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On cotoit autrefois les pieces par lesparoles du Pater ; de forte que la pre-mière étoit cotée Pater , la seconde ,nojter , & ainsi des autres successivement.
11 y a à la chambre des comptes des regis-tres qui font ainsi cotés , & cela fe prati-que encore dans quelques provinces. EnBretagne on dit coter & millefimer pourdire qu’en cotant les pieces on les marquede chiffres depuis un jufqu’à mille.
L’ufage à Paris & dans la plupart des pro-vinces , est de coter par chiffres les pieces& liastòs , dans les inventaires qui se fontaprès le décès d’un défunt ; mais dans les >inventaires de production & requêtes deproductions nouvelles , on les cote parlettres. (A)
Coter Procureur , c’est déclarerdans un exploit qu’un tel procureur occu-pera pour celui à la requête de qui l’exploitest donné. (A)
Coter un Sac ou Dossier. Nousavons expliqué ci-devant ce que c’est quela cote d’un sac ou dossier ; mais lorfqu’onparle d’un sac ou dosser , cote' tel pro-cureur , on entend que le procureur quioccupe , a marqué son nom fur ce sacou dossier ; il marque son nom à droite,& inscrit celui de ses confrères qui occupecontre lui, à gauche (A)
* COTEREAUX , CATHARIS ,COURRIERS, ROUTIERS, f. m. pi.( Hifl. ecclés. ) branche de la secte desPetrobusiens. Voye\ PETROBUSIENS. Ilsparurent en Languedoc tk en Gascognesur la fin du xij<-’ íìecle , & sous le régnéde Louis VII. Je ne fais pourquoi on enfait des hérétiques ; ce n’étoient que desscélérats qui vendoient leurs bras à lahaine , à la vengeance , & à d’autres pas-sions violentes & sanguinaires. II est vraique les hérétiques du temps les employè-rent plus que personne. Ils servirent Hen-ri II, roi d’Angleterre, contre Richardson fils , comte de Poitou. Ils fe fondi-rent ensuite dans la secte des Albigeois.Ce fut alors qu’ifs commenceront à de-venir hérétiques , mais fans cesser d’êtreassassins. Alexandre III les excommunia ,accorda des indulgences à ceux qui lesattaqueraient, & décerna des censurescontre les orthodoxes ecclésiastiques &
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laïcs qui ne concourraient pas de touteleur force au massacre de ces bandits.Conduite tout-à-fàit opposée à l’efprit del’Evangile que saint Augustin connut beau-coup mieux , lorsque consulté par les ju-ges civils fur ce qu’il falloir faire descircumcellions qui avoient égorgé plusieurscatholiques, il leur répondit à-peu-prèsen ces termes : « nous avons interrogé là», destùs les saints martyrs, & nous avons>, entendu une voix qui s’élevoit de leur,, tombeau , & qui r.ousav. rtistoit de prier», pour leur conversion, & d’abandonner», à Dieu le foin de la vengeance. », II yeut plus de 7000 Cotereaux d’extermi-nés dans le Berri.
COTERET , f. m. assemblage de plu-sieurs morceaux de menus bois, soit detaillis, soit de quartier, par le moyende deux hares. II doit avoir deux pies delongueur fur 17318 pouces de grosseur.
CQTERETS ou COTERELLES ,
( Tapisser. ) ce sont les deux principalespieces du métier de Haute-liffier ; ellessont de bois, en forme de gros madriersde 7 ou 8 piés dtf hauteur , de 14 ou iÇpouces de largeur , & de 3 ou 4 d’épaiseseur. Elles fe dressent- perpendiculaire-ment , & servent à contenir & soutenir àleurs deux extrémités les deux enfubles ourouleaux, fur lesquels s’étendent les filsde la chaîne des tapisseries de haute-lisse.Voye\ HAUTE-LISSE.
* COTERIE , f. f. terme empruntédes associations de commerce subalterne,où chacun fournit sa cote-part du prix ,& reçoit fa cote-part du gain , & auquelon n’a rien ôté de la force de sa pre-mière acception , en le transportant àde petites sociétés où l’on vit très-famí-liérement, où l’on a des jours réglés d’af-femblées &c de repas de fondation , oùchacun fournit fa cote-part de plaisanterie,bonne ou mauvaise ; où l’on fait des motsqui ne sont entendus que là , quoiqu’ilsoit presque du bon ton d’en user par-tout ailleurs , & de trouver ridicules ceuxqui ne les entendent point, &c. Toutela ville est divisée en coteries , ennemiesles unes des autres & s’entre - méprisantbeaucoup. 11 y a telle coterie obscure quiéquivaut à une bonne société, & telle