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Tome neuvième.
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§02 COU

& en moins d'une demi-journée lenr cou-leur change encore en grisâtre. Lorsquele coufin femelle pond, il «'affermit avecses quatre jambes antérieures fur quelquecorps solide , & étend son corps fur la sur-face de l’eau, sans y toucher que par l’avant-dernier anneau : le dernier est relevé enhaut, & l’anus situé de façon que Pceufenfort de bas en haut, & se trouve dans fa posi-tion verticale tout près des autres œufs déjàpondus, contre lesquels il se colle , parcequ’il est enduit d’une matière gluante. Dansle commencement de la ponte, l’insectesoutient les premiers œufs avec les jambesde derrière en les croisant ; il les écarte peuà peu , â mesure que le tas augmente j enfinil ne l’abandonne qu’à la fin de la ponte.Ces œufs ont fans doute été fécondés dansle corps de la femelle. On la distingue dumâle en ce que le corps de celui-ci est moinsallongé & plus effilé , & terminé par descrochets ; au lieu de ces crochets, la fe-melle a deux petites palettes. Mémoirespour servir à V histoire des Infectes , tomeIV y page 573 & suivantes. Voyez In-secte. (/)

CoUSIn , f. m. ( Jurisprud .) qualité rela-tive de parenté qui se forme entre ceux quisont issus de deux frétés, ou de deux sœurs,«u d’un frere & d’une sœur. Les cousinssont paternels ou maternels ; on appelleconfins paternels , ceux qui descendent d’unfrere ou sœur du pere de celui dontils’agit;les confins maternels 3 font ceux qui descen-dent des Itérés ou sœurs de la mere.

Les cousins paternels ou maternels fontcn plusieurs degrés.

Le premier degré est des cousins ger-mains , c’est-à-dire, enfans de Itérés &sœurs.

Les confins du second degré , qu’on ap-pelle issus de germains , sont les enfans queles cousins germains ont chacun de leurcôté.

Dans le troisième degré on les appellearriere-ijsus de germains , ce font les en-fans des cousins issus de germains.

Au quatrième degré , on les appelle sim-plement cousins au quatrième degré; &ainsi des autres degrés subséquens.

Les cousins peuvent se trouver en de-gré inégal ■ pat exemple, un cousin ger-

cou

main , & un coufin issu de germain; en e®cas, on dit que le piemier a le germain surl’autre y & c’est ce que l’on appelle oncle outante à la mode de Bretagne. Si les deuxcousins font encore plus éloignés d’un degréen ce cas le plus proche de la tige communeest, à la mode de Bretagne , le grand oncledu plus éloigné. 6

On voit dans une ordonnance de Char-les V , du ç Septembre i z68 , qu’à Douaideux cousins germains ne pouvoient enméme-temps être échevins ; & dans uneautre du 2,8 Janvier suivant, il est dit, qu’en-tre les trente personnes qui éliront le maire& échevins de Bétonne , il ne pourra pas yen avoir plus de deux qui soient parens , sicela est possible ; que si cela ne se peut, &qu’il y en ait plus de deux qui soient parens »du moins il ne pourra y en avoir plus dedeux qui soient cousins germains. (A)

COUSOIR A COUDRE LES LIVRES.(Relieur.) Cette machine est dressée fur unetable , fur le devant de laquelle il y a unemortoise de dix-huit pouces de longueur ouenviron, pour y passer les ficelles auxquelleson doit coudre les livres. On remplit cettemortoise par une tringle de bois échancréeaux deux bouts , pour qu’elle y soit retenuesur les rebords taillés â moitié du bois de latable : on appelle cette tringle temploie.V. Temploie. Sur les côtés de la rainureil y a un trou, pour y passer deux morceauxde bois taillés en vis, qui s’élevent de destusla table jusqu’à quinze ou dix-huit pouces. Lebas de ces vis est rond , pour les pouvoirtourner à la main. On paste dans le haut desvis un autre morceau de bois rond , ayant àchaque extrémité un bout quarté de trois àquatre pouces de long , dans lequel il y a untrou vissé pour faire élever ou descendrecette barre à volonté. De cette barre des-cendent cinq ficelles nouées à cinq ou sixpouces de longueur , en forte qu’elles tour-nent autour de la barre : on attache à cesficelles, par un nœud, le bout de celles aux-quelles on doit coudre le livre : puis on faitpalier l’autre bout par la mortoise , & onl’arrête au-dessous de la table avec une ché»vilîette , à l’entour de laquelle on la tour-ne , en faisant passer le bout par le trou dela tête. Quand les cinq chevillettes font ar-rêtées, & les ficelles bien dressées & égale*,