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mais les personnes qui s’en servent pourle s mains & les bras, n en éprouvent pointde succès. A l’égard du visage , si cemoyen étoit praticable sans affecter lesyeux & la poitrine, il ne manqueroit pasde pâlir les joues & les levres , & de lesrider en méme temps.
Il est donc très - important de réem-ployer aucun de tous ces dangereux fardscosmétiques , qui plombent la peau, la des-sèchent, la minent, & produisent finale-ment les mauvais effets dont parle laBruyere , quand il dit que " íì les dames„ étoient telles naturellement qu’elles,, le deviennent par artifice , c’est-à-dire,>ì qu’elles perdissent tròs-promptement la}) fraîcheur de leur teint; qu’elles eussentle visage aussi gâté qu’elles se le rendent3) par la peinture dont elles se fardent,31 elles seroient inconsolables. >, Par M. leChevalier DE JAUCOURT.
COSMIQUE , adj. í Géog. ) se dit dece qui appartient a la Cosmographie ,ou qui a rapport au monde en général.(O) r ^
COSMIQUE 1 se dit , en Afironomie ydu lever d’une étoile dans certaines cir-constances. Une étoile se leve cosmique-rnent , quand elle se leve avec le soleil,ou avec le degré de l’écliptique où estJe soleil. Voyei Lever.
Le coucher cosmique arrive lors-qu une étoile se couche dans le méme tempsque le soleil se leve, Voye\ CoucherHeliaque.
Selon Kepler , se lever ou se coucherçosmiquement , c’est seulement s’éleverfur l’horison ou descendre dessous. Poye\ACHRONIQUE. Charniers. (O)
Cosmiques. ( Qualités ) Façon deparler dont M. Boyle se sert pour dési-gner certaines qualités des corps résul-tantes de la construction générale de l’U-nivers. Foyq Qualité.
Quoiqu’en considérant les qualités descorps , nous réexaminions ordinairementque la faculté que chaque corps a d’agirfur un autre , ou que la propriété qu’ila de subir faction d’un autre corps aveclequel une communication réciproqued’impreffions fait observer qu’il a unedélation manifeste ; cependant , selon
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M. Boyle, un corps peut avoir queíquejattributs, & être sujet à certains chan-•gemens, non pas simplement pat rapportà ces qualités qui paraissent lui être évi-demment inhérentes, ni par les relationsqu’il a avec les autres corps , mais enconséquence de la constitution du systèmegénéral du Monde , de laquelle il pour-rait résulter plusieurs agents insensibles ,qui par des moyens inconnus pourraientagir puissamment sur les corps que nousconsidérons, y produire des changemens,& les rendre capables d’en produire furles autres corps ; de sorte que ces chan-gemens devraient être attribués plutôt àfaction de quelques agents insensibles ,qtéà celle des autres corps avec lesquelson observerait que le corps en questionaurait un certain rapport. Ainsi plusieurscorps étant placés ensemble dans quelqueespace supposé au delà des bornes de l'U-nivers, ils retiendraient, selon M. Boyle,plusieurs des qualités dont ils sont douésprésentement, & ils pourraient en perdrequelques-unes & en acquérir d’autres.Mais si on les remettoit à leurs premièresplaces dans l’Univers, ils reprendraientleurs propriétés Hc dispositions primiti-ves , dépendantes de la forme du systèmegénéral ou du Monde. Ce sont ces qua-lités ou propriétés que M. Boyle appellesyftêmatiques ou' cosmiques. Charniers.
On ne sautoir douter que tous les corpsdont cet Univers est composé, ne ser-ment un système qui est un , & dont lesparties sont dépendantes les unes des au-tres , & ont entre elles des relations quirésultent de î’harmonie du tout. Certai-nement quelques-uns de ces corps dé-placés pourraient perdre ces relations, &changer par conséquent de propriétés àcertains égards. Mais tout ce que nouspSuvons dire là dessus se réduit à deschoses bien générales & bien vagues ;parce que nous sommes fort ignorants furles propriétés de la matière , & fur l’en-semble de cet univers que nous habitons.Un seul phénomène, un seul fait bien vu &bien développé, instruit plus que toutes cesconjectures hasardées, que nous ne seronsjamais à portée de vérifier , & qui, fanséclairer les philosophes , exercent leur