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Tome huitième.
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§i6 CON

Ces différences engagerent M. J. deCaf-tillon à examiner la nature des eaux quil avoirfait geler , & voici quel en fut le résultat.Il trouva que seau nouvellement distilléeétoit un peu plus pesante que celle quil’étoitdepuis long-temps , & celle-ci un peu pluspelante que seau commune ; par ce que lapremiere renferme fous un même volumeplus de particules d’eau & moins de parti-cules d air que les deux suivantes. Et quoi-que leau distillée contienne moins d air que

I eau commune, elle donne cependant uneglace qui a un plus grand nombre de bullesd'air que fautre ; parce que la distillationréduisant seau en vapeurs , dégage les parti-cules d'air de celles d eau , & c'est fansdoute la cause de ces singulières congélations.

II observe encore qusil ne suffit pas de friresimplement bouillir seau pour produireune telle glace ; parce que ce degré de cha-leur, quoique asiêz violent, ne séparé pointencore 1 air de seau , il faut pour cela laréduire en- vapeurs par la distillation. Koye[les Mémoires de Paca d'mie des sciences deBerlin, pour Fan née 1762. (+) ,

Congélation , en Chimie , est une especede fixation : elle se dit du changement quiarrive à un fluide, lorsqisil devient unemalle solide ou molle en perdant là fluidité,soit que ce changement se faste par sair froid,comme lorsqu’un métal fondu ou de la cirefondue au feu se congèlent , ou par de laglace qui congela les liqueurs grasses & aqueu-ses, ou par quelqu autre moyen que ce soit,comme parles acides qui congèlent certainesliqueurs. Voye^ Coagulation. {M)

Le terme de la congélation , en parlantcFun thermomètre, est le point où la liqueurs’arrête dans le tuyau , lorsqu on plonge laboule dans une eau mêlée .de glace. Voyt{

THERMOMETRE. (-M)

CONGELER , c J est ôter la fluidité de cequi étoit liquide : des íels moyens, desallca-Iis, des acides, & même des esprits mêlésavec de la neige ou de la glace , peuventcongeler la plupart des liqueurs. On produitun degré de froid très-coníìdérable par lemélange de l’acide du vitriol ou de celui dunitre avec la neige. On tient cette expériencede M. Boyle.

M. Elomberg observe qu’on en fait unfioid arsisicid, en mêlant ensemble pairies

CON

égales du sublimé corrosif &c du sel ammo-niac , avec quatre fois autant de vinaigredistillé.

Lùirt de congeler est une chose fort agréa-ble en été, & d'un grand usage pour fairedés glaces. (A/)

CONGENERE, adj. en Anatomie ; nomdes muscles qui concourent tous à la mêmeaction , soit à la flexion ou à sextension deSparties. Voye^ Muscle.

Congenere , ( Botatt. ) il íè dit des plan-tes comprises fous un même genre.

CONGERIE , C Fhijique. ) mot dont 011s'est servi quelquefois pour dire lamas 011Vassemblage de plusieurs particules ou corpsunis dans une même masse. Ce mot signifieproprement un tas de plusieurs choses réuniesensemble sans ordre. Oli ne s'en sert plus. [01

CONGESTION , f. m. ( Médecine. ) ma-ladie des humeurs.

La congestion est lamas de quelque ma-tière morbitìque des humeurs , qui Le fn £lentement dans une partie du corps.

Les humeurs ne pouvant être contenue 5 ’dans leurs vaisteaux , qu'autant que la ca-pacité des vaisseaux le permet, elles doivessuivre dans leur circulation le cours quiest destiné par la nature pour les besoins uJa vie. Or routes les fois que ce cours s ar-rête , elles íè rassemblent néceslàirement e }plus grande quantité dans quelque p a * adu corps , & c est cette accumulation q u °.appelle congeflion. Elle résulte i°. ° u ^

1 "‘inaction de la partie solide , incapabledompter & de chastêr la matière qui est^mence à se former : z°. ou de la déri va ,de la matière peccante, déjà formée au ^dans la partie maintenant affectée. Ce tterivation se fuit par diverses causes stìieallons exposer, & qui constituent le P .cipe de toutes les maladies avec m at ^

i°. Les humeurs s accumulentlieux voisins par la solution de co n si n _des vaisteaux, comme par des bRdes ruptures , des piquâtes, & des c ^fions : 2 0 . elles se répandent dans ri s , ^ fseaux les plus amples , les plus^relac ^& qui manquent de soutien j í ".st ' eS ,

panchent au - dessus des patries obi jpliées, comprimées : 4". le defaur, ■ qstes

minution du mouvement dans les ^& dans les liquides, forment des con$ e ) ■