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Tome neuvième.
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société brillante qui n’équivaut tout justequ’à une mauvaise coterie. 11 n’y a presquepoint de bonnes coteries , gaies, libres,^ franches, fous les mauvais regnes.

Coteries , ( Jurìsp. ) c’est le nomque l’on donne en certaines coutumes auxhéritages roturiers , comme dans celled’Artois, art. 20. suivant lequel ces co-teries doivent être relevées & droi titréesdans sept jours , linon elles font réuniesde plein droit â la table du seigneur. Leshéritages cotiers , qui font la même choseque coteries , ne peuvent, lorsqu’ils fontpatrimoniaux , être aliénés fans le consen-tement de l’héritier apparent. Les héritiersen égal degré succèdent aux coteries parégales portions ; la femme a la moitiédes coteries acquises par son mari. Ladessaiíìne & saisine , & la saisie seigneu-riale des coteries ou rotures mouvantesde la seigneurie vicomtiere , doivent êtrefaites en présence des hommes de sief &non des hommes cotiers , qui ne doiventpoint desservir les plaids de la justice duvicomte , puisqu’il y a des vastèaux pourl’exercer. Voye^ h çouj:. d’Artois, art.2,0. 77. 106. 130. Pour l’étymologie dumot coterie , voye\ Ducange. g ! off. lat.cota 3 cotagium , cotarius. Ménagé, dichau mot coteraux. (A )

COTURNE , s. m. ( Belles-lett. ) es-pece de soulier ou de patin fort haut,dont se servoient les anciens acteurs detragédies fur la fcene , pour paraître deplus belle taille , & pour mieux appro-cher des héros dont ils joooient le rôle ,& dont la plupart passoient pour avoirété des géants. V. Tragédie.

II couvrait le gras de la jambe , & étcitlié sous le genou. On dit qu’Eschyle enfut l’inventeur. Chauffer le cothurne , enlangage moderne, signifie même jouer oucomposer des tragédies. {G)

COTICE, f. f. terme de Blason , c’cstune espece de bande diminuée, plus étroite,qui n’a que les deux tiers de la bande or-dinaire , qui n’occupe que ía quatrièmeou cinquième partie de l’écu. Elle se posede même biais , tirant de l’ang!e de st r.dp haut au senestre d’en bas. La codase met auílì en barre , tirant du côté gau-che au droit, comme le filet de bâtardise.

COT

Pithou les appelle f ré taux , parce qise*effet les frétés sont composées de cotices& de comre-çotices. Quand la cotice tientlieu de brisure on la nomme bâton. Oaappelle un écu cotice , quand tout sonchamp est rempli de dix bandes de cou-leurs alternées. V-~ye\ Bande. Diclionn.de T t év. & jP. Mentir.

On dit, cette maison porte de fable àtrois quinte-feuilles d’argent, fur un écucotice de même. ( V)

COTICE , adj. en termes de Blason ,se dit, de l’écu, loríqu’il est rempli dedix bandes de couleurs alternées. Voye^Cotice. Esoaieul , çotiçé d’argent &d'azur.

COTIER , f. m. ( Jurìsp. ) dans quel-ques coutumes est lynonyme de rotu-rier ou ■ ce usuel, comme en Artois. Leshéritages cotiers sont tous ceux qui ne sontpoint tenus féodal ement. Le seigneur co-der ou foncier est pelui qui n’a dans famouvance que des rotures , & la justicecociere ou foncière , celle qui ne s’étendque fur des rotures ; les hommes ou jugescoáers , sont les propriétaires des hérita-ges tenus en censive ; pour ce qui con-cerne leurs obligations par rapport à l'exer-cice de la justice , & leurs droits pourrecevoir les contrats d’aliénation des hé-ritages cotiers Sc les testamens , voye\ au/noíKoroíES cotiers, Juges cotiers;

voye\ aajji ci-devant COTERIES.

íi y a dans îa coutume de Cambrai ,tit. j. art. 74 des fiefs cotiers , qui sontde la nature des terres çoderes ou de main-ferme. ( A )

CÓTIER , ( Marine. ) Pilote coder :ce nom se donne à des pilotes particu-liers , qui ont une connoistànce plus éten-due & plus détaillée de certaines côtes,de leurs ports , de leurs mouillages, &de leurs dangers ; on les distingue despilotes hauturiers, qui sont ceux qui sontchargés de la conduite du vaisseau enpleine mer. Le pilote coder ne prendla conduite du navire qu’à la vue descôtes. (Z)

COTIERE , f. f. ( Maçonnerie y Jar-dinage. ) so dit de certains ados de terreun peu longs , faits le long des murs,ou ensuivant le penchant d’un petit côteau,