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Tome neuvième.
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fhoís de Juin 1549 , être interrogés &subir pareil examen fur la loi donnée queeeux des parlemens , attendu , dit cetteordonnance , qu’elle eft cour souveraine ,ù juge en dernier ressort de toutes lescauses dont la connoifiance lui est attri-buée , & de fi long-temps ,quil n’efi mé-moire du contraire .• Et par la déclarationdu 27 Avril 1627 , registrée en parlementJe 20 Décembre 1635 , ils ont le privi-lège d’être reçus fans subir nouvel exa-men , lorsqu’ils font pourvus d’offices duparlement ou de maîtres des requêtes.

L’habit de cérémonie de MM. de lacour des aides est , pour M. le premierprésident & pour les autres présidens, larobe de velours noir , avec le chaperon dela même étoffe fourré d’hermine. Les con-seillers , gens du Roi , & greffiers en chef,portent la robe rouge ; & suivant l’ancienusage , ils doivent porter sur la robe rou-ge un chaperon noir à longue cornette ,ainíì que cela fut réglé par Henri II , le 7Janvier 1552. Ce chaperon , quoiquenoir, n’est pas une marque de deuil ; &l’on ne doit pas croire que la couleur duchaperon en diminue la dignité , parce quscela vient de ce que MM. de la cour desaides ont toujours conservé f ancien usage,& porté la robe rouge avec le chaperonnoir , comme on la portoit vers le milieudu xvj siecle. En effet, l’on voit fur d’an-ciennes vitres plusieurs conseillers au par-lement qui .ont ainíì représentés, c’est-à-dire , en robes rouges avec le chaperonnoir. Dans l’églife de Champigni furMarne , l’on y voit un Bochart ainíì habil-lé ; & à S. Benoit à Paris , au bas d’unretable d’autel d’une chapelle , deux con-seillers au parlement que l’on a décou-verts par leurs armes fe nommer d’Ongni,font austi en robes rouges avec un cha-peron noir fourré d’hermine. Cela fe pra-tiquoit ain st , parce que le chaperon étantalors la couverture de la tête & des épau-les , on ne vouloir pas exposer à la pluiede l’écarlate ; & c’est de-là que le premierprésident du parlement étant réputé venirde son hôtel , qui avant M. de Harlain’étoit pas dans l’enclos du palais, portele chaperon noir fans hermine fur fa robtrouge aux petites audiences qui fe donnentavant le rôle. Présentement les conseillers

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de la cour des aides portent la robe rou-ge fans chaperon ; & ce qui est remar-quable par rapport à leur habillement decérémonie , c’est qu’aux pompes funèbresdes Rois & des Reines ils y asiistent enrobes noires & de deuil , quoique le par-lement y soit en robes rouges ; ce quivient de ce que MM. de la cour des aidesont en cette occasion droit de deuil,comme commensaux de la maison du Roi.II survint à ce sujet un incident en 1683 ,pour l’enterrement de la Reine épouse deLouis XIV : la lettre de cachet adresséeà la cour des aides pour y aíîister , por-toit que ce seroit en robes rouges : maiscette cour ayant remontré au Roi que cen’étoit pas l’usage , le Roi déclara que sonintention n’étoit pas d’innover , & en con-séquence cette cour astista aux services àS. Denis & à Notre-Dame en robes noi-res de deuil.

Pour ce qui est des autres cérémonies ,comme aux entrées des Rois & Reines, auxTe Deum , processions, & autres céré-monies publiques , les présidens & conseil-lers y assistent avec les robes de cérémonietelles qu’elles font marquées ci-dessus.

Il y a par an deux cérémonies ordinairesauxquelles la cour des aides assisté , la pre-mière le 22 Mars, à la messe qui fe célébréen 1 ’église des grands Augustins, en actionsde grâces de la réduction de la ville de Parisà l’obéislànce de Henri IV en 1594, & laseconde, à la procession qui se tait le jourde l’Astomption en l’église métropolitainede Paris, en exécution de la déclaration du10 Fév. 163 8, par laquelle Louis XIII metson royaume sous la protection de la Vierge.

La cour des aides a rang dans toutes lescérémonies après le parlement & la cham-bre des comptes, comme étant de moins an-cienne création que ces deux compagnies.C’est la date de la création qui réglé le rangentre les compagnies ; ce qui est si vrai, quela chambre des comptes de Montpellierétablie par édit de Matrs 1522, à Pinstardecelle de Paris, ayant voulu disputer la pré-séance à la cour des aides de Montpellierqui y avoit été établie dès 1437 par ordon-nance du 20 Avril, cette cour des aides yfut maintenue par arrêts du conseil contra-dictoires , des l6 & 23 Juillet 1537 , & 28Mars 155.8.'