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Tome huitième.
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que les Grammairiens ont faites fur les for-mations des temps; la feule inspection duparadigme donne lieu à chacun de faire fesremarques fur ce point.

D'ailleurs les Grammairiens ne s'accor-dent point fur ces formations. Les uns com-mencent par l'infinitif : il y en a qui tirentles formations de la premiere personne duprésent de vindicatif: d'autres de la secon-de , £’c. l'eíïèntiel est de bien connoître lasignification , l’ufage & le service d un mot.Amufez-vous ensuite tant qu'il vous plairaà observer les rapports de filiation ou de pa-ternité que ce mot peut avoir avec d autres.Nous croyons pouvoir nous dispenser icide ce détail , que l'on trouvera dans lesgrammaires françoifes, (F)

Conjugaison , en anatomie , s'entendd'une paire de nerfs ou de deux nerfs, ayantla même origine & servant à la même opé-ration de sentiment ou de mouvement, n J yayant presqu'aucun nerf qui n'ait son sem-blable. Foye^ Nerf.

Les anciens médecins ne eonnoiíToientque sept paires ou conjugaisons de nerfs ; lesmodernes en ont découvert quarante. Foy.Nef F. Chambers. ( L )

CONJUGUÉ , adj. Dans les sections co-niques on appelle diamètres conjugués , ceuxqui font réciproquement paralelles à leurstangentes au sommet. F. Diamètre , Sec-tion CONIQUE.

Axe conjugué , est le nom que plusieursauteurs donnent au plus petit des diamètresou au petit axe d'une ellipse. Foy. Ellipse.

Il est démontré r°. que dans une ellipsele quart é de 1 axe conjugué est au quarté del'axe transverfe , comme le quarré.de lade-mi-ordonnée à saxe cnjuguéeiì au rectan-gle des segmens de cet axe : i°. que touteligne droite tirée du foyer aux extrémitésdu demi-axe conjugué, est egale au demi-axe transverfe. De-là il suit que les deuxaxes étant donnés, on a auílì-tôt les foyers,par le moyen desquels il est aisé ensuite detracer l'ellipse. Foye £ Foyer.

L'axe conjugué dans une ellipse ou hy-perbole , est le moyen proportionnel entrel'axe transverfe & le paramétré. Foyei^ Hy-perbole, Axe trans verse, Paramétré.

Ovale conjuguée , dans la haute Géométrie ,se dit d'une ovale qui appartient à une cour-

CO N

be , & qui se trouve placée sur le plan ciecette courbe, de maniéré qu'eile est commeisolée & séparée des autres branches ou por-tions de la courbe. On trouve de ces sortesd'ovales dans les courbes du second genreou lignes du troisième ordre, comme M.Newton l'a remarqué. Quelques - unes deces courbes sont composées de plusieursi branches infinies, telles qu on les volt {fig.í 43. analyse. ), & d'une ovale A séparée desj autres brandies, & placée dans le plan deí la courbe.

Il y a des cas où l'ovale A se réduit à unseul point , & cette ovale s'appelle alorspoint conjugué.

Quelquefois l’ova'e conjuguée touche là’courbe , & le point conjugué y est adhérent,j M. l'abbé de Gua , dans son livre qui apour titre usages de l ! a< al\se ce Desartes ,í remarque & prouve que la courbe appeléeI cajfinoïde ou ellipse de M.Castìni, doit dansj certains cas être composée de deux oralesj conjuguées , telles que A , B , {fig. 44. ana-i lyse. distantes l’une de l'autre , & que ces-ovales peuvent même se réduire chacuneà un seul point conjugué , ensorte que la.courbe dont il s'agit n'aura alors d’ordon-nées réelles que dans deux de ses points, &se réduira par conséquent à deux pointsconjugués uniques & isolés, placés à unecertaine distance Pun de l'autre fur le plande la courbe.

Pour qu'une courbe Ce réduise à un pointconjugué , il faut que la valeur de y t n Xsoit telle, que cette valeur ne soit réelle quequand x a elle-même une certaine va!e urdéterminée ; par exemple , la courbe dontl'é quation soroit y y dr x x — o, ou y z=V— x x, Ce réduit à un point conjugué, <- arc'est l'équation d’un cercle dont le rayon estnul ou zero ; ce cercle so réduit donc à unpoint. La valeur de y est nulle lorsq ue x— o , & imaginaire si a: est réelle.

Ceux qui ont peu réfléchi fur la nature deslignes courbes , entant qu'eile est reprelen-

tée par des équations , trouveront d abordfort extraordinaires ces ovales & ces pointsconjugués , isolés & sépares du reste de lacourbe. Comme les courbes les plus fami-lières & les plus connues n en ont point,lavoir le cercle, les léchons coniques , aconchoïde, &c. & que ces différentes cour-