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titre : Observations fur les antiquitésd’Herculane , in-n , à Paris , 1755. CesM.M. disent " qu’en général le coloris des» figures humaines de ces peintures n’a ni» finesse, ni beauté , ni variété ; les grands», clairs y font d’astèz bonne couleur ; mais», les demi-teintes y font depuis la tête„ jufqu’au pié d'un gris jaunâtre ou oli—,, vâtre, fans agrément ni variété : le» rouge domine dans les ombres dont le,, ton est noirâtre : les ombres des drape-r> ries fur-tout n’ont point de force ; mais„ la peinture à fresque est sujette à cet», inconvénient. Un autre défaut qu’on», pourroit également reprocher à beau-», coup de fresques, même des meilleurs», maîtres modernes de l’Italie , c’est que», la couleur des ombres n’est point rompue,», elle est la même que celle des lumières,», fans avoir d’autre différence que d’avoir
„ moins de blanc. Les peintres d’Her-
» cular.e fondoient rarement leurs cou-», leurs , ils peignoient par hachures. Les», tableaux en général font peu finis, &», peints à-peu-près comme nos décora-», fions de théâtre ; la maniéré en est astêz», grande, & la touche facile: mais elle in-», dique plus de hardiesse que de savoir ,>’ &c. », Les peintres Italiens, au con-traire , regardent les tableaux d’Herculanecomme des merveilles pour le coloris. Onpeut, fur la matière des couleurs , con-sulter les Mémoires des académies dessciences de France , d’Angleterre , &c.YHifloire de l’art, par M. J. Winckel-mann, z vol. in-Y>°. à Amsterdam , 1766.La Chyrrne métallurgique de Geilert.í ranci] ci Junii picloris de piclura vete-rum , Roterdami , in-]ot. & Y article
suivant. Nous finiíïons en observant qu’ilseroit à souhaiter que les nations Raccor-dassent à fixer par le moyen des verrescolorés , les degrés de chaque couleuralors notre postérité pourroit juger de ceque nous appelions saphir du troisièmedegré ; diamant verd , rose , • limpideglajjé, &c. marbre rouge du troisemedegré, &c. ( V. A. L. )
Les couleurs peuvent être considéréesen fait de peinture fous deux points devue différents : d’abord comme simplesmatériaux , dont la qualité physique influe
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considérablement fur Peffet & la conser-vation d’un tableau ; & ensuite commeune simple lumière , qui par la variétéde ses modifications met le peintre enétat d’imiter les couleurs de chaque objetvisible.
Dans le premier point de vue les cou-leurs font au tableau ce que le bois , lapierre & la chaux font au bâtiment. Ainsil’on dit d’une couleur qu’elle a plus oumoins de corps, selon qu’il en faut plusou moins pour produire un certain effet.Dans ce sens les peintres disent que lacéruse a plus de corps que la craie.
II importe donc beaucoup au peintre deconnoître parfaitement la matière de sescouleurs , tant pont travailler avec plusde succès & de facilité , qu’afin d’af-furer une plus longue durée à ses ouvra-ges. Avec certaines couleurs on fait plusd’un coup de pinceau , qu’on n’avancecoitavec plusieurs couches d’une autre cou-leur. T elle couleur se conserve sans s’al-térer sensiblement, pendant des siécles,tandis que d’autres s’alterer.t en tiès-peude temps, se ternissent , ou s’obseurcis-sent, ou passent tout-à-fait. II est vraique ces effets différents dépendent en par-tie de la manier e dont le peintre traiteses couleurs , mais la principale cause endoit néanmoins être attribuée à leur qualitéphysique.
L’éleve peintre qui aura le bonheur des’instruire fous un maître habile & affec-tionné , apprendra fans peine à connoîtreles propriétés physiques des couleurs , maisil y a des maîtres mystérieux , & mêmejaloux de leurs élevés ; ceux-ci sont alorsobligés de recourir à leurs propres obser-vations. C’est en revoyant de loin en loinles tableaux achevés depuis plusieurs an-nées , que le peintre peut appercevoir lesaltérations du coloris. On peut encoreéprouver les couleurs , en faisant des pein-tures d’esiài qu’on expose au grand air &au soleil. 11 est fur-tout très-utile d’exa-miner avec foin les ouvrages des anciensmaîtres les plus estimés, pour voir l’effetque des siécles entiers ont fait fur certai-nes couleurs. Les anciennes esquisses yfont les plus propres, parce qu’on y peutencore reconnoìtre avec une certitude
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