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Tome quatorzième.
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boutique de Zcsgu Sc la Frenayt , Sc tiralui-même une loterie qui, en terminant lafìte , surpafla toute la magnificence qu’eîleayoit étalée jusqu’à ce moment, en faisantvoir l’élégance , la quantité & la richesse desbijoux qui furent donnés par le fort à toutela cour, Sc à toute la fuite qu’elle avoir atti-rée à Villers-Coterets.

, Lette loterie , la plus fidelle qu'on ait ja-mais tirée , occupa Sa Majesté jusqu à prèsde neuf heures du soir. Alors le roi paífa furle parquet de la salle "du bal , située áu mi-lieu de la foiré , & se pliça dans an fauteuilvers le théâtre dé la comédie italienne : lesprinces fè rangerent auprès dé Sa Majesté.Les banquettes couvertes de velours cra-moisi , qui entouroient cette salle, fervoiejitde barrière aux spectateurs. La symphonieplàcée fur l’amphithéatre, commença le di-vertissement par une ritournelle. La Juliereprésentant Terpsicore , accompagnée dejPecourc , compositeur de toutes les dansesgracieuses Sc 'variées exécutées à Viflers-Còterets ; Sc de Mouret , qui avoit com-posé tous les airs de ces danses, chanta unrécit au roi.

Après ce récit la fuite de Terpsicore.semontra digne d’être amenée par une muse.Deux tambourins basques se mirent à la têtede la danse ; un tambourin provençal serangea au fond de la salle, Sc on commençaun petit ballet, sans chant, très-diversifiépar les pas Sc les caractères, qui fut exécutépar les meilleurs danseurs de l’opéra.

Dès que la danse cessa , on entendit toutd un coup un magnifique chœur en accla-mations , mêlé de fanfares, Sc chanté partous les acteurs Sc actrices masqués, placésfur les deux amphithéâtres Sc les deux gale-ries qui les accompagnoient ; ce qui causaune surprise très-agréable.

Après ce choeur le roi alla souper, Sc lesmasques s'emparerent de la salle du bal. En-suite on distribua à ceux qui se trouvoientalors dans la foire , tout ce qui étoit restédans les boutiques des marchands , quiétoient si abondamment fournies , qu’aprèsque toute la cour fut satisfaite , il s*en trouvaencore une assez grande quantité pour con-tenter rous les curieux.

V Ce séroìt ici le lieu de parler de la/à daChantilly', donnée dan» le niême temps ; 'Sc

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de celle donnée à Saint-Cloud par S. A. S.Mgr. le duc d'Orléans pour la naissance dcMonseigneur le duc de Bourgogne ; maison en trouvera un précis a fiez détaillé dansquelques autres arucles. Voye^ Sacre desRois de France , Illumination , Feud'Artifice , ùc .

O11 terminera donc celui-Ci, déja peut-être trop Jong , par le récit dune fête d ungenre aussi neuf qu’élégant , dont on n'aparlé dans aucun des mémoires du temps ,qui mérite à tous égards d'être mieux con-nue ,'Sc qui rappellera à la cour de Francele souvenir dune aimable princesse , qui enétoit adorée.

On doit pressentir à ce peu de mots, quel’on veut parler de S. A. S. mademoiselle de-Clermont, sur-intendante de la maison'de lareine. Ce fut elle en effet, qui donna à S. M.cette marque publique de l’attachement ten-dre Sc respectueux qu’elle inspirait à tous ceuxqui avòient le bonheur de Rapprocher. Cetteprincesse , douée des dons les plus rares, Scles mieux faits pour être bientôt démêlés,malgré la douceur modeste qui, en s’effor-çant de les cacher , sembloit encore les em-bellir , fit préparer en secret le spectacle élé-gant dont elle vouloir surprendre la reine.Ainsi le soir du 12 juillet 1719 , en se prome-nant avec elle sur la terrasse du château deVersailles, elle Rengagea à descendre auxflambeaux jusqu’au labyrinthe.

L'entrée de ce boià charmant íe trouvatout-à-coup éclairée par une illuminationingénieuse , Sc dont les lumières qui la for-moient, étoient cachées par des tranfparensde feuillées.

Esope Sc l’ Amour font les deux statuesqu’on voit aux deux côtés de la grille. Dèsque la reine parut, une symphonie harmo-nieuse íe fit entendre ; Sc l’on vit tout-à-coupla fée des plaisirs champêtres, qui en étoitsuivie. Elle adressa les chants les plus douxà la reine , en la pressant de goûter quelquesmomens les innocens plaisirs qu’elle allriitlui offrir. Les vers qu’elle ohantoit, étoientdes louanges délicates , mais fans flatterie ;ils avoient été dictés par le cœur de made-moiselle de Clermont : cette princesse neflatta jamais, & mérita de n’être jamaisfiattée.

L'a fée , après son récit, toucha de sa ba-guette les deux statuer dont on a parlé. Au