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nées, ou que narre état exigé : êat èllès ft'òûsreprésentent les choses sous les apparencesque les choses sont capables de produirè ennous ; pár où nous devenons capables nous-ínêmes de distinguer lès élpeccs des subs-tances particulières, de discerner l’écat oùelles se trouvent, & par ce moyen de lesappliquer à notre usage. Ainsi l'idée de blan-cheur ou d’amertume , tellè qu elle est dansPesprit , étant exactement conforme à lapuillànee qui est dans un corps d y produireune telle idée , a toute la conformité réelle■quselle petit‘o a doit avoir avec les choses quiexistent hors de nous ; -& certe conformité;,"qui se trouve entre nos idées simples Sc le- -xistence ‘des choses, suffit pour nous donner"une connaissance réelle. ;
En second lieu , toutes nos idées comple-xes , excepté celles des substances , étant des•archétypes que ï esprit a formés lui-même,q u-il n a pas destinés à être des copies dcquoi que ce soit, ni rapportés à l’existenced'aucunes choses comme à leurs originaux, 1-elles ne peuvent manquer d avoir toute laconformité nécessaire à une connoijsanceréelle : car ce qui n'est pas destiné à repré- ;semer autre chose que soi-même, ne peut‘être capable d'une fausse représentation.Or i excepté les idées des substances , tellesfont routes nos idées complexes, qui fontdes combinaisons d'idées , que l’espnt jointensemble par un libre-choix , sens examinersi elles ont aucune liaison dans la nature.De-là vient que toutes les idées de cet ordrefont elles-mêmes considérées comme des ar-chétypes , & les choses ne font considérées"qu'entant qu’elfes y font conformes. Parconséquent toute notre connoijsance toû-. c hant ces idées est réelle, Sc s’étend auxchoses -mêmes 5 -parce que dans routés nospensées , dans tous noS raisonnemens , &dans tous nos discours fur ces fortes d’idées,nous n-a'vons dessein de considérer les chosesquautant quelles font conformes à nosidées ; Sc par conséquent nous n® pouvons Imanquer d’acquérir fur ce sujet une réalité.,certaine & indubitable.
-Quoiqùe toute -notre connoijsance , èn 'seit de mathématiques , foule uniquementfur nos propres idées , on peut dire ce-pendant qtféìle est réelle ; , Sc que ce ne,
CON
font point de simples vissons Sc deS chi-mères d un cerveau fertile en imaginationsfrivoles. Le mathématicien examine la vé-rité & les -propriétés qui appartiennent àun rectangle ou à un cercle , à les con-sidérer seulement tels qu’ils sont en idéedans son esprit; car peut-être n’a-t-il ja-mais trouvé en se vie aucune de ces figu-res qui soient mathématiquement , c’est-à-dirc, précisément & exactement vérita-bles : ce qui n empêche pourtant pas quela connoijjance qu'ii a de quelque véritéou de quelque propriété que ce foie , quiappartient au cercle ou à toute autre figuremathématique , rie soit v .ri table & certai-ne , même à 1 égard des choses réellementexistantes ; parce que les choies réelles n en-trent dans ces sortes de propositions Sc n’yfont considérées , quautant quelles con-viennent réellement avec les archétypes ,qui font dans 1 esprit du mathématicien.Est-il vrai d'e l’idée du triangle que ses troisangles soient égaux à deux droits ? La mê-me chose est aussi véritable d’un triangle-,en quelque endroit qu'il existe réellement.Mais que toute autre figure actuellementexistante ne soit pas exactement conformeà l’idée du triangle qu’il a dans l’esprir,elle n'a absolument rien à démêler aveccette proposition : Sc par conséquent le ma-thématicien voit certainement que toutesa connoijsance touchant ces sortes d’idéesest réelle ; parcè que ne considérant les cho-ses qu’aucant qu’elles conviennent avec cesidées qu’il a dans l’esprir, il est assuré quetout ce qu’il seit -lur ces figur- s , lorsqu’el-les n’ont qu’une existence idéale dans sonesprit, se trouvera aussi véritable à l’égardde ces mêmes figures •, si elles viennent àexister réellement dans 'la matière c ses ré-flexions ne tombant que fur ces figures,qui sont les mêmes , soit qtstelles existentou qu’elles h’exiftent pas.
U s’ensuit de-là , qoe la connjffs nc cà.esvérités-morales 'est Au ssi seuseep c , e d-unecertitude réelle , que celle d" vérités ma-thématiques. Comme nos *dees moralessont ellesmê mes ries arosierypts, auui-bidnque les idées marhém*^st aes - de qu au 1•ce forít desidées coktlpsektes, toute la convenance -ou la disennWsia nce que nouscou v-rirons entr'sst^ - prodaira aine connvij