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Tome neuvième.
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ioulé sus lui-mcme à plusieurs replis :ils s’en fervent pour couper la pâte.

COUPE-FASTE , en Pâtisserie , cefont des especes de moules ou emporte-pieces , dont on se sert pour couper lapâte de telle grandeur que l’on veut.

COUPE - QUEUE , instrument dontles Mégiílìers se servent pour couper lesqueues des peaux qu’ils veulent paíîèr enmégie. Le coupe-queite n'est autre chosequ’un morceau de vieilles forces qui sefont cassées par Panneau.

§ COUPÉ , s. m. ( terme de Blason. )Pune des quatre partitions. Le coupé seforme d’une seule ligne horizontale quidivise l’écu en deux parties égales.

Coupé , ÉE , adj. se dit aussi des ani-maux tels qu’ils soient , & même de leurspattes & membres , quand ils paraissentséparés du corps nettement lans poils niplumes.

Papus de Cugnaux du Foufferet , àToulouse ; coupé au premier d’argent àun aigle de sable , au deuxième emmanchéd’or £? de gueules..

Aubert de la Ferriere , en Bourgogne ;d’or à trois têtes de chiens braques ,de fable , coupées. ( G. D. L. T. )COUPER, v. act. ( Gram . ) c’est engénéral faire usage d’un instrument tran-chant , & l’eftet produit s’appeîle coupure.Mais ce mot se prend aussi dans un au-tre sens , & il est synonyme à mêler &tempérer ; ainsi l’on dit couper un jluideavec un autre. Ce terme a encore d’autresacceptions particulières , dont on verraquelques-unes dans les articles suivants.

COUPER un opéra. II faut couper unopéra bien différemment de tous les au-tres ouvrages dramatiques. Quinault a cou-pé tous ses Poèmes pour la grande décla-mation : il ne pouvoit pas alors avoirune autre méthode , parce qu’il n’avoitque des sujets propres à la déclamation ;que d’ailleurs on connoiffoit à peine ladanse de son temps, & qu’eîle n’occu-poit qu’une très-petite partie de la repré-sentation.

Ce ne fut qu’au ballet du triomphede l’Amour qu’on introduisit en Francedes danseuses dans les repréfentaions enmusique ; il n’y avoit auparavant queTome IX.

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qíiatfë ou six danseurs qui formoîent tousles divertissemens de l’opéra, & qui n’yportoient par conséquent que fort peude variété & un agrément très - médio-cre ; en forte que pendant plus de dixans on s’étoit passé à ce théâtre d’unplaisir qui est devenu très-piquant de nosjours. Tous les ouvrages antérieurs à 1681furent donc coupés de maniéré à pouvoirse passer de danseuses ; & le pli étoit pris,li on peut s’exprimer ainsi, lorsque lecorps de danse fut renforcé : ainsi Persée,Phaèton , Amadis de Gaule , Rolland& Armi.de , poèmes postérieurs à cetteépoque , furent coupés , comme l’avoientété Cadmus , Thesée , Atys , Ifs , Al-cefle & Proserpine qui l’avoient précédée.

Quinault , en coupant ainsi tous sesopéra, avoit en une raison décisive ; maisceux qui font suivi , avoient un motifaussi fort que lui pour prendre une coupecontraire. La danse naissoit à peine deson temps, & il avoit pressenti qu’elleferait un dos principaux agrémens dugenre qu’il avoit créé : mais comme elleétoit encore à son enfance , & que lechant avoit fait de plus grands progrès ;que Lulli íè contentoit de former ses di-vertissemens de deux airs de violons ,de trois tout au plus, quelquefois mêmed’un seul ; qu’il falloit cependant remplirle temps ordinaire de la représentation,Quinault coupait ses poèmes de façonque la déclamation suffit presque seule àla durée de son spectacle : trois quartsd’heure à-peu-près étoient occupés parles divertissemens , le reste devoir êtrerempli par la fcene.

Quinault étoit donc astreint à couperses poèmes de façon que le chant de dé-clamation ( alors on n’en connoistòit pointd’autre ; voye\ COUPE , EXÉCUTION ,Déclamation , Opéra ) remplît l’ef-P ac . e d’enviroii deux heures & demie \mais a mesure qu’on a trouvé des chantsnouveaux , que l’exécution a fait des pro-grès , qu’on a imaginé des danses brillantes,que cette partie du spectacle s’est accrue ;depuis enfin que le ballet ( genre tout en-tier à la France, le plus piquant, le plusvif, le plus varié de tous ) a été ima-giné & goûté , toutes les fois qu’on a vuX x x x