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phis ferres, ou on les repique en lesplantant au plantoir fur d’aucres couches ,ce qui les avance beaucoup. Les faisonsqui font craindre la fraîcheur des nuits ,obligent à couvrir les couches de pail-lassons & de briíe-vents, que l’on levetous les matins. (K)
Couche , che\ les Tanneurs , Cha-moiseurs , & Mégiffiers ; c’est une cer-taine quantité de peaux que ces artisansmettent à-la-fcis fur le chevalet pour lesquiosser. Voye\ QUIOSSER.
COUCHE, entretoise cle couche. Noyé%Varticle C AVI ON.
Couche , ( Econ. dômes. ) langedont on enveloppe les eniàns au maillot,& dont on doit les rechanger tous lesjours auffî souvent que la propreté i’exigc.
Couche , ( Chimie. ) Voye\ Lit.
Couche , terme de Doreur , c’est lafeuille d’or ou d’argent qu’on porte furl’objet ou le bâton qu’on veut argenterou dorer.
Couche , ( Doreur fur cuir.) mélangede blanc d’ccuf & d’eau gommée, qu’onapplique fur le cuir , avant que d’y poserla feuille d’or ou d’argent.
Couches de la terre, ( IJifi.nat.Oryclolog. Géogr. fouterr.) telluris ftrata.L’intérieur de notre globe est composéde couches de différentes matières ter-restres , pierreuses ou minérales , poséesles unes fur les autres, concentriques,li on les considéré en gros ; mais avecdes courbures, des inclinaisons, des in-flexions & des épaiíïeurs fort différentes.Ces couches s’inclinent fous les lacs &les mers , dont elles forment les bassins ;s élèvent avec les montagnes , dont ellessoutiennent & composent les masses ; s’a-baissent avec les vallées , dont estessuivent les courbures. Telle est l’idéegénérale que l’on peut se former de cescouches , observées par-tout où l’on afouillé la terre à une certaine profon-deur.
M. Bertrand , dans fes Mémoires fur lastructure intérieure de la terre , publiés d’a-bord à Zuric en 17 5 z, a recueilli & dévelop-pé les principaux phénomènes de cette struc-ture singulière. Cet ouvrage a été réim-primé plusieurs Lis, & se retrouve dans
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un recueil in-ist de divers traités de cetauteur fur l’histoire naturelle , imprimé àAvignon en 1766. Après lui M. Lehmana considéré ces couches & les diverseshypothèses , imaginées pour expliquerleur formation , dans le troisième tomede fes Traités de Phyfique & de Miné-ralogie , à Paris 1759 , Estai d’une histoirenaturelle des couches de la terre. Kruger ,professeur à Halle , a au/Iì recherché lescauses de cette structure dans son Histoiredes anciennes résolutions du globe , ou-vrage auílì traduit & publié en françois ,à Paris. Enfin, M. de Buffon dans faThéorie de la terre , au premier volumede son Histoire Naturelle , a raííèmbiéles circonstances de cette structure , quipouvoient servir à étayer son systèmeingénieux sur la formation de notre globeLe de ses couches .
Personne ne connoît 1 jusqu’à quelle pro-fondeur sont disposées dans le sein dela terre , ces couches stratifiées ; maison fait qu’elies font souvent interrompuespar des vuides, des cavernes, des grottes,des fissures. Wodward a supposé le centreoccupé par un immense globe d’eau ;le P. Casati. & Swendem , par un globede feu : aucun d’eux n’appuie son hypo-thèse , de raisons suffisantes. Toutes cessuppositions font partie des romans phi-losophiques , & la vraie philosophie 11edevroit être que l’histoire des faits , oul’exposé des phénomènes certains.
Dans les plaines, ces couches conser-vent un parallélisme souvent assez exact.Sur une étendue déterminée , quelquefoisconsidérable, elles font composées demême maniéré & de même matières :mais la direction de ces couches , leur com-position , leur matière , leur épaisseur ,leurs polirions respectives , leurs assises,font plus souvent encore soumises à tantde variations en certains lieux du globe ,ou d un lieu à l’autre , que l’on ne sau-toir établir aucune réglé générale &constante fur leur structure, leur com-position & leur position.
Dans les cours des vallées, le plussouvent les angles saillans d’une chaînerépondent à des angles rentrans d’uneautre chaîne , comme les bords opposésLlll 2.