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Tome huitième.
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lement 1 avantage d etre œcuméniques. Ipsaconcilia ( ce font les propres termes de cepere ) quce per jìngulas religiones vel pro-vincias fiunt , plenariorum conciliorumautorìtati , quœ fiunt ex univerfo orbechrifiiano , fine ullis ambagibus cedunt : ip-faque plenarìa ,fixpe priora pojlerioribus emen-dantur , cum aliquo experimento rerum aperi-tur quod claufitm erat , & cognofiitur quodlatebat. Quelques - uns croyent écarter ladifficulté que ce paííàge semble íàire naître,en Rappliquant au concile général d’une na-tion , de l’Afrique par exemple ; mais cetteconjecture est détruite par cela seul, queS. Augustin appelle ici les conciles généraux,ceux qui íont composés de toute la chré-tienté. On ne répond pas avec plus desolidité , en diíànt que ces paroles doivent/entendre des statuts des conciles généraux,.dans les causes de fait Sc de pure discipline,Sc non des questions de foi. En ester ce íàintpere dans cet ouvrage traite la fameuse ques-tion , si l’on doit réitérer le baptême confé-ré par les hérétiques, qui avoir été agitéeauparavant entre S. Cyprien & le papeEtienne : or cette question appartient cer-tainement à la foi & à la doctrine de l’église ,Sc non à la simple discipline. S. Augustinréfute en cet endroit lesDonatistes, qui ob-jectoient l’autorité de S. Cyprien Sc des con-ciles tenus à l’occasion de la dispute sur lebaptême, & il dit que les Conciles , Scc. Jecrois donc qu’il faut ici expliquer S. Au-gustin , non par les noms, mais par la chosemême, & la forme intérieure suivant la-quelle les conciles ont été célébrés. Il y a desconciles qui paroiiTent généraux à cause dela forme extérieure dont ils font revêtus ,mais qui ont un vice intérieur qui porteatteinte à leur validité. Ces conciles, euégard à ce vice , ne doivent point être ré-putés généraux ; ils ne le font que de nomtic nullement d’effet ; tels font les faux con-ciles d’Ephese Sc de Rimini , dont nousavons déja parlé : les conciles de cette espe-ce , peuvent être réformés par des concilesvraiment œcuméniques , tk qui ne don-nent aucune prise pour les attaquer. Voilà,si je ne me trompe, le sens de saint Au-gustin ; ces paroles, fcepe priora pojleriori-bus emendantur , semblent l’indiquer. Scepe,dit-il, c’est-à-dire que cela arrivoit non pas

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quelquefois, mais fréquemment ; Si cepen-dant nous ne trouvons nulle partaucun exem-ple que des conciles reconnus pour œcumé-niques par toute l’église, ayent jamais eteréformés par d autres conciles postérieurs;ainsi c’est une entreprise téméraire que devouloir jeter des doutes fur sinfaillibilhedes conciles généraux. Il n’est pas moinsabsurde , Sc contraire à l’esprit des ancienspapes, de prétendre qu’ils n’ont de vali-dité qu’autant que les souverains pontife 5les approuvent. Les défenseurs de cette opi-nion ont eu recours , pour établir letstsystème , aux canons de la distinction 17.'la critique que nous en avons faite , suffrpour ruiner de fond en comble les induc-tions qu’on veut tirer de ces canons. NoU savons lieu au contraire de conclure, d apreSles pastàges que nous avons rapportés,que les conciles tirent d’eux-mêmes leur au-torité , Sc qu’ils n’ont pas besoin de la con-firmation du pape.

Nous ne dissimulons point que le con-sentement du souverain pontife ne soit d’ungrand poids , & qu’il ne soit à desirer q u£l’évêque du premier siégé, le chef visiblesministériel de l’Eglise catholique, acquict ceà ce qu’elle a décidé ; afin qu’on puiíîê op-poser avec plus de force Sc d’une façon p^évidente le consentement de l’Eglise univÇ r 'selle à ceux qui veulent en troubler la p^'Mais si le pape refuse de se souscrireconcile , s’il n’adopte point la décision, .l’Eglise universelle , alors le concile gène 1peut exercer envers lui son autorité commenvers les autres membres de l’Eglile » cce qu’a décidé formellement le. concis .Constance , fiejf. 3. Sc celui de Bâle T s e J>' jj*Cette décision, que les ultramontains q u ffifient d’erronée , contient la doctrine de ^glise gallicane Sc des universités dume , principalement de celle de Paris.

a été soutenue par G er Ion chancelier deuniversité, par Pierre d’Ailly grand-,made la maison de Navarre^ ensuite eveqde Cambrai Sc cardinal, Sc par un n< s-i ia r-infini de théologiens Sc de canonistes*. , ^les VII roi de France , qui connoist°l cles droits de fa couronne, l’a faite ustdans la pragmatique sanction, de laV * 0 -tous les ordres du royaume : voici le 5 ,les tirées tant du decret du concile de ^ uC