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Tome neuvième.
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tamís , à-travers lequel on passe le lait.II faut laver souvent la couloire , parceque ce qui y reste de fluide s’aigrislànt ,peut déterminer le lait nouveau qu’on ypaste â s’aigrir aussi.

* COULOIRE , ( Cuisine .) c’est un vais-seau de cuivre étamé , percé d’un grandnombre de trous , dans lequel on pétrit6c écrase des légumes & autres substancescuites, dont on extrait le suc qui passepar les trous de la couloire , & qu’on re-çoit dans un autre vaisseau pour en faireún coulis , une sauce , &c. d’où l’on voitce quelle importance il seroit que ce vais-seau & tous les semblables où l’on travail-le , pour ainsi dire , long-temps & avecviolence , des substances qui peuvent avoirquelques qualités corrosives , fuíïènt defer ou de quelque autre métal dont les par-ticules ne fussent point nuisibles au corpshumain.

COULOIRE , en termes d’Epinglier ,est une efpece de filière dans laquelle ontire le laiton sortant de la premiere main,pour le réduire à la grosseur dont on veutque les épingles soient.

COULOMBES, f. f. ( Charp. ) fontdeux gros poteaux dans les cloisons ou pansde bois où portent les poutres ; ils fontéloignés de la grosseur de la poutre , &dans l’une & l’autre est astèmblé à tenons

& mortoises avec embrevement , le tas-seau qui porte la poutre.

CQULOM-CHA , s. m. ( Hist. mod. )nom que l’on donne en Perse à des especesde pages ou gentils-hommes que le roienvoie aux gouverneurs des provinces ,pour leur signifier ses ordres. Ce nomsi.8 n ifie esclave du roi , non que ces offi-ciers soient réellement esclaves comme lesichoglans du grand-seigneur, mais ils pren-nent cette qualité pour marquer qu’ils fontentièrement dévoués aux ordres du souve-rain :car ce sont pour la plupart des en-fans de qualité élevés dès leur jeunesse àla cour , & qu’on destine aux plus grandsemplois. Celui vers lequel le sophi les en-voie , doit leur donner un riche habità leur arrivée , & un présent convena-ble à leur qualité lorsqu’ils s’en retour-nent : souvent même le roi taxek présent que l’on doit faire à son cou-

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lom-cha , & alors on est obligé de le luipayer d’abord comme une dette , fanspréjudice des libéralités qu’on y ajouteselon le mérite de l’envoyé & son cré-dit auprès du prince. Chardin , voyag tde Perse. (C)

COULQMMIERS , ( Géog. ) petiteville de France près de Meaux.

COULON , voye\ Pigeon.

COULON RAMIER , Voye\ MANSART.COULONGES , ( Géog. mod. ) petiteville de France en Poitou,

COULPE, {. î. en Droit, est syno-nyme à faute. Ainsi l’on dit pour ren-dre le lata culpa , culpa levis , & cul p alei’iffima des Latins, la coulpe légere, 6c lacoulpe très-légere.

Les Théologiens disent que dans laconfession des péchés , le Sacrement re-met la coulpe ; mais non la satisfaction.

Coulpe, (Hifi eccl . ) se dit encoredans plusieurs monastères , de l’aveu deses fautes en présence de tous les frétésassemblés.

COULURE , ( Econ. rufi. ) accidentqui survient au bled encore sur pied ,,au raisin prêt à sortir de fleur , £?c. Onnomme bled coulé celui dont l’épi estvuide par sa pointe r ou ne contientque du grain vuide de farine , & qui estassez petit pour passer par le crible.

On attribue cet accident à diveríèscauses. i°. II peut venir de lagélée ; car onvoit que lorsqu’il arrive de fortes geléesdans le temps que le bled fort du tuyau,les épis que le froid attaque fortement ,font entièrement vuides & que ceuxdont l’extrémité feule a été frappée de lagelée , ne font privés de grain qu’en cet-te partie. M. Duhamel adopte commevraisemblable l’opinion qui prétend quec’est un défaut de fécondation dans letemps que le bled est en fleurs. S’il tom-be alors beaucoup de pluie froide , lapoussière des étamines ne peut pas se ré-pandre comme il faut , & en conséquenceles grains restent fans substance. 2 9 . II ya des physiciens qui regardent les éclairs-comme capables de produire cet effet.Les découvertes concernant l’électricitépeuvent favoriser ce sentiment , à l’appui, duquel vient encore l’exgérience que l’on