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raisons , autorité ou autres moyens , lavérité des faits ou des propositions qu’il aavancés , soit dans la narration , soit dansíi division. C’est ce que nous appelonspreuves Sc moyens. Voye^ Discours &
ORAsSON. !
La confirmation est: directe ou indirecte :la premiere renferme ce que l’orateur aavance pour fortifier fa cause ou développerson sujet : la seconde qu’on appelle autre-ment confutatìon Sc réfutation ,est la répliquéaux objections de la partie adverse. Voye^Confutatìon & Réfutation. On com-prend quelquefois ces deux parties fous letitre général de contention.
Cette partie est: comme lame de 1 orai-son ; c’est fur elle qu’est fondée la principaleforce desargumens; c’est pourquoi AristoteTappelle am; > fides , ce qui fait impressionfur l’esprit des auditeurs, Sc concilie leurcréance à l’orateur. C’est la partie la plusestèntielle de l’éloquence ; toute l’adrestè Sctoute la force de l’art y sont renfermées, carelle consiste principalement à convaincre Scà émouvoir. Dans toutes les questions qu’ony traite, il faut .autant qu’il est possible , re-monter à un principe lumineux ; le présen-ter à ses auditeurs par tous les côtés quipeuvent le faire connoître , & ne le pointquitter qu’on ne l’ait placé dans son vérita-ble jour. On doit descendre ensuite auxconséquences par un chemin droit, Sc pardes liaisons naturelles, enforte que l’on voyela conclusion naître du principe établi dansle commencement. Ainsi le but de la confir-mation est de prouver une chose qui paroîtdouteuse , par une autre qui est tenue pourcertaine.
La forme des preuves est différente, &l’art de l’orateur consiste à entremêler lesenthymêmes aux exemples,aux inductions,aux dilemmes , & à les revêtir de figures,pour ne leur pas donner un air uniforme quidéplairoit infailliblement.
Mais en rassemblant tous les argumensqui établissent fa cause , l'orateur doit êtreattentif à les arranger dans un ordre con-venable , en mettant au commencement &£ la fin les meilleures preuves, & les plusfossiles dans le milieu ; c’est le sentiment deCicéron dans son traité de l’orateur. (G)
OOsilFIRMER , ( Jurtfprud. ) c’est dé-
C O N
cîarer ou reconnoître valable un acte. Ducdonation ou un testament sont confirmés parl’acquieícement que l’on donne à leur exé-cution ; ils sont aussi confirmés , Sc d’unemaniéré plus solemneîle , lorfqu’ayant etedébattus de nullité en justice , il intervientun jugement qui les déclare valables , Sc e»ordonne l’exécution.
Le roi confirme des statuts Sc privilèges >Sc autres actes , par des lettres-patentes ímais il fùut observer qu’il y a deux maxim eSen fait de confirmation : f une est que , î 111confirmât nihil dat , c’est-à-dire , que bconfirmation n’ajoute rien à ce qui est co ffirmé , si ce n’est ^approbation Sc l’autori [£quelle y donne.
La seconde maxime est , que la íitnPyconfirmation d’un acte qui est nul de pl elIÎdroit ne le rend pas valable , à moins st u 5l’approbation qui est faite de l’acte ne l° lCémanée de celui qui avoir intérêt de le cofitester ; par exemple , si le fils exhéréde *approuvé le testament de son pere , st nepeut plus intenter la querelle d’inossiciosirc.
Lorfqu’il y a appel d’une sentencejuge supérieur peut la confirmer ou l’inf 11mer, si l’appel est pendant devant une co ^souveraine : lorsque l’on confirme la fentesce , on prononce que la cour met RapP e £lation au néant, & ordonne que ce ds*est appel sortira son plein & entierSc elle condamne l’appelant en l’ame 11 ^Sc aux dépens ; néanmoins en matièregrand criminel, la cour, lorsqu’elle c ° n ^ z \me , dit seulement qu’il a été bien juge -
Sc sans grief appelé.
st la
Cette derniere forme de confirmé ^soûle dont les juges inférieurs pui{íè íît Usoit en matière civile ou criminels-
On peut confirmer un jugement ° u “, pacte , dans une partie , & l’infirmer o uapprouver dans l’autre. jp
Voye £ au code 5. tit. xvj. I. 14- aUgeste 2.7. t/t. j: r. I. z. fi- Ub. éXXíX.td' *L 7. & Ub. XXXVII. tit. xjv.l.fin. Dus 1lin sor l’art. g, de l’anc. coût. ver00, et ] ^ ,brement , nn. 8 J fi- fuir. Mornac , a /J)de jurifdic. Sc le Prêtre, cent. 4. ch. x/ ï' c ’ e (tConfirmer un cheval, (Mauege-,achever de le dresser aux airs du m»- DVoyez Air , Manege , fi’c, ( f) )estCONFISCATION, f. f. (lurifpr^^