Band 
Tome neuvième.
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«n fait bander ces ficelles en tournant éga-lement les deux vis pour faire monter labarre ; puis ia couturière prend un feuilletde papier blanc ou deux, égaux-de grandeurau volume qu’elle doit coudre , & les cou-chant fur la table , elle en présente le plicontre les cinq ficelles, où elle les coud j &ainsi de toutes les feuilles de volume , juf-qu’â ce que le tout soit cousu : alors ellefinit son ouvrage, en mettant à la fin commeau commencement une ou deux pages depapier blanc ; & lorsque ces fils font arrê-tes , elle tourne en sens contraire le colletdes vis & lâche les ficelles f qu’elle coupe àhauteur suffisante pour les passer dans lecarton qu’on y doit mettre. Voye\ Plier ,Endosser , & Passer en carton.

COUSSECAYE ou COUSECAILLE,subst. fém. ( Cuisine. ) ragoût des damesCréoles des Antilles. Il est composé de fa-rine de magnoc mêlée tout simplementdans un fyrop ou dans le vesou chaud sor-tant des chaudières à sucre ; on y met dujus de citron , après quoi on verse cette es-pece de brouet dans des tasses de porcelainepour le prendre chaud , à peu-près commeon fait le chocolat. Art, de M. LE Ro-main.

COUSSECOUCHE ou COUCHE-COUCHE , fub. f. racine potagère des îlesAntilles. Elle croît ordinairement de lagrosseur & à peu-près de la forme d’un grosnavet ; la pellicule qui la couvre est brune ,quelquefois grise, rude au toucher, poussantplusieurs menus filets en forme de cheve-lure. La chair de la coujsecouche est d’uneconsistance un peu plus solide que l’intérieurdes châtaignes bouillies , & plus cassante :la couleur en est blanche, ou quelquefoisd’un violet foncé.

Cette racine étant cuite dans de l’eau avecnn peu de sel, fe mange avec des viandessalées ou du poisson.

C’est un mets fort estimé des dames Créo-les , quoiqu’il soit un peu venteux. Articled«M. le Romain.

COUSSIN , f. m. On donne en généralce nom à un amas de quelque substancemolle compressible , élastique & renferméedans une efpece dcî sac ou de toile oud’é-tosse , destiné à soutenir doucement uncorps.

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* CoUSSIN {Art militaires) bloc de boisplacé au derrière de l’affut, fur lequel laculasse du canon est soutenue.

Coussin , (Marines c’est un tissu dsmenue corde à deux fils ou à trois, qu’onmet fur les cercles des hunes autour dugrand mât, fur le mât de beaupré & ail-leurs , pour empêcher que les voiles quiportent fur ces endroits , ne fe coupent &s’usent contre les bois par un trop dur frot-tement. (Z)

Coussins d’amures , {Marine.) c’estun tissu de bitord que l’on met fur le plat-bord du bord , à l’endroit où porte la ralin-gue de la voile , afin d’empêcher qu’elle nefe coupe. (Z)

Coussin sous le beaupré , voye\Clamp.

COUSSIN, en termes d’Argenteur , estun sac de cuir rempli de fable, fur lequel onlie les piés des chandeliers, ou autres piecesqu’on veut ciseler.

COUSSIN , en termes de Batteur-d’or ,est une planche fourrée de bourre , & re-couverte de peau , pour couper l’or quandles lames ont acquis une certaine grandeur:ce qui fe fait en répandant fur ce coujsn dubrun de plâtre pulvérisé , pour donner dujeu à l’or & prise au roseau.

COUSSINET , subst. m. en Architec-ture, , est selon Vitruve , un oreiller ou ba-lustse , â quoi ressemblent les parties laté-rales du chapiteau ionique antique , & dontles côtés font dissemblables. Voye^ Cha-piteau.

On appelle aussi coussinet , la pierre quicouronne un pié-droit, & dont le lit dedessous est de niveau , S c celui de dessus in-cliné pour recevoir le premier voussoir oula retombée de l’arc d’une voûte. {PJ

Coussinet , voye\ Chevet.

Coussinet a Mousquetaire ;{yirt. milit.) étoit un coussinet que le soldatportoit autrefois fous la bandoulière , àl’endroit où fe pofoit le mousquet. {Q)

COUSSINET, en terme d’Argenteur , estune efpece d’oreíller couvert de bafanne ,sur lequel on met l’argent pour le couperplus aisément.

COUSSINET , en termes de Bottier , estun petit sac plein de crins & piqué, qui femet dans genouillieres des bottes, pour erti-

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