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Tome quatorzième.
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tard que le xo mars. La septuagésime nepeur être plutôt que le 18 janvier dans lesannées communes , Sc que le 19 dans lesbissextiles ; Sc elle ne peut être plus tard quele 11 février dans les années communes , &que le zz dans les billexdles.

Il y a dans l'année un autre jour mobilequi ne dépend point de la fête de pâque ,c'cstle premier dimanche de savent. Il doity avoir quatre dimanches de savent avantnoël ; ainsi quand la lettre dominicale estB , Sc que par conséquent noël tombe undimanche ( car B est la lettre du z y décem-bre ) , le quatrième dimanche de saventdoit être le dimanche d’auparavant : alorsle premier dimanche de savent tombe le17 novembre , c’est le plutôt qu’il puissearriver. Au contraire quand la lettre domi-nicale est A , & que par conséquent noëltombe un lundi, le dimanche précédentest le quatrième dimanche de savent : alorsle premier dimanche tombe le 3 décembre :c’est le plus tard qu’il puisse tomber.

Il y a encore des fêtes qui n’étant pas mo-biles par elles-mêmes, le deviennent par lescirconstances. Par exemple, l’annonciation,qui est le z y mars, quand elle tombe dansla quinzaine de pâque, fe remet après laquinzaine , le lendemain de quasimodo ;ce qui arrive toutes les fors que pâque tombeau-dessus du z avril.

Les anciens computistes, pour trouverles fêtes mobiles , fe íervoient de certainschiffres qu ils appelloient claves terminorum( Voyei Terme Pascal ; , Sc que les mo-dernes ont appelles clés des fêtes mobiles , Onpeut voir f u sage de ces chiffres dans l ‘art devérifier les dates , page xlij de la préface. Ilsíont aujourd’hui devenus inutiles , ou dumoins on ne s’en sert plus. Pour les avoir,on ajoute 19 au chiffre de l’année précé-dente ; & si la somme surpasse 3 9 jours ,on ote 30 : ainsi le cycle de ces clés est dedix-neuf ans. Elles font marquées pour cha-que annee dans 1 art de vérifier les dates ,jusqu en iy8z , année de la réformationdu calendrier.

On pourroit aussi mettre parmi les fêtesmobiles les quatre-temps , qui tombent lepremier mercredi après les cendres, le pre-mier après la pentecôte, le premier après le14 septembre , & le premier après le 13

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décembre ( Voye^ Quatre-temps J : maiscette dénomination de fêtes mobiles n’estpoint en usage pour les quatre-temps. (O)Fête-Dieu , ( Tkéol. ) fête très-lolem-nelle instituée pour rendre un culte particu-lier à Jesus-Christ dans le sacrement de l’eu-charistie. L’église a toujours célébré la mé-moire de l’institution de ce sacrement lejeudi de la semaine-sainte , qui en est commel’anniversaire ; mais parce que les longs offi-ces & les cérémonies lugubres de cette se-maine ne lui permettent pas d’honorer cemystère avec toute la folemnité requise, ellea jugé à propos d’en établir une fête parti-culière le jeudi d’après l’octave de la pente-côte, c’est-à-dire après le dimanche de latrinité. Ce fut le pape Urbain IV, fran-çois de nation , né au diocèse de Troyes,qui institua cette folemnité par toute l’églilefan IZ64; car elle l’étoit déja auparavantdans celle de Liege , dont Urbain avoir étéarchidiacre avant que d’être élevé au sou-verain pontificat. Il fit composer pour cettefête , par saint Thomas d’Aquin , un officequi est très-beau , Sc très-propre à inspirerla piété. Les vues de ce pape n’eurent pasd’abord tout le succès qu’il en attendoit,parce quel’Italie étoit alors violemment agi-tée par les factions des Guelphes Sc des Gi-belins ; mais au concile général de Vienne ,tenu en 1411 fous le pape Clément V, enprésence des rois de France, d’Angleterre Scd’Arragon , la bulle d’Urbain IV fut confir-mée , & l’on en ordonna l’exécution partoute l’église. L’an 1316, le pape JeanXXII y ajouta une octave pour en augmenterla folemnité, avec ordre de porter publi-quement le S. Sacrement en procession ; cequi s’exécute ordinairement avec beaucoupde pompe Sc de décence , les rues étanttapissées Sc jonchées de fleurs, le clergé enbel ordre , Sc revêtu des plus riches orne-mens ; le saint Sacrement est porté sous undais , Sc d'efpace en espace dans les rues Scles places publiques font des chapelles ou re-posoirs fort ornés, où l’on fait une stationque le célébrant termine par la bénédictiondu saint Sacrement : on la donne aussi tousles jours à la grand’-meíse Sc le soir au salutpendant soctave. Dans la plupart des dio-cèses de France il y a pendant cette même, octave des prédications, pour entretenir la