Cot'
fnr lesquels le soleil tombe à plomb , &avance infiniment les plantes qu on yseme.
Cotieres , se dit, en Brajjene , desrebords des planches qui soutiennent legrain , & qui entourent la touraille.
COTIGNAC , s. m, ( Confit. ) especede confiture qui se fait avec le coing dela maniéré suivante. Prenez une douzainede coings , s’ils font petits ,< sept ou huits’ils font gros, coupez-les par petits mor-ceaux ; faites-lès bouillir dans cinq à sixpintes d’eau , jusqu’à la réduction de deuxpintes ; paslez ces deux pintes restantesdans un linge blanc; jettez cette décoc-tion dans une poêle à confiture ; ajoutezquatre livres de sucre ; faites bouillir jus-qu’à ce que le tout soit en gelée suffisam-ment cuite. Versez chaud dans des boî-tes ou pots.' S’il n’étoit pas assez rouge ,vous y mêleriez pendant qu’il cuit unpeu de cochenille préparée. fÁoye^ COING.
II y a un autre cotignac qu’on tire dumoût : on prend du moût ; on le metdans un chauderon ; on le réduit fur unfeu clair au tiers ; on a des poires de cer-teau toutes pelées & coupées par quar-tiers ; on les jette dans le moût ; on faitbouillir le tout jusqu’à ce que les poiressoient cuites , & que le sirop ait unebonne consistance : alors on remplit despots de cette confiture. Voye\ MOUT.
Cotignac , ( Géog. mod. ) petiteville de France , en Provence , fur lariviere d’Argens.
COTILE , ( Géog. mod. ) petite ri-viere d’Italie , au royaume de Naples,dans la Calabre citérieure, elle se jettedans celle de Crate.
COTILLON , f. m. partie de I’habitdes femmes ; c’est une jupe courte dedessins; il est très-léger en été , & très-fourré en hiver. Nous avons une danselégere du même nom. C’est une especede braie à quatre, huit personnes. Voye^Buanle.
COTIR , v. act. ( .Tard. ) c’est la mê-me chose que taillé , froijjé , ou meurtri ,-être frappé trop rudement. II ne se ditque des fruits & n’est pas fort usité. Lagrêle a coti ces poires.
CO ; 1.SATÍON y f. f. ( Jurifp. ) est
COT 6 if'
I’imposition qui est faite fur quelqu’un dela cote-part, qu’il doit supporter d’unedette , charge , ou imposition communeà plusieurs.
La taille , le sel cans les lieux où ils’impose , & les autres charges & subven-tions doivent être supportées par chaquehabitant suivant fa cotisation 3 telle qu’elleest faite sur le rôle qui contient les dif-férentes optes assignées à chacun. Voye\Cote , T aille , Gabelle , Sel , Rôle.(■J)
COTISER v.- act- ( Jurifp. ) signifiecomprendre quelqu’un dans un rôle , &lui imposer sa part des charges auxquellesil doit contribuer. Ce terme est sur-toutusité en matière de tailles. On ordonneou on défend aux asséeurs & collecteursde comprendre ni' cotiser quelqu’un dansleur rôle des tailles. (A\
COTITÉ ou QUOTITE, sub. fém.( Comm. ) se dit ordinairement de lataxe ou part que chacun paye d’une im-position , ou du cens que les vassaux doi-vent au seigneur. On ì’emploie auffi danslé commerce pour signifier la part ouportion que chacun doit porter dans unesociété ou compagnie de commerce. ( G )
COTON, sub, m. ( Hifi. nar. Orni-tholog. ) petits d’un oiseau de l’Amérique,qu’on appelle diable ou diablotin r il pa-roît que ce sont les becs-figues du pays.Ils font couverts d’un duvet jaune & épais,& tous blancs de graisse. C’est un metsfort délicat. Voye\ DIABLE.-
* Coton , si m. ( Hift. na't. bot.xilon genre de plante à fleur monopé-tale, en forme de cloche , Ouverte & dé-coupée , du fond de laquelle s’éleve un tuyaupyramidal, ordinairement chargé d’étami-nes. Le calice poussé un pistil qui enfile lapartie inférieure de la fleur, & le tuyau, &qui devient dans la fuite un fruit arrondi,divisé inrérieurement en quatre ou cinq1, ges. Ce fruit s’ouvre parle haut, pourlaistèr sortir les semences qui font en-veloppées d’une espece de laine propre àêtre filée , appellée coton , du nom de la-plante. Tomnsíort.
Le P. du Tertre, le P. Labat, M. Fre- 1-zier, &c. disent que l’arbuste qui po:te,1e coton s’éleve à la hauteur de huit à neuf