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un quarré bleu au verd ; & je vis alorsà gauche , d’abord un quarte d’un jaunepâle : à côté de celui-ci en étoit un bleuqui tenoit du verd ; au milieu étoit unquarté d’un verd très-fòncé ; puis venoitun mélange de verd & de bleu ; le der-nier en tin étoit d’un verd clair >,.
11 suffit d’avoir saisi les principes duP. Scherffer’, & d’avoir des notions or-dinaires fur le mélange des couleurs , pourtirer de ces expériences la conclusionque le mélange des couleurs accidentellesse fait de la même maniéré que celui descouleurs véritables. Elles donnent lieuauíîi au P. Scherffer de faire plusieursremarques fines qui répandent du jour furcette partie de l’optique t mais qui fonttrop liées entr’elles pour que nous puis-sions ici nous y arrêter. Au reste, si Tonconsidéré de la maniéré qu’on vient devoir un plus grand nombre de quartesrangés fur une ligne , leur nombre devienttrop grand fur la muraille , & les couleursaccidentelles deviennent trop foibles ,pour qu’on puiíle bien distinguer celles-ci.
On trouvera auísi dans la brochure duP. ScheríFer des remarques fur quelquesphénomènes observés par des favans célé-brés , mais mal expliqués, où 1 aillés fansexplication , faute d’avoir connu la théo-rie des couleurs accidentelles. Enfin ,notre auteur fait voir austi que ces cou-leurs peuvent servir à des récréationsd’optique > d airs le goût de celles qu’onfait avec des cônes & des cylindres demétal ; il a peint des fleurs , & même desfigures humaines ,en couleurs renversées,c’est-à-dire avec les couleurs acciden-telles de celles qu’il vouloir que ses figu-res eussent pour être représentées ensuiteau naturel fur un fond blanc ; & ces ex-périences Pont beaucoup amusé , ainsique ceux qui les ont faites avec lui. Ilfaut seulement , pour y réussir , avoirun peu d’habitude , & lerir l’œil fixé àpeu-près fur le centre de la figure.
Après avoir rapporté ce qu’il y a deplus estent iel fur les couleurs accidentel-les dans le petit traité du P. ScheríFer ,nous dirons encore quelque chose fur lesphéi omenes de cette efpece , qu’on voieaprès avoir regardé un instant le soleil.
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Le P. Scherffer ne paroít pas s’en êtrebeaucoup occupé , quoiqu’à la vérité cetteimage du soleil que nous avons dit plushaut qu’il recevoit fur du papier blanc ,au moyen dune lentille , oftre à-peu-prèsles mêmes apparences.
C’est d’après un mémoire de M. Aipinus,inséré dans le tome X des nouveauxCommentaires de Petersbourg , que nousajouterons à cet article ce qui fuit.
" Lorsque le soleil est astèz proche del’horizon , ou bien quand il est couvertpar de légers nuages , son éclat est assezdiminué pour qu’en le regardant fixementpendant environ le quart d’une minute ,l’œil en ressente seulement une vive im-pression , sans en être cependant blessétout-à-fait. Mais cette impression & lasensation qui en résulte , ne s’évanouiísentpas d’abord , quand on détourne ensuiteles yeux ; estes restent pendant trois euquatre minutes & souvent plus long-temps. II y a plus ; on éprouve cette sen-sation , íòit qu’on ferme les yeux , soitqu’on les ouvre ; les circonstances quil’accompagnent font singulières , & j’aitrouvé par plusieurs expériences qu’on peutles réduire aux Ioix suivantes.
r?. Quand austi-tôt qu’on a cessé deregarder le soleil on ferme les yeux onvoit une tache irrégulièrement arrondie ydont le champ intérieur ab c d est d’unjaune pâle , tirant sur le verd , tel à- 1peu-près que la couleur du f
, soufre commun, & cet es- ff « £ ’yipace jaune est entouré d’un fi c j)bord ou anneau e f g h i
qui semble teint en rouge. L "
2 °. Qu’on ouvre ensuite les yeux , &qu’on les jette sur un mur ou sur quel-qu’autre surface blanche , on verra surce fond blanc une tache tout-à-fait pareil-le , tant pour la grandeur que pour la fi-gure , à celle qu’on voyoit avec les yeuxfermés , mais qui se distingue par de toutautres couleurs : car ,
3°. Le champ qui paroisseit jaune auxyeux fermés , fe voit, quand on les ou^vie , d’une couleur rouge , ou plùtót bru-ne tirant fur le rouge , & l’anneau quiauparavant étoit rouge , paroít de cculemrbleu-céleste fur le fond blanc..