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ration de ! aimant, qui nous indique le pôledans le temps le plus ténébreux. Nous n'a-vons aucune idée de la structure du soleil,cet astre qui nous procure la chaleur, lescouleurs & la vûe de l'univers, mais uneexpérience senlible nous force à convenirde son utilité. i°. Les idées complexes quenous avons des substances se bornent à uncertain nombre d'idéçs simples, qu'une ex-périence suivie Sé constante nous fait apper-cevoir réunies &c co-existantes dans un mê-me sujet. 3°. Les qualités sensibles, autre-ment dites les secondes qualités, font pres-que seules toute la connoijsance que nousavons des substances. Or çomme nous igno-rons la liaison, ou ^incompatibilité qui setrouve entre ces secondes qualités, attenduque nous. ne connoissions pas la source d oùelles découlent, je veux. dire, la grostèur, lafigure & la çontexture des. parties insensi-bles d'où elles dépendent ; il est impossibleque nous puissions couno tre quelles autresqualités procèdent de la même constitutionde ces. parties insensibles, ou font incom-patibles. avec c. Iles que nous connoillonsdéjà. 3°. La liaison , qui se trouve entrek a secondes qualités des corps, se dérobeentierement à nos regards : de forte quenous ne saurions nous assister si ces qua-lités. , que nous voyons co - exister dansUn même sujet,. ne pourroient pas existerisolées les unes des autres, ou si elles doi-vent toujours Raccompagner. Par exemple,toutes les qualités dont nous avons formél'idée complexe de Por, savoir , la couleurjaune 3 l a pesanteur, la malléabilité, ta fusi-bilité , la fixité, Lc k capacité d'être dis-sous dans l'eau régale ; toutes ces qualités,dis - je, font - elles tellement liées & uniesensemble, qu'elles soient inséparables, oubien ne le sont-elles, pas ? M. Locke pré-tend que nous ne pouvons le savoir ; &que par conséquent, nous ne pouvons nousasturer quelles font rassemblées & réuniesdans plusieurs substances semblables, si cen est par Inexpérience que nous serons furchacune dklles en particulier. Ainsi voilàdeux pieces dor ; je ne puis connoître sielles ont toutes deux toutes les qualités quenous renfermons dans Pidée complexe d.ePor , à moms que nous ne tentions desexpériences fur chacune d elles. Avant Pex-
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périence, nous ne connoissions quilles onttoutes les qualités de Por, que d'une ma-niéré à la vérité fort probable, mais quipourtant ne va pas jusqu'à la certitude ;ainsi pense M. Locke. 4 0 . Quoique nousn "ayons qiPune connaissance fort imparfaite&c fort défectueuse des premieres qualitésdes corps , il en est cependant quelques-unes dont nous connoillons la liaison in-time ; connoijsance qui nous est absolumentinterdite par rapport aux secondes quali-tés , dont aucune ne nous paroit suppo-ser lautre. Ainsi la figure suppose néces-sairement l'étendue ; & la réception ou lacommunication de mouvement par voied'impulsion suppose la solidité ; ainsi ladivisibilité découle néeesiairement de lamultiplicité de parties substantielles. 5°. Laconnoijsance de Pincompatibilìté des idéesdans un même sujet , s'étend plus loinque celle de leur co-existence. Par exem-ple , une étendue particulière, une cer-taine figure, un certain nombre de par-ties , un mouvement particulier excluttoute autre étendue , toute autre figure ,tout autre mouvement & nombre de par-ties. Il en est certainement de même detoutes les idées sensibles particulières àchaque lens ; car toute idée de chaqueforte qui est présente dans un sujet, ex-clut toute autre de cette espece. Par exem-ple , aucun sujet ne peut avoir deuxodeurs, ou deux couleurs dans un mêmetemps, & par rapport à la même person-ne. 6°. L'expérience seule peut nous four-nir des connaissances sures & infaillibles,fur les puisiances tant actives que passivesdes corps ; c'est-là le seul fond où la Phy-sique puise ses connoijsance s.
Ces choses ainsi supposées , on peut enquelque façon déterminer quelle est Pé-tendue de nos connaissances par rapportaux substances corporelles. Ce qui con-tribue à les étendre beaucoup plus que nele l'cst imaginé M. Locke , c'est qoe nousavons pour connoître les corps, outre lessens , te témoignage des hommes avecqui nous vivons , Panalogie ; moyensque le philosophe angl° is 11 ^ point faitentrer dans les secours que nous fournitlkuteur de notre être, pour perfectionnernos connaissances. Les lens, le témoignage