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sance des autres; parce que sis hommesfont moins occupés, moins riches, moinsheureux , dès-iors en plus petit nombre reHâtivement; enfin moins en état , dans lemême rapport, de secourir la république.On ne peut trop le répéter, la balance ducommerce est véritablement la balance despouvoirs.
Cette concurrence extérieure ne s'obtientpoint par la force ; elle est le prix des efforts,que fait l’industrie pour saisir les goûts duconsommateur, les prévenir même & lesirriter^
La concurrence intérieure est de deux for-tes : lune entre les denrées étrangères demême nature, ou de même usage ; & celle-là privant le peuple des moyens de subsis-ter , doit en général être proscrite. Ceuxqui contribuent à f introduire, soit en ven-dant , soit en achetant j font réellement cou-pables envers la société d’augmenter ouentretenir le nombre des pauvres qui luifont à charge.
L'autre eípece de concurrence intérieureest celle du travail entre les sujets : elle con-siste à ce que chacun dieux ait la faculté des’occuper de la maniéré qu’il croit la pluslucrative , ou qui lui plaît davantage.
Elle est la base principale de la liberté ducommerce ; elle feule contribue plus qu au-cun autre moyen , à procurer à une.-nationcette concurrence extérieure, qui L’enriehit& la rend puissante. La raison en est fortíìmple. Touthommeest naturellement por-té ( je ne dois peut-être pas dire par mal-heur à s’occuper), mais il lest du moins àfe procurer l'aisauce ; & cette aisance, sa-laire de son travail , lui rend ensuite sonoccupation agréable : ainsi dès que nul viceintérieur dans la police d’un état ne met desentraves à l’industrie, elle entre d’elle-mê-me. dans la carrière. Plus le nombre de ses-productions est considérable , plus leur prixest modique ; & cette modicité des prixobtient la préférence des étrangers.
A mesure cependant que làrgent entredans un état par cette voie , à mesure queles moyens de subsister fe multiplient pourle peuple, le nombre ou la concurrence desconsommateurs s’accroît, Scies denrées doi -vent être représentées par une plus gran Jesomme : cette augmentation du prix de
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chaque choie est réelle , Sc le premier eflécdes progrès de Pindustrie : mais un cercle-heureux de nouvelles concut ronces y apportelesteropéramens convenables. Les denrée*qui font 1 objet de la consommation devien-nent journellement plus.abondantes, Sc cetteabondance modéré en partie leur augmen-tation ; l’autre partie fe partage insensible-ment entre tous ceux qui sont les ouvra-ges » ou qui en trafiquent, par la diminu-tion de leurs bénéfices ; la diminution de cebénéfice fe trouve enfin compensée elle-même par la diminution de l’intérêt de Pat'gent, car le nombre des emprunteurs ietrouvant plus foible que celui des prêteurs *Pargent perd de ion prix , par une conven-tion unanime , comme toutes les autre*marchandises. Cette basile des intérêts est»comme on le voit, Peste t d’un grand com-merce •’ ainsi nous observons en pailant quepour connoître si une nation qui n’a poïn cde mines fait autant de commerce que le*autres, en proportion des facilités respec-tives qu’elles ont pour commercer, dsuffit de comparer le taux des intérêts q*Pargent dans chacune ; car il est cert ztj}que si la concurrence de ces intérêts n epas égale-, iln’y aura point d’égalité dans |concurrence extérieure des ventes. & denavigation.
Lorsqu on apperçoit à ces signes évide 1 ^un accroiílèment continuel dans le L os"merce d’un état, toutes fes parties agin^ _& fe communiquent un mouvement egr,*il jouît de toute la vigueur dont il est 1cept;ble„
U ne pareille situation est inséparablegrand luxe ; il s’étend fur les diversesles du peuple , parce qu’elles foin 10 gheureuses t mais celui qui produit 1 al â j rpubl.que , par l’augmentation dun’est jamais à craindre ; fans celle * a .currence extérieure en arrête l’excès, est 1roit bien-tót le terme fatal de tant de Ppérîtes, L’industrie s’ouvre alors develles routes, elle pers tisonne fes me .des & fes ouvrages ; Péconomie du £ * p.Sc des forces multiplie les hommes en q ^que façon ì les besoins enfantent les 3rconcurrence les élève, ct la richesse des
les rerd fa vans. , pí in-
Tels sont les esters prodigieux de ct r