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pies, qu’il a l’écorce brune, & que fa seuil- ■le est divisée en trois : lorsque sa goustbest mûre &c qu’elle commence à se sécher ,elle s’ouvre d’elle-même ; alors le cotonqui étoit extrêmement resserré fort, s’é-tend , & st l’on ne se hâte de le cueillir,le vent en enleve une partie considéra-ble qui se disperse entre les feuilles &branches del’arbre , s’y attache & se perd.IjL est d’une grande blancheur ,, & remplide graines noires de la grosseur dti pois ,auxquelles il est tellement adhérent, quece ne seroit pas fans beaucoup de travail& de patience qu’on parviendrait à l’éplu-cher à la main. Aulli a-t-on imaginé depetits moulins à cet usage , dont nousparlerons ailleurs.
L’arbuste qui produit cette utile mar-chandise est commun en plusieurs endroitsdu Levant , des Indes orientales, occi-dentales , & sur-tout aux îles Antilles ;on le cultive aussi en Sicile & dans laTouille. Des auteurs contraires à ceux quenous avons cités plus haut , disent qú’iln’est guere plus grand que le pêcher, &qu’il s’étend en buiston ; que la couleur defa fleur varie selon la qualité du terroir ,tantôt violette , tantôt d’un jaune doré ;que son fruit, sa coque ou gousse se noir-cit en mûrissant ; qu’il y a une sorte decoton qui rampe comme la vigne qu’on nesoutiendrait pas st,r des échalats, qu’il ya dans la terre ferme du Brésil un cotonierde la hauteur des plus grands chênes, &dans Pile de S^ Catherine un autre , dontla feuille est large & divisée en cinq seg-mens pointus, & le fruit de la grosseurd’un petit œuf de poule ; qu’on tire dela fleur Sc de la feuille du cotonier suitesensemble fous la braise , une huile rouflè& visqueuse propre à la guérison des ul-cérés ; que l’iuiiíe de la graine est un boncosmétique , &c. Quoi qu’il en soit de cespropriétés, il est sûr que le coton mis surles plaies cn forme de tente , y occa-sionne Pinflammarion. Leuvenoeck qui arecherché la cause de cet effet au mi-croscope , a trouvé que les fibres du cotonavoient deux côtés plats d’où il a concluqu’elles avoient comme deux tranchants ;que ces tranchants plus fins que les mo-lécules dont les libres charnues font j
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composées, plus fermes & plus raides ;divisoient ces molécules, & occasionnèrentpar cette division Pinflammation.
L’art de faire la mousseline nous feraconnoître les procédés usités dans l’apprêt,le filage & l’emploi du coton.
On saisit Pinstant favorable & indiquépar la nature pour faire la récolte du co-ton , on sépare la bourre de sa coque ,on le porte ensuite au moulin pour endétacher la graine. Le méchanifme de cemoulin est des plus simples : ce font deuxpetits rouleaux cannelés, soutenus hori-zontalement : ils pincent le coton qui pastòentre leurs surfaces, & le dégagent de fagraine dont le volume est plus considéra-ble que la distance des rouleaux ; ils tour-nent en sens contraires, au moyen de deuxroues mises en mouvement par des cordesattachées à un même marche - pié qu’unhomme fait agir avec son pic , tandis qu’ilprésente avec ses mains le coton aux rou-leaux qui le saisissent & P entraînent d’uncôté , la graine tombe du côté opposé ,lo long d’une tablette inclinée.
Lorsque le coton a été séparé de fagraine, on le met dans de grands sacs detoile forte, longs d’environ trois aunes.On commence par les mouiller , ensuiteon les suspend en Pair avec. quatre cor-des ; après quoi un Negre entre dedans &y foule le coton avec ses piés & avec unepince de fer. Par dessus la premiere cou-che , on en met une seconde. Pendantce travail un autre ouvrier a foin d’asper-ger de temps en temps le sac avec dePeau , fans quoi le coton ne seroit pointarrêté , & remonterait malgré le foulage.Quand le coton a été suffisamment foule,on coud le sac avec de la ficelle , & onpratique aux quatre coins des poignéespour pouvoir les remuer : un sac ainsi pré-paré s’appelle une bulle de coton ; il encontient plus ou moins , scion qu’il estplus ou moins ferré : cela va ordinaire^ment à 300 ou 320 livres.
Ce font ces balles que l’on apporte dansnos manufactures de Rouen Sc de Troyes.L’Asie , P Afrique , P Amérique , particu-lièrement Iqs Iíles Antilles, produisentbeaucoup de coton ; mais la plus grandej quantité de celui qui paíle en Europe
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