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Ils te revêtoient d’ornemens sacerdotaux ,mais tous déchirés, s’ils en trouvoient, Sctournés à l’envers. Ils tenoient des livres àrebours, où ils faisoient semblant de lireavec des lunettes qui avoient de l’écorced’orange pour verre. Ils ne chantoient nihymnes, nipseaumes, nimestesàl’ordinaire;mais tantôt ils marmotoient certains motsconfus, & tantôt ils pouííoient des cris avecdes contorsions qui faisoient horreur aux per-sonnes sensées. Thiers, traité des jeux. Voye ^Fête des Fous.
On a conservé dans quelques cathédrales& collégiales, l’uíàge de faire officier ce jour-là les enfans-de-chœur, c’est-à-dire de leurfaire porter chape à la meíle & à vêpres, Scde leur donner place dans les hautes stalles ,pour honorer la mémoire des enfuis égorgéspar l’ordre d’Hérode. C’esi une pratiquepieuse qui n’étant accompagnée d’aucuneindécence, ne se restent en rien de la masca-rade contre laquelle Naudé s’est élevé si jus-tement , Sc encore moins de l’ancienne fêtedes fous. (G)
Fêtes , ( furifp. ) on ne peut faire aucunexploit les jours de fête Sc dimanche, nirendre aucune ordonnance de justice, sice n’est dans les cas qui requièrent célérité.Voy. Ajournement & Exploit.
Le conseil du roi s’astemble les jours defêtes Sc dimanches comme les autres jours,attendu l’importance des matières qui y fontportées.
C’est au juge laïque Sc non à l’official, àconnoître de Finobservation des fêtes com-mandéespar l’église , contre ceux qui les onttransgrestees en travaillant à des œuvres ser-viles un jour férié. Voycq Fevret en son traitéde P abus , liv. IV, ch. viij , n ° .q.
Fêtes de Palais , sont certains joursfériés ou de vacations, auxquels les tribu-naux réouvrent point. On peut néanmoinsces jours-là faire tous exploits, ces jours defêtes n’étant point chommés. (A)
Fête de Village : le droit de l’annoncerpar un cri public, est un droit seigneurial.Voyei ce qui en a été dit ci-devant au motCri de laFete. (A)
Fête, ( Beaux-Arts. ) solemnité ou ré-jouissance , Sc quelquefois l’une & l’autre ,établie ou par la religion, ou parl’ufage ,ou occasionnée par quelque événement extra-
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ordinaire , qui intéreste un état, une pro-vince , une ville, un peuple, &c.
Cet mot a été nécessùre à toutes les na-tions: elles ont toutes eu des fêtes. On litdans tous les historiens, que les juifs, lespaïens, les Turcs, les Chinois ont eu leurslolemnités & leurs réjouissances publiques.Les uiis dérivent ce mot de l’hébreu itwk ,qui signifie feu de Dieu ; les autres pensentqu’il vient du mot latin feriari : quelquesíavans ont écrit qu’il tiroir son origine dugrec W*, qui veut dire foyer, Scc.
Toutes ces étymologies paroistent inutiles :elles indiquent seulement l’antiquité de lachose que notre mot fête nous désigne.
Nous passerons rapidement fur les fêtesde solemnité Sc deréjouistance des juifs, despaïens, & de l’église. Il y en a qui furentétablies par les loix politiques, telles quecelles qu’on célébroit en Grece. Celles desjuifs émanoient toutes de la loi de Moyíe ;& les réjouissances ou íblemnités des Ro-mains , tenoient également à la religion Scà la politique.
On les connoîtra successivement dansl’Encyclopédie, si on veut bien les chercherá leurs articles. Voye i Bacchanales , Sa-turnales, Tabernacles, &c. Scies arti-cles précédens.
Il ne fera point question non plus des fêtesde notre sainte religion, dont les plus consi-dérables font ou seront aussi détaillées fousles mots qui les désignent. On se borne ici àfaire connoître quelques-unes de ces magni-fiques réjouissances qui ont honoré en dissé-rens temps les états, les princes, les particu-liers même, à qui les arts ont servi à mani-fester leur goût, leur richesse, & leur génie.
Les bornes qui me font prescrites m'em-pêcheront aussi de parler des fêtes des siéclestrop reculés: les triomphes d’Alexandre, lesentrées des conquérants, les superbes retoursdes vainqueurs romains dans la capitale dumonde, font répandus dans toutes nos an-ciennes histoires. Je ne m’attache ici qti’àrastembler quelques détails , qui forment untableau historique des ressources ingénieuses,de nos arts dans les occasions éclatantes. Lesexemples frappent l’imagination Sc lechauf-fent. On peint les actions des grands hom- ,mes aux jeunes héros, pour les animer à léséégaler j il faut de câêiae retracer aux jeunes