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sont proprement des courbes petits & min-ces.
Courbaton de beaupré ; c’est une piecede bois qui fait angle aigu avec la tête dumât, au bout duquel est un petit chouquetoù l’on passe le perroquet de beaupré.
Le courbaton qu’on place fur le perroquetde beaupré , doit avoir en fa branche supé-rieure un pié de longueur par chaque dix piésde long que l’on donne au mât, & pour fabranche inférieure on la tient aussi longuequ’il est possible ; il faut qu’il soit quarréíous le chouquet, & que dans ce mêmeendroit il ait la même épaisseur que le per-roquet.
Courbaton de bittes. Voye\ BITTES.
Courbaton de Véperon ; ce font ceux quifont la rondeur de l’éperon, depuis la fléchésupérieure jusqu’au premier porte-vergue.Voyez PI. IE. de Marine , fig. t. la posi-tion des courbatons de l’éperon , qui fontcotés 189, le porte-vergue 188, & la fléché183 ; c’est entre ces courbatons que dans lesgrands vaisseaux on fait des aisances pourl’équipage.
Les courbatons font quarrés ; & aux en-droits où ils posent sur les porte-vergues ,ils ont autant d’épaisseur que le porte-ver-gue a de largeur.
Lorsque le plus haut & le plus bas porte-vergue font posés, on pose les courbatonsde l’éperon , qui panchent un peu en-avanten suivant la quite de l’étrave , & font unerondeur entre les porte-vergue , & puisaprès on pose le troisième porte-vergue par-deíïùs.
Courbatons ou Caquets de hune ; ce fontplusieurs pieces de bois, longues & menues,qui font mises en maniérés de rayons autourdes hunes, & qui fervent à lier ensemble lefond , le cercles , & les garites qui compo-sent la hune. V-pi. VI. de Marine yfig. ig.
Le nombre des courbatons de hune seréglé sur le nombre de piés que le fond adans son tour où sont les cercles, si bien quelorfqu’il y a douze piés de tour, il faut met-tre vingt-quátre courbatons. En faisant lestrous par où passent les cadenes de haubans,il faut bien prendre garde qu’il se trouvetoujours un trou tout droit devant le cour-baton du milieu Voyez HUNE. Diction, deMarine. (Z) -
COU 757
COURBATURE ; f. f. (Médecine.) VRhumatisme.
Courbature , ( Maréchallerìe .) Onappelle ainsi le battement ou l’agitation duflanc du cheval, & un mouvement tel quecelui que la fievrecause aux hommes. Lacourbature peut arriver lorsque le cheval aété surmené, & la respiration n’est alorsaltérée que par l’excès du travail - , à la diffé-rence du cheval poussif, dont le poumon estaltéré avec de grands redoublemens de flanc.II devient auflì courbatu fans être surmené,& c’est Iorsqu’il est trop échauffé ou pleinde mauvaises humeurs. La courbature , sui-vant Soleisel , est une chaleur étrangère,causée par les obstructions qui se formentdans les intestins & les poumons , ce quidonne les mêmes signes que pour la pouflè,& même avec plus de violence. Voye\Pousse.
Le remede le plus sûr & le plus facile à lacourbature est le vert: si le chev al est jeuneil se remettra aflùrément, le prenant dansles premieres herbes , & si on le laisse peu-,dant la nuit à l’herbe ; car la rosée d’Avril& de Mai le purgera & lui débouchera lesconduits. L’orge vert, donné comme nousvenons de dire , est auflì parfaitement bon.
La courbature est un des trois cas redhi-bitoires qui annullent la vente d’un cheval.On en est garant pendant neuf jours, parceque ce défaut peut être caché durant cetemps-là. ( V)
COURBE , adj. pris sub. (Ordre Encycl.Entend. Raison , Science , Science de laNat. Science des quantités abjlr. Sciencede détendue , Géométrie , Géométrie deslignes courbes.) est, dit-on , une ligne dontles différons points font dans différentesdirections , ou font différemment situés lesuns par rapport aux autres. C’est du moinsla définition que donne Chambers après unefoule d’auteurs. Voye 3 Ligne. /
Courbe , ajoute-t-on , pris en ce sens ^est opposé à ligne droite , dont les pointsfont tous situés de la même maniéré les unspar rapport aux autres.
Ou trouvera peut-être chacune de cesdeux définitions peu précise ; & on n’aurapas tort. Cependant elles paraissent s’ac-corder assez avec l’idée que tout le mondeí a de la ligne droite & de la ligne courbe :