790 COU
écolier a. fait son cours de phiofophie.
Cours d’une Courbe. F - . Courbe.
(O)
Cours royales , Cours solem-nelles , Cours couronnées , ouFÊTES royales, (Hifi. mod.) assem-blées pompeuses que les anciens rois deFrance tenoient aux principales fêtes del’année, pour se faire voir à leurs sujets,auísi-bien qu’aux étrangers , dans toute leurmajesté & avec une magnificence vraimentroyale.
Cette cour se tenoit aux grandes fêtes dePâques & de Noël, & étoit fort différentedes champs de Mars ou de Mai dont on aparlé. Grégoire de Tours rapporte que Chil-peric fit cette cérémonie à Tours aux fêtesde Pâques. Eginhard dit que Charlemagneparoistoit dans ces solemnités, revêtu d’ha-bits de drap d’or, de brodequins enrichis deperles & d’autres ornemens royaux , avec lacouronne fur la tête. Les rois de la troisièmerace imitèrent en cela leurs prédécesseurs.Le moine Helgaud raconte que le roi Roberttint des coursfolemnelles aux jours de Pâquesen son palais de Paris, où il fit des festinspublics; & S. Louis nonobstant fa modestieordinaire , paroistoit dans. les mêmes occa-sions avec. tout T appareil de la royauté ,comme il fit, dit Joinville , en cette cour &maison ouverte qu il tint à Saumur , où leroi de Navarre se trouva en cotte Ù mantesavec le chapel d’or fin ; & comme en cesoccasions les rois paroistòient avec la cou-ronne en tête , on donna à ces solemnitésle nom decours couronnées, curiœcoronatœ.Sous les rois de la seconde race , on ne lescélébrois qu’à Noël & à Pâques mais ceuxde la troisième y ajoutèrent les assembléesdes fêtes de TEpiphanie & de la Pentecôte.Elles étoient accompagnées d’un festin où leroi mangeoit en public, servi par ses grandsofficiers ; leur faisoit des libéralités, & fai-foit jeter au peuple une grande quantitéde toutes sortes de monnoies, tandis queles hérauts crioient largesse. A limitationde la France , Guillaume le Conquérant enintroduisit Tufage en Angleterre. Eadmer ,parlant du roi Henri I les appelle les joursde Lr couronne du roi , paree que le souve-rain. y paroistoit avec la couronne sur latête.. Les marches ou processions de.s rois
COU
avec les chevaliers de leur ordre, telles quecelle des chevaliers du saint-Esprit à laPentecôte , des chevaliers de la Jarretièrele jour de TEpiphanie, ont succédé à cesanciennes cours royales , mais n’en ont pagconservé toute la magnificence. CharniersSc Moréry. ( G )
COURS, ÇJurispr .) a plusieurs signifi-cations. Le cours du change , c’est le tauxde ce que les banquiers prennent pour droitde change , à raison de tant pour cent, pourfaire tenir de T argent d'un lieu dans un au-tre. Voye\ Change.
Cours d’eau, signifie une certaine éten-due d’eau courante.
Cours des intérêts , c’est le temps pen-dant lequel les intérêts s’accumulent.
Cours de la place , est la même chose quecours du change.
Cours de la péremption , c’est le temps,qui est compté pour acquérir la péremption.
Cours de La prescription , est le tempsqui sert pour la prescription. Fi PRESCRIP-TION. (A)
Cours , terme fort usité dans le com-merce , où il a diverses significations.
Cours se dit des longs voyages qui se fontpar mer pour le commerce ; ainsi Ton ap-pelle les voyages des Indes , des voyages delongs cours.
Cours signifie austî quelquefois la mesure& l’étendue d’une étoffe cette tapisserie avingt aulnes de cours.
Cours , signifie encore le crédit ou le dis-crédit que les billets d’un marchand , négo-ciant , ou banquier, ont dans le commerce-Ils ont cours lorfqu’on les trouve bons , &qu’on veut s’en charger : quand on Tes trouvemauvais, & que personne ne veut les accep-ter , ils n’ont plus de cours.
Cours se prend encore dans leméme senspour la faveur que prennent ou perdent dans.le public , suivant les circonstances, les bil-lets introduits dansle commerce ; tels qu’ontété en France les billets de T épargne , lesbillets de monnoie , de banque , &c.
Cours se dit aussi parmi les marchands,de.la bonne ou mauvaise vente des étoffes, des.denrées. C’est la mode qui donne le cours:aux étoffes nouvelles ; celles qui sont d’an-cienne mode n’ont plus de cours. Charniers& D ici.da Çpmiji»