CON
Decius. DupleíTìs , tr. de la cotnm. liv. I. chap.iij, Cujas ,sur la novelle 18. Louer, lett. D.Jómm. 43. D u pineau , nouvelle édition, liv.VI. des arrêts , ck. xiij. Plaid, de Gillet,tome I. pag. z8o. Vhifl. de ia jurisprud.rem. de Terraíson ,pag. 45. & 48. Causes cé-lébrés^ tom, VII. pag. f)%. Ferrieres fur Paris,srticie LAa. glofj'. L. n. 3.6’. & Jìliv. ( A jCONCUBIN AIRE , f. m. ( Jurispr. )
vov. ce qui est dit ci-devant ail mozCoNCU BI-NAGE. {.A )
CONCUPISCENCE , f. f. parmi lesThéologiens , lignifie Yappétit , ou le dejìrimmodéré , ou la convoitise des choses sen-suelles , inhérent à Rhomme depuis fa chute.
Le P. Malebranche définit la concupiscence,iin effort naturel que les traces, les impres-sions du cerveau font fur Famé pour Rat-tacher aux choses sensibles. Lkmpire & laforce de la concupiscence sont selon lui, ceque nous appelons le péché originel.
Il attribue Rorigine de la conr.ups.ence àces impressions faites fur le cerveau de nospremiers parens, au temps de leur chute ,qui se sont transmises & qui se transmet-tent à leurs descendans : car de même , dit-ff , que les animaux produisent leurs sem-blables , & avec les mêmes traces dans lecerveau ( ce qui produit les mêmes sym-pathies & antipathies , & la même con-duite dans les mêmes occasions ) ; de même110s premiers parens ayant après leur chutefeçu des traces fi profondes dans le cer-ceau, par Pimpreffion des objets sensibles,°n peut supposer avec raison qu’ils les com-muniquèrent à leurs enfans. Mais on doitft borner à croire ce mystère, fans l'ejc-pliquer,
^ Les Scliokstiques se servent du terme^-'appétit concup/sciblc , pour lignifier Y envieMe nous avons de posséder un bien, enApposition à celui à 1 appétit irascible qui nousV°tte à fuir un mal.
, S. Augustin, dans ses écrits contre Julieneve qtie d'Esclane liv. IV. chap. xjv. distin-f quatre choses dans la conaipijcence ; 1a^ceffité, 1 utilité, la vivacité, &c le désordresentiment; & il ne trouve de mauvaiscette derniere qualité. La concupiscenceDpi 1 ér ée bous ce dernier rapport, est cedus 1 ’ 3 ™ que nous avons tous au mal, &re ste dans les baptisés & dans les justes
CON 84?
comme une fuite & une peine du péchéoriginel , Sc pour servir d exercice a leurvertu. Voye^ Péché ORIGINEL. ( G)CONCURREMMENT, {Jurisp.) voyeici-aprcs Concurrence.
* CONCURRENCE , s. f. S entend e»général de Rexercice de la prétention queplusieurs personnes ont fur un même ob-jet : selon k qualité de Robjet, k concur-rence Rappelle rivalité. Voye[ ces acceptionsen Jurisprudence & dans le Commerce.
Concurrence, ( Jurisprud . ) est uneégalité de droit d’hypotheque ou de privi-lège fur une même chose.
, Il y a concurrence d’hypotheque entredeux créanciers , lorsque leur titre est dek même date, & qu’on ne peut connoîtrelequel est 1e plus ancien.
La concurrence de privilège arrive entredeux créanciers qui ont saisi tous deux enmême temps les meubles de leur débiteur ,ou lorsque leurs créances font de mêmenature, ou également favorables.
Il y a certaines matières dont k connois-sance est attribuée à différais juges ; maisc’est par prévention entfeux, Sc non paspar concurrence. Voye £ ce qui est dit ci-de-vant au mot Concours, ( A j
Concurrence , en fait de Commerce.Ce mot présente Ridée de plusieurs person-nes, qui aspirent à une préférence : ainsilorsque divers particuliers s occupent à ven-dre une même denrée, chacun s’dforce dek donner meilleure ou à plus bas prix,pour obtenir k préférence de l’acheteur.
On sent au premier coup-d’œil que laconcurrence est Rame & Raiguillon de Rin-dustrie , le principe le plus actif ducommerce.
Cette concurrence est extérieure ou inte-rieure.
La concurrence extérieure dp commerced’unenation, consiste à pouvoir vendre au-dehors les productions de ses terres < 5 e deson industrie en aussi grande quantité queles autres nations vendent les leurs , Sc enproportion respective de k population, descapitaux, de Retendue Sc de la fertilité desterres. Celle qui ne soutient pas cette con-currence dans les proportions dont nous ve-nons de parier, a immanquablement unepuistance relativement inférieure à la. puis-
Ooooo i