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Tome huitième.
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son tuteur qu’onavoit misaurang es dieux,éc à qui l’on íàcrifioit un bélier.

* CONNIVENCE, f.s. (Gramm.) ter-me relatif à la conduite de celui qui favoriseune action prohibée. Il ne íè prend jamaisqu’en mauvaise part,

CONNIVENTES , adj. en Anatomie ,fe dit des plis en forme de cellules qui ^ob-servent fur les parois internes du canal in-testinal. Kerkring les a nommés valvules con-niventes , après Fabrice d’Aquapendente,6liston, ùc. ( L )

CONNOISSANCE , f. f. (Me'tapk.)M. Locke définit la connoijfance la percep-tion de la liaison & convenance, ou de l’op-polition & difconvenance qui fe trouve en-tre deux de nos idées : par-tout où fe trouvecette perception, il y a de la connoijfance ; Scoù elle n’est pas, nous ne saurions parvenir àla connoijfance.

On peut réduire cette convenance ou dif-convenance à ces quatre efpeces, selon M.Locke: i°. identité ou diversité ; 2°. rela-tion ; 3 0 . coexistence ; 4 0 . existence réelle :Sc pour ce qui est de la premiere efpece deconvenance ou de difconvenance , qui estl’identité ou la diversité, le premier pas quefait Fefprit humain dans la connoijfance de lavérité , à st d’appercevoir les idées qu’il a,& de voir ce que chacune est en elle-même ;& par conséquent deconnoitrequ’une idéen’est pas l’autre , quand ces deux idéesfont différentes. Ces premieres connoijfancess’acquierent fans peine, lans effort, fansfaire aucune déduction , Sc dès la pre-miere vue, par la puistance naturelle quenous avons dappercevoir & de distinguerles choses.

Mais en quoi consiste la convenance oul’identité dctne idée avec une autre ? Elleconsiste en ce qu’un objet de notre penséeformé par un acte de notre esprit, soit lemême qu’un objet formé par un autre actede notre esprit, enforte que l’eíprit ne trouvenulle différence entre l’objet formé par cesdeux actes. Par exemple , si l’objet de mapensée est le nombre deux Sc que par un au-tre acte de mon esprit l’objet de ma pensée setrouve encore le nombre deux ; je comtoisque deux est deux : voilà le premier pas , &l’exercicele plus simple dont notre esprit soitcapable dans Faction de penser.

CON

Lorsque mon esprit par un second acteme représente un objet différent de l’objetreprésenté par le premier , alors je juge quel’un n’est pas l’autre. Par exemple, fi dansle second acte je me présente le nombretrois , après m’être représenté par le pre-mier acte le nombre deux ; je juge que lenombre trois n’est pas le nombre deux , com-me le nombre deux n’est pas le nombre trois .

Cette connoijfance, qu ’un objet ejl qu*il ejì,est le principe de toute a nnoijfance réflexivede logique , & elle renferme la lumière laplus vive dont notre esprit soit capable:toute autre évidence ou certitude de logi-que se trouvera avoir d’autant plus ou d’au-tant moins de certitude & d’évidence,qu’elle approchera plus ou moins de cettepremiere certitude ou évidence , qu’z/« ob-jet ejì ce qu’il ejì, & n’efì pas un autre, Cetteconnoijfance est appelée intuitive, parce qu’ellefe forme du premier & du plus simple re-gard de Fefprit.

M. Locke ne me parois pas exact, quandil apporte pour exemple de connoijfanceintuitive que trois ejì plus que deux , &trois ejì égal à deux & un. Il semble qu’il y aquelque chose de plus intime ou de plusimmédiat à Fefprit que ces deux connoijfan-ces , savoir que trois ejì trois , & quetrois n’ejì pas deux. Cette différence sem-ble imperceptible, mais elle n’en est pasmoins réelle.

Cette proposition , trois n’ejìpoint deux ,énonce seulement que trois Sc deux ne lonrpoint la même pensée , Sc elle n’éuonce que.cela : la proposition trois ejì plus que deux,

’ énonce de plus par quel endroit l’objetdeux n’est point l’objet trois , en indiquantque pour égaler deux a trois , il saudroitajouter une unité à deux , ou en retran-cher une à trois. Or c’est-là une circons-tance ou modification qui ne se trouve pointdans la premiere proposition 3 trcis n ejìpoint deux.

De même encore il íè trouve quelquedifférence entre dire trois efl trois , & troisejì égal a deux & un. Dans le premier juge-ment , Fefprit en deux perceptions apper-çoit également pour objet de l une & del’autre le nombre trois, Sc fe dit simple-ment , l’objet de tries deux perceptions ejì’ l-même : au lieu qu en disant trais ef egal f