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bien gravé & enluminé sous ce nom &fous celui de cornu , par Coyett au n°.94 , de la seconde pallie de son Recueildes poissons d’Amboine.
11 a le corps ovoïde, pointu aux extré-mités , une bonne fois plus long quelarge, la tête grande , alongée en groinde cochon , les yeux & la bouchepetits.
Ses nageoires font au nombre de six,dont deux pectorales, médiocres > arron-dies ; deux dorsales, dont l’antérieureconsiste en deux grandes épines, l’uneplus petite courbée en devant , l’autreplus grande arquée en arriéré ; la nageoi-re dorsale postérieure est longue , plushaute devant que derriere ; celle del’anus presqu’austi longue ; enfin celle dela queue est tronquée.
Son corps est jaune , fa tête rougeavec sept lignes longitudinales bleuesvers l’extrêmité ; ses nageoires font ver-tes , & la prunelle de ses yeux est noireentourée d’un iris jaune.
Mœurs. Le cornuto est commun dansla mer d’Amboine : on en prend de troisà quatre sortes ; on l’éleve dans des ré-servoirs parce qu'il est plaisant à voir& familier. Ses cornes , c’est-à-dire , lesépines de fa nageoire dors le antérieuresont fi venimeuses , qu’il est dangereuxd’en être piqué.
Remarque. Ce poisson est une especede poupou , c’est-à-dire , de genre depoistòn qui appartient à la famille descoffres, orbes. ( M. AdAnson. )
CORO, f. m. ( Financ. e'trang.) droitde 20e pour l’or , & de pour l’argent,que le roi d’Espagne leve sur le produitdes mines du Chilly & du Pérou. Voye\les diclionn. du Comm. & de Trév.
CORQD , ( Géog. mod. ) petite villede Traníllvanie, prés de Clausenbourg.
COROGNE (la) , Ge'og. mod. villemaritime d’Espagne en Galice , avec unport très-commode. Long. 9. 20. lat.43. 20.
* CORQLITIQUE , adj. ( Archit.)épithete par laquelle on défigne descolonnes ornées de feuillages , qui ser-pentent autour d’elles en spirales, tellesqu’on en volt quelquefois dans les édifices,
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& souvent dans les décorations théâtra-les. Elles servoient anciennement de baseà des statues , qui étoient aussi appelléescorolitiques.
COROLLAIRE , f. m. en Géométrie Test une conséquence tirée d’une proposi-tion qui a déja été avancée ou démon-trée : comme si de cette proposition,Un triangle qui a deux côtés égaux ,a aussi deux angles égaux ; on tire laconséquence : donc un triangle qui a lestrois côtés aussi égaux , a aussi les troisangles égaux.
On auroit tout auíTÌ-tôt fait de direconséquence que corollaire , cela seroitplus à portée de -tout le monde : maisc’est le fort de presque toutes les Scien-ces d’être chargées de mots scientifiquesassez inutiles. II ne faut pas espérer qu’onles change, & ceux qui en traitent fontobligés de s’y conformer. II faut avoueraufïì que ce n’est pas toujours la fautedes Savans ni des Artistes , si les motsscientifiques font si multipliés. Commela plupart des Sciences & des Arts nousviennent des Grecs & des Latins, lesmots nous en sont venus avec les cho-ses ; la plupart des mots scientifiquesn’ont point passé dans l’usage ordinaire ,& sont devenus obscurs pour le vulgaire.
Un Athénien, fans savoir de Géomé-trie , entendoit tout de suite que lemot de théorème íignifioit une vérité despéculation. Chez nous, c’est un motsavant pour ceux qui ignorent le grec j& ainsi des autres.
Plutarque , dans la vie de Cicéron ,le loue d’avoir le premier donné desnoms latins dans ses ouvrages aux objetsdont les philosophes grecs s’étoient occu-pés , & qui juí'qu’à lui avoient retenuleurs noms grecs. On ne sautoir rendrele langage des Sciences rrop simple , &,pour ainsi dire , trop populaire : c’est ôterun prétexte de les décrier aux sots &aux ignorants , qui voudroient feperfuadetque les termes qu’ils n’entendent pas enfont tout le mérite , & qui , pour parlerle langage de Montagne , parce qu’ilsne peuvent y prétendre , se vengent d enmédire. (O)
CORQMANDEL , ( la côte de J