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Tome neuvième.
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c o s

point, ) cette lettre n’ayant jamais étépublique, le principe tel qu’il est n’enappartiendroit pas moins à M. de Mau-pertuis ; & M. Kœnig semble 1 avouerdans son Appel an public du jugementque Facalémie des Sciences de Fruste aprononcé contre la réalité de ce frag-ment. M. Kœnig avoit d’abord cité lalettre dont il s’agit , comme écrite àM. Herman ; mats il a reconnu depuisqu’il ne savoir à qui elle avoit été écrite :il a produit dans son appel cette lettretoute entiere , qu’on peut y lire ; elle estfort longue , datée d’Hanovre le 16 Oc-tobre 1707 ; & sans examiner l’authenti-cité du total , il s’agit seulement de savoiríì celui qui l’a donnée à M. Kœnig , aajouté ou altéré le fragment en question.M. Kœnig dit avoir reçu cette lettre desmains de M. Henzy, décapité à Berneil y quelques années. IÍ assure qu’il a entreles mains plusieurs autres lettres de Leib-niíz, que ce même M. Henzy lui a don-nées ; plusieurs font écrites, selon M. Kœ-nig , de la main de M. Henzy. A l'égardde la lettre dont il s’agit, M. Kœnig nenous dit point de quelle main elle est ;il dit feulement qu’il en a plusieurs autresécrites de cette même main , & qu’unede ces dernieres se trouve dans le recueilimprimé //z-4 0 . & il transcrit dans sonappel ce; lettres. M. Kœitig ne nous ditpoint non plus s’il a vu Foriginaí de cettelettre , écrit de la main de Leibnitz. Voilàles ftícs, fur lesquels c’est au public àjuger si le fragment cité est authentique ,ou s’il ne 1 eít pas.

Nous devons avertir aussi que M. Kœ-nig , dans les acl. de Leips. donne unthéorème fur les forces vives , absolumentle même que celui de M. de Courti-vron, imprimé dans les Mémoir. de l’acad.cle 1748, pag. 304. &i que M. de Courti-vron avoit lu à I’académie avant la pu-blication du mémoire de Ivl. Kœnig.Voye^ ce théorème au mot CENTREi/équilibre.

II ne nous reste plus qu’à*dire un motde l’usage métaphysique que M. de Mau-pertuis a fait de l’on principe. Nous pen-sons , comme nous l’avons déja insinuéplus haut, que la définition de la quantité

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d'aclion est une définition de nom purementmathématique éj arbitraire. On pourroitappeller aclion , le produit de la massepar la vitesse ou par son quarté , ou parune fonction quelconque de l’espace & dutemps ; l’espace & le temps font les deuxseuls objets que nous voyons clairementdans le mouvement des corps , on peutla ire tant de combinaisons mathémati-ques qu’on voudra de ces deux choses ,& on peut appeller tout cela aclion. ;mais l’idée primitive & méthaphysique dumot aclion n’en fera pas plus claire. Engénéral tous les théorèmes fur Factiondéfinie comme on voudra , fur la conser-vation des forces vives, fur le mouve-ment nul ou uniforme du centre de gra-vité , & fur d’autres loix semblables, nefont que des théorèmes mathématiquesplus ou moins généraux , & non desprincipes philosophiques. Par exemple ,quand de deux corps attachés à un le-vier l’un monte & l’autre descend, on trou-ve , si l’on veut, comme M. Kœnig ,que la somme des forces vives est nulle,parce que l’on ajoute, avec des signescontraires, des quantités qui ont des di-rections contraires : mais'c’est là une pro-position de Géométrie , & non une vé-rité de Métaphysique ; car au fond cesforces vives pour avoir des directionscontraires, n’en sont pas moins réelles,& on pourroit nier dans un autre sens lanullité de ces forces. C’est comme si ondisoit qu’il n’y a point de mouvementdans un système de corps, quand les mou-vernens de même part sont nuls, c’est-à-dire, quand les quantités de mouvementsont égales & de signes contraires j quoi-que réelles.

Le principe fie M. de Maupertuis n’estdonc , comme tous les autres, qu’unprincipe mathématique ; & nous croyonsqu’il n’est pas Fort éloigné de cotre idée,d'autant plus qu’il n’a pris aucun partidans la question métaphysique des forcesvives , à laquelle tient celle de Faction.Voye\ le s pages 15 & 1 6 de ses œuvres ,imprimées à Dresde , 1652. z/z-4 0 - U estvrai qu’il a déduit l’existence de Dieu deson principe : mais on peut déduire l'exis-tence dç Dieu d’un principe purement