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Tome neuvième.
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niere d’asseoir Sc de régler les tailles ,établit à cet effet des élus, qui étcientchoiíis entre les notables bourgeois.

Philippe de Valois ayant aboli les im-positions faites au pays de Carcaílònne furles draps , fit ayant accepté en la placeune offre de 150000 liv. adressa ses let-tres du 11 Mars 1331 , à quatre com-missaires , auxquels il donne pouvoir dedistribuer fit départir cette somme encinq années , contraindre les rebelles oucontredifans , toutes dilations & appella-tions rejettées , fit commande à tous jus-ticiers de leur obéir.

Ce même prince ayant établi la gabel-le fur le sel par-tout le royaume , com-mit par ses lettres du 30 Mars 134.2. ,trois maîtres des requêtes fit quatre autrespersonnes, Sc les établit maîtres souve-rains , commissaires , conducteurs , & exé-cuteurs des greniers <f gabelles , leur don-nant pouvoir d’établir tels commissaires ,grene tiers ,gabelliers , clercs , & autres offi-ciers , de les defiituer à leur volonté , ùde pourvoir de tel remede que bon leur sem-blera sur tous doutes , empêchemens , ex-cès , b défaut. I! attribue a eux ftuls l.i con-noijj'ance , correction f punition du tout ,quant aux choses touchant le fait duditfel.11 ordonne qu’il y aura toujours à Paris deuxde ces commissaires souverains , qu’ils neseront responsables qu’à lui , (s qu’011 nepourrasepourvoirparvoie d’appelou autre-ment que devant eux. Dans quelques au-tres ordonnances ils font appelles générauxdéputés fur le fait du sel. Philippe deValois déclara par ses lettres du 15 Fé-vrier 1345 , que son intention n’étoitpoint que kt gabel le du sel fit autres im-positions fussens unies à son domaine, fitdurassent à perpétuité.

Le roi Jean ayant obtenu , pour un an ,des états généraux , tant de la Languedoilque de la Languedoc , assemblés à Paris le16 Février 1350, une imposition de sixdeniers pour livre fur toutes les marchan-dises St denrées vendues, les assembléesparticulières des provinces St des villesayant accordé la continuation de ce sub-side pendant les années suivantes , ceprince , par ses lettres du 5 Juillet 1354,nomma l'évêque de Laon, le sire de

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Montmorency, St Matthieu de Trye sirede Fontenay , pour assembler les prélats,nobles, St habitants du bailliage de Sen-lis , afin de leur demander la continua-tion de ce subside , fit leur donna pouvoirde punir ceux qui s’étoient entremis desimpositions du temps passé , enjoignant àtous ses officiers St sujets de leurs obéir fieà leurs députés en toutes choses.

Par d’autres lettres du mois de Juillet1355 > lo roi avoit nommé pour régirune aide imposée dans l’Anjou , les évê-ques d’Angers fie du Mans, le seigneurde Craon , Pierre St Guillaume de Craon,fii Bsient seigneur de Montejehan, che-valiers, avec un bourgeois d’Angers fieun du Mans. Ils dévoient entendre lescomptes des receveurs, fans que le roi,le comte d’Anjou , la chambre des comp-tes de Paris ou autres, pussent s’en mêler.

11 n’est pas inutile d’observer que laLangue doil comprenoit route la partieseptentrionale de la F'rance , qui s’étendoitjusqu’â la Dordogne , fie dont l’Auvergnefit le Lyonnois saisissent aussi partie. LaLanguedoc ne comprenoit que le Langue-doc , le Quercy fit le Rouergue. Le roid’Angletetre étoit pour lors maître de laGuienne fit de quelques pays circonvoi-sins. L’asiêmblée du 16 Février 1350 estla derniere où le roi Jean ait convoquéles états de la Languedoil St de la Lan-guedoc conjointement : ce prince les as-sembla depuis séparément.

En l’année 1355 , ce même prince, poursoutenir la guerre qui recommençcit avecles Anglois, ayant fait assembler à Parisles états du royaume de la Languedoil oupays coutumier , fit en ayant obtenu unegabelle fur le sel , f une imposition dehuit deniers pour livre fur toutes leschoses qui feroient vendues , d l’excep-tion des ventes d’héritages feulement ,donna un édit daté du 28 Décembre1355 , par lequel il ordonna que ces aide sferoient cueillies par certains receveurs tqui feroient établis par les députés destrois états en chacun pays , fit qu’outreles commissaires ou députés particuliersdes pays , il seroit établi par les trois étatsneuf personnes bonnes If honnêtes , c’ejld savoir de çiiacun état trois , qui