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trèsrbien s’en servir pour la distillationdes acides minéraux à la façon de Glau-ber ; mais il y auroit à craindre que lachaleur qui s’excite lorfqu’on vient à ver-ser l'acide vitriolique sur le nitre ou lesel marin , ne les fît castèr : on feradonc mieux d’avoir recours à la cornuede grais.
L’autre efpece de cornue dont nousnous servons communément à Paris, & quenous avons dit être connue fous le nomde verre blanc , est d’une figure presqueovale , d’un verre fort mince , très-blanc,& ordinairement assez bien soufflé • nousréemployons ces fortes de cornues qu’aubain de fable , par le moyen duquel onpeut leur donner un feu très-fupérieur àî’eau bouillante. Nous nous en servonspour distiller tout liquide très-volatif &précieux , comme l’éther , & pour rec-tifier l’huile animale de * Dipeîlius , leshuiles essentielles , & celle de fuccin ,la premiere feule & fans intermède , lesautres par le moyen de l’eau ; voyelHuile animale, Huile essentielle,& SUCCIN. Lorsque l’ovale de ces cornuesest un peu alongé , nous appelions cesVaisseaux cornues à F Angloise. L’élévationque cette forme leur donne, les rend très-propres à la distillation de plusieurs ma-tières sujettes à se gonfler , qui ne farcitque très-difficilement praticable dans unecornue écrasée , telle que les cornues deverre de Lorraine.
Nous avons dit au commencement decet article, qu’on se servoit quelquefoisde cornues de fer fondu : cette derniereefpece est peu en usage dans les labo-ratoires des Chymistes ; elle seroit pour-tant d’une grande utilité, & on pourroitI’employer dans un très - grand nombred’opérations chymiques, ce qui diminueroitla dépense ; car une cornue de fer seroitun meuble indestructible : fi l’on vouloirs’en procurer , il fau droit avoir l’atten-tion de les faire Lire très-minces , &de pratiquer à la partie supérieure uncouve, e fermant exactement, qui ser-viro t à introduire dans la cornue lesmatières à distiller , & en retirer lesrésidus après la distillation. On conçoitfacilement qu’il seroit possible de sauver
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un grand nombre de cornues de terre ?que l’on est obligé de casser pour avoirla matière charbonneuse qui y reste aprèsla plupart des distillations, &c.
II ne nous reste plus qu’à dire quel-que chose d’une autre efpece de cornue,connue sous le nom de cornue tabulée.Une cornue tubulée est celle à la partissupérieure de laquelle on a pratiqué unepetite ouverture en forme de tuyau oude tube, que l’ouvrier a ajusté de façonà le pouvoir fermer avec un bouchonde verre pour les cornues de verre , &de terre pour celles de terre.
Ces sortes de cornues , soit celles deterre , soit celles de verre , font très-com-modes dans nombre d’opérations, soit pourcohober la liqueur distillée , soit pourintroduire de nouvelle matière, soit pouren ajouter de différentes especes succes-sivement & en différents temps, &c. fansêtre obligé de desappareiller les vaisseaux?;on doit apporter toute l’attention possi-ble à ce que les bouchons ferment exac-tement , & soient ajustés fur le petit tubeou tuyau, de la façon qui fera expliquéeau mot tubulure. V~oye\ TUBULURE ouVaisseaux tubulés.
U est parlé de l’usage des cornues ta-bulées au mot diflillation , au mot clys-sus, & Lux articles acide nitreux &acide marin. Voyez DISTILLATION r
Clysstjs , Nitre , Sel marin. (3)CORNUS , ( Géog. mod.) petite villede France dans ie Quercy.
CORNU TIA , f. f. ( Hifl, nat. bot.)^genre de plante , dont le nom a étédérivé de celui de Jacques Cornuti, mé-decin de Paris. La fleur des plantes dece genre est monopétale, en forme demasque , dont la levre supérieure estrelevée , & l’inférieure divisée en troisparties. II s’éleve du fond du calice unpistil qui est attaché comme un clou àla partie postérieure de la fleur, & quidevient dans la fuite un fruit ou une baiepleine de suc sphérique , qui renfermeune semence qui a pour l-’ordinaire laforme d’un rein. Plumier , nova plant.Amer. généra. Voye\ PLANTE. (J)CORNUTO , f. m. (Hi/f. nat. Icthyo*l°g . ) poisson des îíles Moluques aííèz