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premiers. Les corps qui íe raréfient le plus 1vîte par la présence du feu , sont aussi ceuxqui se condensent le plus vîte dès que 1 c feucestq d’agir. Les fluides, ainsi que les soli-des , se dilatent par le feu , &c se conden-sent par le froid.
Le fluide qui se dilate le plus 5 c le pluspromptement, est l’air ; ensuite l'esprit-de-vin , l’huile de pétrole, celle de térében-thine , celle de navet, le vinaigre distillé,l'eau douce , l’eau salée , l’eau-forte , l'huilede vitriol, l’esprit-de-nitre , le vif-argent.C’est sur la dilatation des fluides par le feu ,qu est fondée la construction des thermomè-tres. Voye[ THERMOMETRE.
Il résulte de ces diftérens faits, que lescorps doivent se raréfier de plus en plus auxapproches de Tété , 6 c se condenser à cellesde l’hiver ; que les corps doivent se dilaterdavantage dans les pays plus chauds ( c’estpour cela que le pendule d’un horloge sedilate davantage sous l’équateur que près despôles ) ; qu’ensin les corps doivent se dilaterle jour , 6 c se condenser la nuit.
• Au reste il y a des corps solides que lefeu condense au lieu de les dilater, com-me les bois, les os, les membranes, lescordes à boyau, &c.
Un verre épais 6 c vuide que l'on appro-che subitement du feu , se caste 6 c éclateen pieces, parce que la facilité du verre àêtre dilaté, par le feu , fait que les partiesextérieures font d’abord violemment dila-tées à l’approche du feu , tandis que lesparties extérieures ne le font pas encore , cequi cause la séparation de ces parties. Aucontraire quand le verre est mince, il ne íecasse pas, parce que la dilatation se fait enmême temps à l’intérieur 6 c à l'extérieur.
De Vaugmentation du poids des corps parle feu. L t feu en s’introduifant dans les corps,augmente leur poids ; c’est ce que M. Muffchenbroek prouve , art. 954-957 de fi sEssais de physique, par différentes expé-riences ; on sent combien elles font aisées àfaire , puisqu’il ne s’agit que de peser uncorps avant qu’il soit pénétré par le feu , &immédiatement après qu’il l’a été. Nous yrenvoyons donc, 6 c nous avertirons seule-ment que quand même on trouveroit danscertains cas un corps moins pesant âpresqu’il a été expose au feu , qu’après qu’il a
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été refroidi, ou avant qu’st y fût expoíe, itne faudroit pas se flatter d’en rien conclurecontre le principe général que nous avançonsici. Car les corps se dilatent par le feu ; Scpar conséquent par les loix de l’hydraustati-que , ils doivent perdre dans l’air une plusgrande partie de leur poids , que quand ilsne font pas dilatés. Si donc ce surplus qu’ilsperdent de leur poids est plus grand que lepoids que le feu leur ajoute , ils paroîtrontmoins pesans, quoiqu’en effet ils le soientdavantage. Mais si on fait l’expérience dansle vuide , alors l’augmentation du poids patlc feu fera sensible.
Conséquences fur la matière du feu , tiréesdes faits précédens. M. Mustchenbroek con-clut de-là avec M. Lemery & plusieurs au-tres ( Voye[ Chaleur ), que le feu estun corps particulier qui s’intìnue dans lesautres ; que ce corps est pelant, qu’il estimpénétrable, puiíqu il est réfléchi par lemiroir ardent ; que ses parties font très-fub-tiles, par conséquent fort solides 6c fortporeuses ; quelles font fort lisses & à res-sort ; qu’enfin elles peuvent être ou muesavec beaucoup de rapidité ( mouvement né-cessaire pour produire la chaleur ), ou enrepos dans les pores des corps , comme dansceux de la chaux. Nous pastons légèrementfur ces conclusions conjecturales.
Il n’y a , dit Boerhaave, aucune expé-rience par laquelle on a prouvé que 1 1 feu eûtchangé d’autres corps en véritable feu , quoi-que ces corps fassent la nourriture même dufeu. Si donc \efiu n’t st pas en état de produiredu feu de quelqu’autre matière étrangère ,il ne se trouvera non plus aucune matièrequi puisse le produire ; car il n’y a en esterque 1 efeu qui ait la vertu de produire du feu.Mais tout le feu est-il donc d’une feule 6cmême matière, ou y en a-t-il de diversessortes î nous l’ignorons. Si les écoulcmensélectriques ne font que du feu, il y a ,scion M. Mustchenbroek, différentes for-tes de feu.
Il est difficile, selon quelques philosophes ,de penser que le feu ne soit autre chose quedu mouvement, puisque le mouvement seperd cn se communiquant, & que le feu' s’augmente au contraire à mesure qu’il íècommunique. Cette preuve ne nous paroîtj pas fans répliqué ; car 1 °. le mouvement