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aïníì appellée dans des lettres du RoiJean, du mois de De'cembre iz;o.
Cour de Chrétienté , étoit lamême cliose que cour d’église. Pasquier ,liv. III de se s recherches , chap. xxvj.rapporte que dans les vieux registres duviguier de Toulouse , il est dit que versl’an 1290 le Roi permit aux veuves &aux orphelins de se pourvoir par-devantses juges, ou en la cour de*cnrcftienté,c’est-à-dire en cour d’église ; ce quia depuis été abrogé, de même que plu-sieurs autres entreprises que les ecclésias-tiques avoient faites fur la juriídictionséculière, par la nonchalance , & mêmepar la connivence de ceux qui avoientpart au gouvernement de l’état, & desofficiers royaux qui auroient dû arrêterces entreprises. Voye 3 ci - après Courd’Église.
Cour commune , est un titre quel’on donnoit anciennement à quelques ju-riícìictions dans des lettres de Philippe deValois, du premier Juillet 1328, il estparlé de la cour commune de Gévau-dan, curia commuais Gaballitani. Or-donnance de la troisième race, tome II,page 19.
COURS DES AIDES , sont descours souveraines instituées par les Roisà l’instar des parlemens, pour juger & dé-cider en dernier ressort & toute souve-raineté , tous procès , tant civils quecriminels, au sujet des aides , gabelles,tailles, & autres matières de leur com-pétence. Les arrêts de ces cours sontintitulés au nom du Roi : elles ont unejurisoiction contentieuse; chacune d’elles aun ressort,' & par conséquent de grandesaudiences fur les hauts sièges ; ce quiselon le sentiment de tons les auteurs , encaractérise essentiellement la souveraineté.
Dans l’origine la cour de aides de Pa-ris étoit unique , & son ressort s’étendoitpar-tout 1 e royaume. Les Rois en ontdepuis créé plusieurs autres , lesquelles ouont été démembrées de celle de Paris , ouont été établies à son instar dans quelques-unes des provinces qui ont été réuniespar la fuite au royaume de France.
II y a actuellement en France cinq coursdes aides.
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La premiere & la principale de toutesest la cour des aides de Paris ; on enparlera dans un article particulier.
La seconde est celle de Montpellier. Ellesut établie par Charles VII, par ordon-nance du 20 Avril 1437 , pour ses paysde Languedoc , Rouergue , Quercy &duché de Guyenne ( pour ce qui est duressort du parlement de Toulouse , ) àcause de la difficulté qu’il y avoit pourles habitants de ces pays , °de venir par-devant les génér.MX-conseillers fur le faitde la jujlice des aides d Paris , pour ob-tenir remede de jujìice souveraine. II futpermis aux officiers établis par cette or-donnance , de tenir leur siège & auditoireoù bon leur semblerait audit pays. Cettecour tint d abord ses séances à Montpel-lier , puis à Toulouse ; & enfin Louis XI,par édit du 12 Décembre 1467 , la fixa àMontpellier , où elle a toujours résidédepuis. On y a uni en Juillet 1629 , lachambre des comptes qui avoit été éta-blie dans la même ville en Mars 1522 ,& que cette cour des aides , avant leurréunion , avoit toujours précédée danstoutes ses cérémonies publiques & parti-culières , comme étant de plus ancien-ne création. Elle partage avec la courdes aides de Montauban , 1 e ressort duparlement de Toulouse.
La troisième est celle de Bordeaux.Henri II, par édit de Mars 1550, avoitétabli en la ville de Périgueux une courdes aides , où reísortiísoient ses généra-lités d’Agen , Riom en Auvergne, & Poi-tiers , & qui avoit 1e titre de cour des ai-des de Guienne , Auvergne f Poitou.Ce prince, par édit de Mai 1557 j sesupprima , rendit à îa cour des aides deParis l’Auvergne & 1 e Poitou , & attribuaau parlement de Bordeaux 1 e ressort desélections qui se trouvoient dans l’étenduede ce parlement. Louis XIII, par éditd’Août 1637 , établit une cour des aidesà Bordeaux. Louis XIV la transféra áSaintes en Novembre 164.7 , & se réta-blit à Bordeaux en Juillet 1659. Elie futensuite transférée à Libourne en Novem-bre 1675 , & enfin rétablie à Bordeauxpar édit de Septembre 1690. Elle est parta-gée en deux semestres. Son ressort est leYyyy 2