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perfection Sc entérinement de la paix ,c’est-à-dire , jusqu’à ce que le Roi eûtacquitté toutes les sommes qu’il s’étoitengagé de payer pour fa rançon dans l’es-pace de lìxans. Elle devoit par conséquentfinir avec l’année 1366 ; mais elle fut en-core prolongée long-temps après ce terme.
M. Secousse remarque que pour im-poser cette aide il ne fut peut-être pasnécessaire d’asièmbler les états, parcequ’elle étoit légitimé , c’est-à-dire , duepar une loi suivant laquelle les vassaux& les sujets doivent une aide à leur sei-gneur lorsqu’il est obligé de payer unerançon ; en sorte qu’il saut dire que lesétats qui ont été assemblés pour cette aidene l’ont été que pour régler la maniéré dontelle seroit levée & payée.
Le Roi imposa en même temps en Lan-guedoc une aide semblable pour sa rançon :elle devoit de même durer íix années ; maiselle fut austì continuée après ce temps.
Il paroît que les généraux des aides àParis commenceront dès-lors à être or-dinaires. On voit des lettres du 29 Sep-tembre 1361 , adressées à nos aînés &féaux les généraux thrésoriers à Paris furle fait des aides , n’aguere ordonnéespour notre délivrance , ainii que plusieursautres lettres des années subséquentes. EtCharles V à son avènement à la couron-ne , voulant confirmer comme il étoitd’usage , les officiers de son royaume ,adresse son ordonnance du 17 Avril 1364,à nos aînés & féaux les préfdens 6 au-tres gens de notre parlement & enquêtes ,gens de nos comptes , les généraux thré-soriers fu r le fait de la délivrance deMons , £’ de la défense du royaume , Athrésoriers à Paris , & les confirme dansleurs offices.
Avant que l’aide établie pour la déli-vrance du roi Jean fût finie , il y eut en-core d’autres aides établies pour la guerre :une ordonnance du 19 Juillet 1367 par-le des aides ordonnées, tant pour la ré-demption de feu notre très-cher seigneur& pere , de laquelle le payement n’ejlJ>as encore parfait , comme pour cel.esordonnées pour la défense de notre royaume.Le s mêmes généraux étoient établis pourles deux aides, suivant cette ordonnancedont l’adreste est à nos amés & féauxTome IX.
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conseillers les généraux & élus , tant furl’un fait comme fur Vautre.
Dans une autre du lendemain 20 Juillet1367 , adreílèe aux mêmes généraux , leRoi , en parlant des aides accordées en1356, 1337 & 1358, remet tout cequi pouvoit en être dû du passé ; ce quimontre que ces généraux avoient encoreen même temps l’àdministration de cesanciennes aides.
Ces aides pour la guerre subsistèrentjusqu’au décès de Charles V, arrivé le16 Septembre 1380. Ce prince en mou-rant pria les ducs de Berri, de Bourgo-gne & de Bourbon , de pourvoir à l’a-bolition des impositions dont le peupleétoit surchargé, & que les dépenses d’unelongue guerre l’avoient forcé de lever ;& pour commencer à soulager en partieson peuple, il donnale jour même de sa mortdes lettres patentes adressées aux générauxconseillers fur les aides de la guerre ,par lesquelles il abolit les fouages , c’est-à-dire, les impositions par feux , & re-mit tout ce qui en étoit dû du pasté. Maisle duc d’Anjou déclaré régent après lamort de Charles V, ne se fit pas un de-voir d’exécuter ces dernieres volontés :loin d’abolir les impôts , il les augmenta,& on les leva avec une rigueur qui mitle peuple au désespoir , & excita dansplusieurs villes du royaume , & principa-lement à Paris , plusieurs révoltes pen-dant les premieres années du régné deCharles VI. Pour les appaiser, le Roi sevit forcé de donner une ordonnance le13 Novembre 1380 , par laquelle il abo-lit tous aides & Jubjìdes quelconques , quipour le fait des guerres ont été imposésdepuis le roi Philippe-le-Bel. Il en donnade pareilles aux mois de Janvier & deMars suivants.
Les troubles ayant été appaisés, le RoiCharles VI, rentré dans Paris le 10 Jan-vier 1382 , fit publier le rétablissementde toùs les impôts qui avoient eu coursfous Charles V, & par ordonnance du 2 6du même mois, il établit, pour les régir& gouverner, des généraux conseillersa Paris, dont il régla les fonctions : ellesfont les mêmes que celles qui avoientété données par l’ordonnance du 28 Dé-cembre 1333 aux généraux superintendant