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<?ue de la pragmatique sanction. Et primodéclarai quod ipsa synodus , in Spiritu fanclolegitimì congregata , generale concilium fa-ciens , & ecclejiam militantem reprefentans ,potejìatem habet a Chrijfo immédiat}. Cui qui-libet cujuscumque flatus , conâitionis , vel di-gnitatis , etiamíi papalis existât, obedire te-netur in his quce pertinent adfidem , & extir-pationem fchismatis , & generalem reforma-tíonem fchismatis , & generalem reformatio-nem ecclefiœ Dei , in capite & in membris.prag. sanct. tit. j. pag. g , 8c 4. On trouvecette doctrine mise dans tout ion jour dansìe chapitre douzième des preuves des libertésde Véglise gallicane , & dans M. Dupin ,d °cteur de Sorbonne > dijfert. 6 , de antiquâecc/ esiœ disciplina , & vetustisfimœ disciplinesm °numentis , où il démontre 1 que l'auto-* lt é du concile général est supérieure à celle. pape : i c . que le concile général a laPuissance de faire des canons qui astreignentferrie le pape : t, °. que le concile général af droit de juger le pape , & de le déposerS d erre dans la foi. Il est donc suivant nos^œurs pe rm i s d'appeler des décilìons duP a P e .au concile général, comme d’un jugeu Veriectr à un supérieur , chap. i %, desRenies preuves , où l'on rapporte des exem- 1P ês très-remarquables de ces sortes d'ap- jf c .s, tels que celui de Philippe-le-Bel de la ;ulle de Boniface VIII, celui des prélats,
1 Cs icijets & des universités du royaume dansr P etn e cause ; tels font encore les appelsrutur concile , interjetés par les procu-^Urs généraux, lorsqu’il fut question d'a-r °ger la pragmatique íanction, & plusieursll tres de cette espace interjetés en .diversesc caíions par ^université de Paris , Sc con-dans les termes les plus forts. Nous ren- ,v °Yons le lecteur aux sources que nous ve- 1d'indiquer.
t0r Au reste, ce que nous avons dit de l'au-la f ^ suprême des conciles ne regarde quequi° l ^ u i est immuable, & non la disciplinetii r í>eut changer ; & c'est pourquoi les dif-non ;j églis es ont reçu ou rejeté divers ca-jug^ oes conciles , suivant qu'elles les ontP^. ^«formes ou contraires à leurs usages.^on ei u ple ’ ì'êglise de Rome a reçu lesde ^ueln C ° n - Cik de Sardique, en vertuc iovn^ S 1 'ssoir permis à un évêque qui iemjustement condamné , desadres-
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íèr au pape, Sc de faire examiner de nou-veau ía cause : les Orientaux Sc les Grecsn'ont point voulu les admettre , commeétant contraires au canon des conciles dcNicée & d'Antioche. De même ceux duconcile d'Antioche ont été adoptés par l’E-glise universelle, quoiqu'elle ait constam-ment rejeté la foi de ce concile , où les Ariensfurent les maîtres. D'un autre côté , l'égliíèromaine a souscrit au symbole du secondconcile général, mais elle a toujours refuséd'admettre le cinquième canon de ce concile ,qui ordonne que l'évêque de Constantino-ple aura la place d'honneur après l'évêquede Rome, attendu que Constantinople étoitla nouvelle Rome. Le canon vingt-huítiemedu concile de Chalcédoine, par lequel onétend & l'on augmente les privilèges déjsaccordés à l’égllfe de Constantinople , dé-plut pareillement aux Romains ; les légatsdu pape S. Léon résistèrent vigoureusementà ce décret, Sc S. Léon lui-même témoignabeaucoup de zele contre cette entreprise.A l’égard de la définition de foi, il se hâtad'en faire part aux égliíes d’Occident, deleur apprendre que la vérité avoittriomphé,Sc que l'héréíie avoit été condamnée avecses auteurs Sc ses partisans. Enfin la loi duconcile de Trente a été reçue par l’égliíè gal-licane ; mais elle en a rejeté tous les pointsde discipline qui ne s’accordent ni avec l'an-cienne ni avec nos mœurs.
Après avoir rempli les différens objetsque nous nous étions proposés par rapportaux conciles généraux , il nous reste à parlerdes conciles particuliers , fur lesquels nousnous étendrons peu, cette matière etant Scplus simple & moins importante. Ces con~ciles font de trois fortes , lavoir les natio-naux , les provinciaux , 8c les diocésains.
Les con.iles nationaux font ceux qui fontconvoqués, soit par le patriarche, íou parle primat, & où l’on rai semble les évoquesde toutes les provinces du royuume. Nousdisons que ces conciles font convoqués soit parle patriarche , ou même le primat ; car il n'est
pas douteux que ce droit n'appartienne auxsouverains, nos conciles de France fournis-sent à ce sujet une foule d’exemples. Dutemps de l’empire romain , nous voyons lesconciles des Gaules convoqués par les empe-reurs, comme le concile d'Arles qui fut con-
Lilll.