7 i8 COU
soient de la maniéré d 'imposer ladite fi-nance , oui r les plaintes & doutes , &les remédier & corriger.
Au mois de Février suivant , ledauphin assembla â Paris les états de laLanguedoil , qui lui accordèrent des sub-sides pour un an. L’ordonnance du moisde Mars 1336 , faite en conséquence , por-te que le subside sera levé par les gensélus par les trois états. Les députés géné-raux qui dévoient prêter serment entreles mains du roi, ne pouvoient rien faires’ils n’étoient d’accord , ou au moins sixd’entr’eux , savoir deux personnes de cha-que état. On trouve un mandement du17 Mai 1357 , donné par les générauxélus à Paris par les gens des trois étatsdu royaume de France , fur le fubjideoctroyé pour la guerre.
Les mêmes états de la Languedoilassemblés à Compiegne le 4 Mai 1338 ,accordèrent au dauphin , qui venoit d’êtredéclaré régent par le parlement, une aidepour le fait des guerres , la délivrancedu roi Jean , & la défense du royaume.Elle devoir commencer le 13 Mai & du-rer un an. Quoique plusieurs villes &provinces n eussent point député à cesétats , il parole par une lettre du roiJean à l’évêque de boissons , que lesétats avoient arrêté que l’aide seroit le-vée , même sur ceux qui n’y avoient pasassisté , ce qui fut exécuté en vertu desétats particuliers qui s'assemblèrent dansles provinces. L’ordonnance du 14 Mai1338 , donnée par le régent au sujet decette aide , veut que tous autres subsidescesse nt , remet tout ce qui en pouvoirêtre dû du passé , révoque les commis-sions des généraux à Paris & élus dansles diocèses , & marque que les états 'ontélu & éliront des personnes de chaqueétat , qui gouverneront le fait de Vaideprésentement octroyée , & qu'ils serontcommis par le régent. 11 paroît par deslettres du régent , du même jour , quedans cette assemblée les nobles avoientélu de leur part Sohier de Voisins, pourgouverner l’aide en la ville & diocèsede Paris. Cette aide consistoit au dixiè-me des revenus ecclésiatiques ; les noblesdévoient payer douze deniers pour livre
COU
de leurs rentes ; les habitants des villes& châteaux fermes dévoient entretenirun homme d’armes par 70 feux ; les serfsabonnés , un homme d’armes par 100feux ; les serfs taillables , un pour 200feux ; les pupilles, veuves , & autres quin’avoient point de feux , douze denierspour livre de leur revenu ; les serviteursdouze deniers pour livre de leurs salaires.
Le 23 Mai 1339 , en l’aílèmblée desmêmes états à Paris, on fit la lecture d’untraité qui avoir été négocié à Londres ;mais les conditions ayant révolté tous les es-prits , il fut résolu de continuer la guerre,& les états accordèrent l’entretien dei2oo glaives ; c’étoit des troupes d’infan-terie.
On n’a parlé ci-dessus que des étatsde la Languedoil ; ceux de la Langue-doc pendant ce temps s’assemblerent sé-parément. Lç 21 Octobre 1336 , ils ac-cordèrent une aide, qui , suivant l’or-donnance confirmative du mois de Fé-vrier suivant 1336, devoir être régiesous les ordres de vingt-quatre personneschoisies par les trois états. Après l’afièm-blée de Compiegne , en Mai 1338 , ilparoît qu’ils en accordèrent v.ne autre ;& une ordonnance'du 2 Octobre 1360 ,marque qu’en 1339 ils avoient accordécertaines impositions & gabelles , qui dé-voient durer jusqu’à noèl 1361.
Après la paix de Bretigr.y , conclueen 1360 , le Roi Jean revint en Francevers la fin d’Octobre ; & par son ordon-nance du 3 Décembre de cette aqnée,il établit dans toute la Languedoil uneaide pour payer íà rançon. Elle consistoiten douze deniers pour livre fur les mar-chandises & denrées vendues, le cinquiè-me fur le sel, & le treizième fur le vin,& devoir être levée par ceux que le roidéputeroit fur ce fait. L’ordonnance du18 Décembre 1360 , fur la maniéré delever cette aide, porte que les élus en-verront les deniers à Paris par devant lesgénéraux thréforiers ordonnés pour le faitde cette aide , & que s*il arrive auôuntrouble ou doute , les élus des cités t nécriront aux généraux thréforiers -à Pans>lesquels leur en feront déclaration.
Cette aide devoir être levée, jufqu’à la
perfection