Band 
Tome neuvième.
Seite
804
JPEG-Download
 

804 COU

pêcher les incommodités qu’elles peuventcauser.

. COUSSINET, terme de Bourrelier , c’estune partie du harnois des chevaux de car-roslè , composée de deux petits couffinsde toile, garnie de bourre & de crin, àrecouverte d’une grande plaque de cuirà peu-près quarrée. Le coujjìnet pose surle garrot du cheval. L’usage dn coussinet estde soutenir par deux bandes de cuir Panneaude fer en forme de boucle ,. où aboutissentles reculemens, le poitrail & les traits ; &par deux autres bandes appellées montans ,de soutenir le poitrail , & unpêcher qu’iíne baisse trop & n’embarrasle le cheval dansfa marche.

Le coussinet sert auíïï à assujettir le sur-dos • & ainst à contenir toutes les parties duharnois.

Coussinet,(CW' re«r.)rou!eau de paillenattée , que ces ouvriers attachent fous lespiés de leurs échelles, pour les empêcher deglisser ; ces échelles en font appellées échel-les à coussinet.

Coussinet , ( Doreur. J Le coussinetdes doreurs est un morceau de bois bienuni, fur leqtisi est posé un lit de crin , oude bourre, ou de feutre , & par-dessus unepeau de mouton ou de veau , bien tendue& attachée avec de petits clous. Ce cous-sinet est entouré de deux côtés d’un mor-ceau de parchemin de stx doigts de haut,pour empêcher que le vent ne jette à terrel’or qu’on met dessus.

Coussinet , en termes de Gravure en.Taille-douce , c’est une espece de petitcoussin que l’on fait de peau , rempli de sa-blon d’Etampes ; il doit avoir six à septpouces de diamètre, & deux à trois poucesd’épaiíseur. II sert pour poser la planche decuivre , & lui donner tous les mouvemensnécessaires.

Coussinet, ( Aflron. j pieces de mé-tal de timbre qui supportent les axes d’unelunette méridienne, ou d’un instrument despassages. ( M. de la Lande. )

Coussinets , ( d la Monnoie.) fontles lames ou bandes d’acier , fur lesquellesfont gravés en creux les moites de légendede la tranche. Voye\ MARQUE sUR TRAN*CHe.

COUSU, part. ( Maréch. ) se dit d’un

COU

cheval fort maigre. On dit qu’/7 a tes flanc»cousus , pour dire qu’ily a si peu d épaisseurd’un flanc à l’autre , qu’il semble qu’ils sonscousus ensemble.

On dit qu 'un homme efl cousu dans Ictfïlle, pour signifier qu’il est si ferme à cheval,qu’il en branle si peu , qu’il semble y êtreattaché. (U)

§ COUSU, UE,adj. ( terme de Blasonsse dit d’un chef de métal sur un champ demétal, ou d’un chef de couleur sur un champde couleur.

Les chefs cousus de couleur sur couleursontfréquens; pour ceux de métalfur métal tils font plus rares.

COUT, f. m. ( Jurlfpr. ) d’un acte engénéral , est ce que l’on paie à f officier pu-blic pour son salaire de l’acte.

COUT d’un arrêt, sentence y ou autrejugement , sont les frais que l’on est obligede payer pour obtenir un arrêt & pour lelever : tels que les vacations, épices & autresdroits.

Coûts( loyaux.) V.aumot Loyaux

COUTS {A)

COUTANCES , ( Gedg. mod. ) villeconsidérable de France en basse Norman-die , capitale du Cotentin , près de la mer.Long. i6d. z z'. L latit. f. ^o",

* COUTEAU , f. m. ( Gram. ) instru-ment tranchant d’acier , que les couteliersfabriquent particulièrement ; ce qui les afait nommer couteliers. 11 y en a un si grandnombre de différentes sortes , & ils font àl’usage de tant d’artiftes, qu’il est impossibled’en faire une énumération exacte. Nousallons faire mention des principaux : ontrouvera la description & l’usage des autresarticles auxquels on les employé ; & la ma-niéré de faire \e couteau ordinaire de pocheou de table , à l’article Coutelier , Voye\l’article COUTELIER.

Couteau , ( Hift. anc. ) dans les sacri-fices des anciens, instrument pointu outranchant, fans pointe, dont les victimairesse servoient pour égorger ou dépouiller lesvictimes. Ilsenavoientde plusieurs especes.Le plus connu est le secespita , glaive aigu& tranchant,qu’ils plongeoient dans la gorge,des animaux , & dont la figure , suivant ladescription de Festus, approchoit de celled’un poignard. La seconde espece étoit le