient sujets à l'erreur. Ceux quiriont pas là-dessiis des idées strines, abu-sent d’un pastage de S. Augustin , lib. II.de baptismo contra Donatisas , cap. ììj. ouce saint docteur enseigne que les concilesqui se tiennent dans chaque province , cè-dent a l’autorité des conciles universels com-posés de toute la chrétienté ; mais queces mêmes conciles universels, lorsque Inex-périence nous a appris ce que nous igno-rons , font souvent réformés par d’autres-.qui leur sont postérieurs,, Sc qui ont éga~