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Tome neuvième.
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3°. Et de la même maniéré , cette«ombre jaune étant éclairée par la seule lu-mière d’une lampe , devenoit violette.

4 0 . En laissant tomber un autre soirl’ombre bleue sur un papier jaune , le mé-lange donna un beau verd clair ; commeaussi lorsque le P. Schersser reçut l’om-bre jaune fur un papier bleu, la couleuraccidentelle de l’un & de l’autre fut lepoupre , qui est celle de toutes les cou-leurs vertes.

11 faut remarquer , par rapport à cesdernieres expériences , que la lumièreque répand une chandelle ou une lam-pe allumée , est jaune ; & qu’ainíi lesexpériences qu’on tait à la lueur d’unetelle lumière , doivent différer de cellesqui fe feroient à la lumière du jour :nous pourrions en citer , d’après le P.Scherffer , plusieurs qui ont trait à cetteconsidération. Pareillement , si c’est lalumière du soleil qui tombe sur les figu-res destinées aux expériences , les cou-leurs accidentelles en souffrent quelquealtération , parce que les rayons jaunesprédominent aussi un peu dans cette lu-mière.

Ceux qui seront curieux de s’occuperdes couleurs accidentelles , pourrout vé-rifier aussi les expériences que le P.Scherffer a faites avec la lumière d’unechandelle , considérée de jour & de nuit ;avec la flamme de l’esprit-de-vin , avecdes charbons ardents & du fer rougi aufeu , avec des nuages éclairés par le soleil,avec du papier blanc , avec l’image duloleíl , reçue fur des feuilles de papierde différentes couleurs par le foyer d’unelentille.

Nous ne nous arrêterons pas à ces ex-périences , a fin de rapporter plutôt lessuivantes , que nous regardons commeplus intéressantes , & que le P. Scherffera faites à l’occasion d’une conjecture qu’ilformoit , que chaque espece de rayonsagit fur telles parties de l’ceil dont lesforces ont avec elle un rapport plusimmédiat.

" Je voulus éprouver , dit—il , si lescouleurs accidentelles fe mêlent de lamême maniéré que les vraies. Je mis ,dans ce dessein , fur un papier noir , deux

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petits quarrés exactement l’un à côté del’autre ; le quarté à gauche étoit jaune ,l’autre étoit rouge. , Je tournai les axesvisuels d’abord fur le centre du jaune ,& le considérai pendant quelque temps :après cela , je portai les yeux , fans re-muer la tête , fur le centre du rouge ,& le fixai pendant le même espace detemps ; je jettai la vue ensuite de nou-veau sur le milieu du quarté jaune , &de là sur le rouge. Je fis cela à trois ouquatre reprises , & me tournai eníiiitevers une muraille blanche , où je vis troisquarrés qui se touchoient , comme ceuxqui reposoient sur le fond noir : le quartédu côté gauche étoit violet ; celui dumilieu , un mélange de verd & de bleu ;& le quarté à la droite parut d’un verdclair , parce que la couleur rouge du vé-ritable tiroit sur le pourpre.

Je considérai de la même façon alter-nativement deux quarrés , l’un jaune &l’autre verd ; & je vis fur la muraille ,à gauche , un quarté bleu foncé , au mi-lieu un quarté de couleur violette mêléede beaucoup de rouge , & à droite unquarté d’un rouge pâle.

Deux quarrés , l’un verd & l’autre bleu,produisirent du côté gauche une couleurrougeâtre , à droite un jaune pâle , & aumilieu de l’orangé.

Enfin , la figure apparente d’un quartérouge & d’un verd fe trouva verte &rouge , fans que je pustè distinguer au mi-lieu autre chose qu’une ombre obscurede même grandeur que les quarrés.

Je continuai par mettre trois petitsquarrés à côté 1 un de l’autre ; un verdà gauche , un jaune au milieu , fci un rou-ge à droite. Je les considérai 1 un aptesl’autre fans remuer la tête , suivant Tor-dre que je viens de désigner , & en com-mençant par le rouge. Apiès que je leseus contemplés à diverles reprises , je viscinq quarrés fur la muraille blanche : lepremier , à gauche , étoit rougeâtre > lesecond , d’un pourpre foncé ; le troisième,d’un bleu encore plus obscur ; la couleurdu quatrième étoit un mélangé plus clairde verd &: de bleu ; celle du cinquièmeétoit un verd clan.

Je changeai T expérience en substituantPppp i