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que rien ne nuisoit plus à l’esprit <fob-servation , à la vraie connoissance de l’his-toire naturelle , à la véritable philosophie,aux progrès de la science historique dela nature , la seule à la portée de l’hom-nie ici bas , que Pesprit ce système , letalent des hypothèses, le brillant d’uneimagination seconde , qui lait inventer& peindre. Voyez Théorie de la terre >par M. de Buffon. {B. C.)
COUCHE , en Bourgogne , ( Geogr, )Coucha , de Coichis, grand bourg deì’Autuaois , fort peuplé , entre Aucun ,Montcenis , Chàlons & Beatine ; la voieromaine de Chàlons à Autun traver-íoit couches. II y a un ancien & richeprieuré de bénédictins ré t! ni au colleged’Autun en 1614. II est fait mention dere prieuré des 1017 fous le nom de Cce-nobiolum colchas-. Une église collégialefondée en 1464 par Claude de Montagu& Lotiise de la Tour sa femme : & unechâtellenie royale & baronnie.
Les calvinistes avoient un temple prèsde C ouate s, qui fut démoli en 160$ parM. de Roquette , évêque d’Autun. Lepays est un vignoble abondant : on y faitun grand commerce de vins communs.
COUCHE , participe , ( la maniéré dese tenir , ) Me'J. posture dans laquelle onfe rient au lit, soit en maladie ou ensanté ; c’est ce que les Latins nomment enìm seul mot decubitus , & nous le disonsen trois ou quatre. Nou$ manquons pres-que toujours de substantifs pour exprimerlans périphrase les actions animales ; c’estun défaut de notre langue qu’il feroit bonde rectmer à Pimitation de nos voisins.
On juge assez bien par ia posture danslaquelle on fe tient couche ', de la forceou de la foibîeíse de la faculté motrice ;•car lorsqu’il arrive que 5 e corps fe meutavec peine , qu’il a de la difficulté à setourner ou à demeurer debout, c’est unsigne que ia faculté animale est dimi-nuée , affaissée ; tant qu’elle demeure dansson entier, le corps se meut aisément,se tourne ou se ìeve suivant la volonté :les bras , les mains & Ia tête se soutien-nent en Pair.
II est assez indifférent d'être couché furîe dos, du côté droit, ou du côté gau-
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che ; car plusieurs personnes par habitude,& fur-tout les eníans, se couchent detoutes les façons.
Hippocrate, parlant de la meilleure ma-niéré de se tenir couché , dit que le mé-decin doit trouver le malade couché furPuri des côtés, avec les bras, le cou &les jambes un peu retirés, & tout le corpsdans une situation libre & commode ,comme cela est ordinaire à ceux qui fonten íanté. On sent en effet qu’une tellepoil ure indique la force conservée de lafaculté mot lice des muscles, fans aucundegré de tension prcter-natureUe .
Quand les forces font affoiblies , onaime à être couché fur le dos , les bras& les jambes étendues & fans mouve-ment ; mais ne pouvoir demeurer long-temps dans la même position, ni restercouché fur le même côté , & néanmoinssentir de la difficulté à changer de posture >voilà des indications de maladie.
Demeurer couché fur le dos , un mo-ment après se découvrir, éloigner con-tinuellement les couvertures du lit, s’a-giter , tenter de dormir dans une positiondifférente de Pordinaire , ne pouvoirrester couché que d’une même maniéré,& toujours d’une façon inquiété ; ce sentdes signes d un état de maladie encoreplus grave.
Quand cette inquiétude continue dansles douleurs d’estomac , dans la déprava-tion ou l’abondance des humeurs , dansî’infìarnmation , la colique , la fievre ma-ligne, les douleurs aiguës par tout le corps,la tension , l’enflure & Pinsiammation duhas-ventre ; alors le danger devient beau-coup plus grand , & requiert la guérisonde ces divers maux.
Par la mauvaise façon dont on est cou-ché dans Pefquinancie , la péripneumonie ,la pleurésie , i’empiême , la phthisie ,I’asthme ; on a lieu de juger que la poi-trine , les poumons , & les organes dela respiration sont accablés avec danger :mais il ne faut pas moins craindre la mau-vaise maniéré d’être couché dans le dé-lire , la frénésie , l’affoupistèment, &semblables maladies , parce qu’elles signi-fient faction troublée du cerveau.
Dans les maladies aiguës, les fievres